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Colloque international : « La démocratie à l’épreuve de l’autoritarisme » / « Democracy and Authoritarianism : Rethinking the Boundary »

16 novembre 2017 - 17 novembre 2017, ENS de Lyon, site Ferdinand Buisson (IFé), salle D8 006

Call for Papers : « Democracy and Authoritarianism : Rethinking the Boundary » (English version)

Comité d’organisation

Pascal Bonnard, Dorota Dakowska, Boris Gobille (avec l’appui de Marie Laure Geoffray).

Comité Scientifique

Ulas Bayraktar (Université de Mersin), Timm Beichelt (Europa-Universität Viadrina), Mounia Bennani-Chraïbi (Université de Lausanne), Emmanuelle Boulineau (ENS de Lyon), Assia Boutaleb (Université de Tours), Dorota Dakowska (Université Lyon II), David Garibay (Université Lyon II), Marie Laure Geoffray (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3), Boris Gobille (ENS de Lyon), Camille Goirand (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3), Gilles Massardier (CIRAD), Georges Mink (CNRS), Cécile Robert (IEP de Lyon), Antoine Roger (IEP de Bordeaux), Frédric Vairel (Université d’Ottawa), Marie Vogel (ENS de Lyon), Claire Visier (Université Rennes 1).

Coordination administrative et inscriptions

Lydie Kowet (lydie.kowet@ens-lyon.fr)

Institutions partenaires

Triangle (UMR 5206), ENS de Lyon, Université de Lyon II, Institut Universitaire de France, Université Jean Monnet, IHEAL-Sorbonne Nouvelle Paris 3.

Programme

Programme PDF

Jeudi 16 novembre 2017

10h-10h30 : Accueil – café

10h30-12h30
Panel 1 : Identifier et qualifier les régimes démocratiques et autoritaires : luttes de classement

  • Maria Bigday (University of Strasbourg) et Yauheni Kryzhanouski (EHESS / University of Strasbourg), « The international making of democracy and authoritarianism : Council of Europe, Azerbaijan and Belarus »
  • Quentin Deforge (Université Paris-Dauphine), « À la recherche des “standards” d’un “bon parlement démocratique” : les experts transnationaux du politique entre professionnalisation et normalisation »
  • Oisin Tansey (Kings College London), « Defining the End of Democracy : International Organisations and Unconstitutional Changes of Government »

Discussion : Dorota Dakowska (Université Lyon 2) et Gilles Massardier (CIRAD)

12h30-14h : Pause déjeuner

14h-16h
Panel 2 : Circulations transnationales des dispositifs « démocratiques » et « autoritaires » (1) : promouvoir les pratiques autoritaires

  • Clémentine Fauconnier (EHESS), « Circulations et appropriations de pratiques démocratiques en situation autoritaire : des “technologies politiques” pour administrer la démocratie ? »
  • Anastassia V. Obydenkova (Higher School of Economics Moscow / Princeton University), « Evaluating outcomes of international dimension of regime transition : Unpacking Causal Mechanisms of Autocracy Diffusion »
  • Adrien Fauve (CNRS), « Les courtiers de l’autoritarisme : élites transnationales et production de la légitimé. Les cas de l’Azerbaïdjan et du Kazakhstan »

Discussion : Claire Visier (Université de Rennes 1) et Pascal Bonnard (Université Jean Monnet)

16h-16h30 : Pause café

16h30-18h30
Panel 3 : Circulations transnationales des dispositifs « démocratiques » et « autoritaires » (2) : standardiser les usages démocratiques

  • Marielle Debos (Université Paris Nanterre / ISP), « “Vendre” la biométrie électorale : experts, industriels et entrepreneurs politiques au Tchad »
  • Geneviève Lessard (Université d’Ottawa), « (Ré)interroger le rôle des droits humains en démocratie : le cas des arrêts de la Cour interaméricaine des droits de l’homme en Colombie »
  • Paulina Pospieszna (Adam Mickiewicz University, Poznan), « Democracy Assistance through Supporting Youth »

Discussion : Marie-Laure Geoffray (Université Sorbonne Nouvelle / IHEAL) et David Garibay (Université Lyon 2)

Vendredi 17 novembre 2017

9h-11h
Panel 4 : Les registres de légitimation du pouvoir (1) : Pratiques discursives

  • Gilles Favarel (CNRS / Sciences Po-CERI) et Elise Massicard (CNRS / Sciences Po-CERI), « Usages de la société civile et maintien de l’ordre autoritaire en Russie et en Turquie »
  • Stéphanie Bacher (Université d’Ottawa) et Djamel Chikh (Université d’Ottawa), « Légitimation discursive de pratiques autoritaires à l’endroit des ONG en Algérie et au Venezuela »
  • Frédéric Zalewski (Université Paris Nanterre), « Usages concurrentiels du référent démocratique dans la Pologne du PiS »

Discussion : Cécile Robert (IEP de Lyon) et Georges Mink (Collège d’Europe)

11h-11h30 : Pause café

11h30-13h
Panel 5 : Les registres de légitimation du pouvoir (2) : Dispositifs d’administration et d’organisation de la démocratie

  • Tatyana Shukan (Sciences Po-CERI), « Démocratie et action collective, peuvent-elles servir un régime contraignant ? Mobilisations en “miroir” des mouvements de jeunes contestataires et pro-pouvoir en Russie »
  • Myriam Aït-Aoudia (Sciences Po Bordeaux / Centre Émile Durkheim), « Caractériser un régime par son degré de pluralisme ? Algérie, 1992-2016 »
  • Anaïs Marin (Collegium Civitas, Warsaw), « External regime-legitimation in authoritarian contexts : the case of Russia’s “zombie” election observers in post-Soviet Eurasia »
  • Ulas Bayraktar (Université de Mersin), « Local Politics in Turkey : An Authoritarian Presidential System in the Guise of Democratic Decentralization » [participation empêchée par le gouvernement turc]

Discussion : Boris Gobille (ENS de Lyon) et Jérôme Heurtaux (IRMC)

13h-14h30 : Pause déjeuner

14h30-16h30
Panel 6 : Les registres de légitimation du pouvoir (3) : La participation politique

  • Shi Chunyu (EHESS / Zhejiang Gongshang University) et Émilie Frenkiel (Université Paris Est Créteil), « Comment définir le régime politique chinois ? Leçons tirées de la littérature et de l’étude empirique des expérimentations démocratiques locales »
  • Sahar Aurore Saiednia (EHESS / IRIS), « “Un citoyen responsable, une ville responsable” . La participation, un nouveau mot d’ordre de la République islamique ? »
  • Amin Allal (CNRS / IRMC Tunis) et Guillaume Gourgues (Université de Franche-Comté), « La participation publique peut-elle légitimer l’autoritarisme ? Les dispositifs participatifs et la question des régimes politiques »

Discussion : Assia Boutaleb (Université François Rabelais) et Camille Goirand (Université Sorbonne Nouvelle / IHEAL)

Appel

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Depuis les années 1960, les catégories de démocratie et autoritarisme n’ont cessé d’être interrogées. Les travaux de Juan J. Linz ont insisté sur la multiplicité des formes de régimes autoritaires, prenant en compte des variables telles qu’un pluralisme limité et l’absence de mobilisations collectives (Linz, 2000). La fin de la guerre froide, la « troisième vague de démocratisation » et ses désenchantements successifs ont remis en question l’utilité des typologies qui avaient prévalu jusqu’alors, avec de nouveaux travaux sur le phénomène de « l’autoritarisme électoral » (Schedler 2006 ; 2013). Occupant une zone grise entre régimes autoritaire et démocratique, s’appuyant sur des éléments de légitimation électorale, ces régimes « hybrides » seraient en voie d’expansion (Diamond, 2002 ; Schedler, 2002). Ces constats ont produit de nouvelles typologies, avec la profusion de termes comme « démocratie électorale », « semi-démocratie », « autoritarisme compétitif », etc. (Özbudun, 2011 ; 2015).

Nonobstant la contribution de ces travaux à remettre en question les cadres classiques de l’analyse politique comparée, leur approche taxinomique se heurte à des limites. Ces typologies peinent à saisir des régimes dont la stabilisation tient à l’habileté de leurs dirigeants à jouer sur différents registres de légitimation, voire à mettre en avant certains dispositifs de représentation et de participation pour mieux justifier leurs pratiques autoritaires. Prenant acte des rapprochements graduels – tout comme des distinctions persistantes – entre les situations et « régimes partiels » autoritaires et démocratiques, des chercheurs les ont approchés à travers la recomposition des rapports politics/policies (Camau, Massardier, 2009).
Ce colloque vise à réinterroger la frontière démocratie/ autoritarisme à travers leurs rapprochements et emprunts mutuels. Sans chercher à classifier un type de régime de manière définitive, nous nous intéresserons aux usages politiques des éléments associés à un régime démocratique ou autoritaire mais aussi à la circulation transnationale de ces dispositifs, de manière attentive au contexte.

En matière de circulation de modèles, l’approche transitologique a produit de nombreux ouvrages consacrés aux stratégies internationales de soutien aux réformes et à la « dimension extérieure de la démocratisation » (Whitehead, 1996). Privilégiant une approche évaluative, voire téléologique, cette vaste littérature sur la « transition » voire la « consolidation démocratique » comporte un certain nombre de points aveugles et a fait l’objet de sévères critiques (Guilhot, Schmitter, 2000 ; Dobry, 2000 ; Wedel, 2001).

La redécouverte du phénomène de « promotion de l’autoritarisme » n’a pas forcément signifié de changement de paradigme pour autant. Les stratégies pro-démocratiques et pro-autoritaires ont été étudiées de manière parallèle, en étant considérées comme antinomiques et distinctes (Vanderhill, 2014 ; Obydenkova, Libman, 2015). Peu interrogé, le lien entre les deux n’a pour l’essentiel été saisi qu’à travers la circulation de savoirs de gouvernement autoritaire (Heydemann, Leenders, 2011) ou à travers les « effets inattendus » de ces stratégies (Börzel, 2015). Proposant de dépasser l’idée selon laquelle les régimes démocratiques contribuent forcément au renforcement de la démocratie à l’étranger, alors que des régimes autoritaires ne s’inspirent que de leurs semblables, nous proposons d’affiner ici leur relation. Cela suppose de se pencher d’une part sur les dynamiques de circulation transnationale de savoirs de gouvernement entre différents types de régime et, d’autre part, sur les professionnels qui qualifient et nomment les régimes, les défendent ou les pourfendent, notamment à l’international. Il s’agit, dès lors, d’analyser les acteurs, les modalités et les contenus de la promotion de pratiques démocratiques ou autoritaires ainsi que les effets et les impensés de ces entreprises. Plusieurs axes de réflexion sont ainsi proposés.

1. Identifier et qualifier les régimes démocratiques et autoritaires : luttes de classement

Si la promotion de la démocratie est devenue un marché professionnel majeur depuis la guerre froide (Guilhot, 2005), elle a connu son apogée dans les années 1990. Cette entreprise s’inscrit dans des dynamiques plus larges d’ingénierie politique et sociale à l’échelle internationale (en matière de gestion et résolution des conflits, de réforme de l’État et de défense des droits humains). Elle s’accompagne d’évaluations et de classements des régimes et des pratiques par des « agences de notation » politique (ONG spécialisées, organismes parapublics, think tanks). Les évaluateurs de la démocratie, qui en sont en même temps des promoteurs, seront étudiés dans cet axe. L’expansion et la professionnalisation du marché d’indicateurs et de classements du degré de démocratie tout comme l’émergence d’une expertise spécialisée dans l’observation des élections méritent d’être analysées dans ce contexte. Il s’agit ainsi d’étudier les différents professionnels de ces opérations de qualification, avec une attention particulière portée aux luttes symboliques et politiques ainsi qu’aux enjeux de ces classements.

2. Circulations transnationales des dispositifs « démocratiques » et « autoritaires »

Une manière d’interroger à nouveaux frais l’opposition entre démocratie et autoritarisme consiste à se pencher de plus près sur la circulation transnationale de dispositifs et pratiques de régulation politique. Plusieurs études ont éclairé les ressorts de propagation de recettes de mobilisation pacifique et antiautoritaire via, par exemple, la vague des « révolutions de couleur » (O’Beachàin & Polese ; 2010 ; Petric, 2012). Les fondations issues des pays occidentaux ont contribué à la légitimation des élites réformatrices (Dakowska, 2014 ; Guilhot, 2005), relayées par des ONG et think tanks locaux (Anguelova-Lavergne, 2012, Bigday, 2017). La question se pose de la manière dont cette assistance et ses modalités techniques sont susceptibles d’être reproduites ou subverties. Des démocraties récentes peuvent ainsi, à leur tour, se lancer dans des activités internationales de conseil en mettant en avant leur expérience du « totalitarisme » ou leur caractère post-autoritaire comme autant de gages de leur savoir-faire spécifique (Pospieszna, 2014). De même, des « démocraties électorales » ou des régimes autoritaires peuvent développer des stratégies d’autopromotion en empruntant aux logiques de mobilisation, à des formes organisationnelles ou à des stratégies de communication pratiquées dans des démocraties établies (en établissant des ONG, des think tanks, en s’appuyant sur des mouvements « civiques », etc.) (Bank & Edel, 2015), en puisant dans ce que certains experts ont qualifié de « boîte à outils antidémocratique » (Walker, 2016, p. 51). Si la dimension extérieure y tient une place particulière, la circulation transnationale des professionnels et des dispositifs ainsi que le contenu des pratiques promues pourraient être creusés.

3. Les registres de légitimation du pouvoir

Cet axe souhaite se pencher sur les registres de légitimation mobilisés par les détenteurs du pouvoir (autour, par exemple, de la lutte contre des ennemis extérieurs ou intérieurs, de la défense de l’intégrité territoriale ou encore, du principe d’autodétermination des peuples) (Schatz, 2009). Une attention particulière sera portée à la production discursive et idéologique ainsi qu’à la mobilisation de symboles et passés (autoritaires). Ces usages peuvent être auto-légitimants (revaloriser la figure d’un « père de la nation ») mais aussi délégitimants (fustiger l’opposition politique dans son ensemble comme des héritiers de l’ancien régime par exemple). L’analyse vise à saisir, de manière comparée, la façon dont des gouvernants (ou des prétendants au pouvoir) font appel aux notions de nation, patrie, valeurs traditionnelles, dont ils fustigent les prétendues « dérives » de la démocratie libérale voire appellent à des formes « non libérales » de la démocratie. Il conviendrait aussi de confronter ces discours et dispositifs de légitimation aux usages qui en sont faits. Ces tentatives hybrides de légitimer le pouvoir en place par le recours parallèle à des pratiques démocratiques (élections ; mécanismes de participation, même encadrée, cf. Allal, 2016) et à des constructions idéologiques autoritaires se retrouvent dans différents contextes, qu’il s’agisse des pays du Maghreb, de la Turquie, des pays d’Amérique latine ou d’Europe centrale.

Ces trois axes constituent des orientations de réflexion et ne sont nullement exclusifs. Nous attendons des propositions basées sur des recherches empiriques originales et théoriquement fondées, dont l’inscription dans les sciences sociales sera expliquée (science politique sociologie, anthropologie…). Les propositions de communication, en français ou en anglais (800 mots maximum), indiqueront le matériel empirique mobilisé, le cadre temporel et spatial privilégié, l’axe dans lequel pourrait s’inscrire la communication.

Calendrier prévisionnel :

  • Date limite de réponse à l’appel : 31 mars 2017
  • Sélection des contributions : 15 mai 2017
  • Envoi des papiers finalisés : 15 octobre 2017

Les propositions de contribution doivent être envoyées aux organisateurs du colloque aux adresses suivantes : pascal.bonnard@univ-st-etienne.fruniv-st-etienne.fr], dorota.dakowska[at]univ-lyon2.fr, boris.gobille[at]ens-lyon.fr

Références

Allal A. (2016), « ‘‘Penser global, agir dans un bocal : Participation locale, régulation néo-libérale et situation autoritaire en Tunisie (2006-2010)’’ », Gouvernement et action publique, n°2, p. 153-181.
Anguelova-Lavergne D. (2012), « Think Tanks : Actors in the Transition to Global Politics. A Bulgarian Case Study », in : B. Petric (dir.), Democracy at Large : NGOs, Political Foundations, Think Tanks and International Organizations, Basingstoke : Palgrave Macmillan, p. 73‑96.
Bank A. & Edel M. (2015), « Authoritarian Regime Learning : Comparative Insights from the Arab Uprisings », GIGA Working Papers, 274.
Bigday M. (2017), Engagement intellectuel sous régime autoritaire. Les think-tankers biélorusses entre expertise et dissidence, Paris, Dalloz (à paraître).
Börzel Tanja A. (2015), « The noble west and the dirty rest ? Western democracy promoters and illiberal regional powers », Democratization, vol. 22, n°3, p. 519-535.
Camau M., Massardier G. (2009), « Introduction. Revisiter les régimes politiques », in : M. Camau, G., Massardier (dir.), Démocraties et autoritarismes. Fragmentation et hybridation des régimes, Paris : Karthala, p. 7-39.
Dakowska D. (2014), Le pouvoir des fondations : des acteurs de la politique étrangère allemande, Rennes : Presses universitaires de Rennes.
Diamond L. (2002), « Elections without democracy : Thinking about hybrid regimes », Journal of Democracy, 13(2), p. 21–35.
Dobry M. (2000), « Les voies incertaines de la transitologie : choix stratégiques, séquences historiques, bifurcations et processus de path dependence », Revue française de science politique, 50(4), p. 585‑614.
Guilhot N., Schmitter Ph. C. « De la transition à la consolidation. Une lecture rétrospective des democratization studies », Revue française de science politique, vol. 50, n°4-5, 2000, p. 615-632.
Guilhot N. (2005), The democracy makers, New York : Columbia University Press.
Heydeman S. et Leenders R. (2011), « Authoritarian Learning and Authoritarian Resilience : Regime Responses to the ‘Arab Awakening’ », Globalizations, 8 (5), p. 647-653.
Linz J. J. (2000), Totalitarian and authoritarian regimes (with a major new introduction). Boulder, CO : Lynne Rienner.
O’Beachàin D. et A. Polese (dir.) (2010), The Colour Revolutions in the Former Soviet Republics : Success and Failures, Abingdon & New York : Routledge.
Obydenkova A. et Libman A. (2015) (dir.), Autocratic and Democratic External Influences in Post-Soviet Eurasia, Farnham : Ashgate.
Özbudun E. (2011), « Authoritarian Regimes », in : B. Badie, D. Berg-Schlosser et L. Morlino, International Encyclopedia of Political Science, Los Angeles : SAGE.
Özbudun E. (2015), « Turkey’s Judiciary and the Drift Toward Competitive Authoritarianism », The International Spectator, 50(2), p. 42-55.
Petric B. (dir.) (2012), Democracy at Large : NGOs, Political Foundations, Think Tanks and International Organizations, Basingstoke, Hampshire : Palgrave Macmillan.
Pospieszna P., Democracy Assistance from the Third Wave : Polish Engagement in Belarus and Ukraine, University of Pittsburgh Press, 30 avril 2014.
Schatz E. (2009), « The Soft Authoritarian Tool Kit : Agenda-Setting Power in Kazakhstan and Kyrgyzstan », Comparative Politics, 41(2), p. 203-222.
Schedler A. (2002), « Elections without democracy : The manu of manipulation », Journal of Democracy, 13(2), p. 36-50.
Schedler A. (2006), Electoral authoritarianism : The dynamics of unfree competition, Boulder, CO : Lynne Rienner.
Schedler A. (2013), The politics of uncertainty : sustaining and subverting electoral authoritarianism, Oxford : Oxford University Press.
Vanderhill R. (2014), « Promoting Democracy and Promoting Authoritarianism : Comparing the Cases of Belarus and Slovakia », Europe-Asia Studies, 66(2), p. 255-283.
Vanderhill R. (2013), Promoting authoritarianism abroad, Boulder, CO : Lynne Rienner.
Walker C. (2016), « The Hijacking of “Soft Power” », Journal of Democracy, vol. 27, n°1, p. 49-63.
Wedel J. (2001), Collision and Collusion : The Strange Case of Western Aid to Eastern Europe, 2e édition, New York, N.Y. : Palgrave.
Whitehead L. (dir.) (1996), The International Dimension of Democratization.

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