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Ecole d’été des territorialistes : « Communs territoriaux : biorégions vs métropolisation. 2016 : les formes de recherche comme formes d’engagement »

24 août 2016 - 26 août 2016, à l’Arche de Saint-Antoine (Isère).

Présentation

Dans le prolongement des premières journées à Lyon les 23 et 24 mars 2016, ayant réuni 120 personnes [1] sur le thème des Communs territoriaux : biorégion vs métropolisation, le réseau français des territorialistes, créé une Ecole d’été, en partenariat avec l’UMR Triangle (CNRS, Ecole Normale Supérieure de Lyon, Université Lyon 2, Université de Saint-Etienne, Sciences Po Lyon) et avec le soutien du LabEx Intelligences des Mondes Urbains.

Cette Ecole d’été sera itinérante. La première, qui initiera le cycle pluriannuel, se tiendra les 24, 25 et 26 août 2016 à l’Arche de Saint-Antoine en Isère. Elle réunira 30 et 40 personnes, à proportion d’un quart de collectifs dits de l’alternative sociale et/ou écologique, d’un quart de praticien-ne-s d’institutions publiques, de structures libérales et associatives, d’un quart d’étudiant-e-s/doctorant-e-s de différentes formations (géographie, sciences politiques, sociologie, architecture, aménagement…) et d’un quart d’enseignant-e-schercheur-e-s de plusieurs écoles et universités françaises.

Il s’agira d’approfondir collectivement par des démarches plus immersives et des méthodes plus participatives certains des communs identifiés lors de ces premières journées, et parmi ceux-ci, certains appelant particulièrement, pour leur approfondissement, d’autres formes d’animation (ex : improvisations en sous-groupe) mais surtout de production par l’expérimentation collective.

Les collectifs réunis lors de ces premières journées [2] ont manifesté une démocratisation de l’agir voire une prise d’autonomie vis-à-vis des grands mouvements de l’urbain généralisé (éco-lieux, fermes sociales, monnaies locales, auto-construction, circuits courts, espaces collaboratifs…).
Pour ce faire, ils revendiquent fréquemment d’autres registres de connaissances, puisant souvent leur raison d’être militante dans des rapports renouvelés aux lieux, saisis tout à la fois comme expérience immédiate d’habiter, imaginaires de l’à-venir et énigmes de terrain. Ils instruisent par là même pour nombre une biopolitique de l’émancipation, reposant sur d’autres conceptions du politique, en rupture avec le biopouvoir de la modernité (Foucault, 1975) et ses imaginaires politiques : bien plus qu’un simple agir ou que le seul faire qu’il conviendrait de raffiner, un autre « usage des corps  » (Agamben, 2014).

Or, dans le même temps, les praticien-e-s sont pour nombre de plus en plus désireux de repenser leurs rôles productifs, au contact de sociétés locales aspirant de plus en plus à d’autres formes d’implication. Elles et ils questionnent leurs propres modalités d’observation, leurs propres rapports aux terrains, et ainsi leurs propres outils de production. Enfin, les étudiant-e-s, doctorante-s et enseignant-e-s-chercheur-e-s développent de plus en plus ostensiblement des réflexions sur leurs positions pédagogiques et épistémologiques face à de telles réalités.

Par ces différentes évolutions, nous assistons à une diversification des registres de connaissances voire régimes de savoirs : des connaissances scientifiques jusqu’aux compétences pratiques et expérientielles des lieux, des connaissances spécialisées de l’ingénierie territoriale jusqu’aux savoirs autochtones, vernaculaires, conviviaux, ordinaires… des habitants, citoyens…
Se pose alors la question de ce qui leur/nous serait commun. Et, le thème de l’engagement de chacun, habitant-e-s ou citoyen-nes, étudiant-e-s ou militant-e-s, praticien-e-s ou chercheur-e-s, dans et par la recherche d’une autre intelligibilité du monde est apparu pouvoir faire lien : recherche scientifique, action, participative, pragmatique, finalisée, citoyenne, expérimentale, comparative…

Cette diversification actuelle des formes de recherche traduirait un réinvestissement des conditions personnelles, cadres d’exercice et formats de l’engagement dans la transformation sociale. Elle produirait dans un même mouvement du sens et du soi. Et, seuls le temps long d’une Ecole d’été, un dépaysement en communauté et une immersion collective sont apparus propices pour saisir cette multitude, questionner les agencements, sur la base d’expériences individuelles et collectives de différents horizons.

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Informations pratiques

Participation insécable du 24 août 16h au 26 août 2016 16h – Arche de Saint-Antoine – Navette assurée depuis Saint-Marcellin (trains pour Grenoble et Valence).

30 à 40 personnes (¼ praticien-e-s, ¼ chercheur-e-s, ¼ initiatives et alternatives, ¼ doctorant-e-s et étudiant-e-s)

Coût de la participation individuelle (hors collectifs, doctorant-e-s et étudiant-e-s) : 180 euros , comprenant l’adhésion à l’Arche de Saint-Antoine, la location des salles et l’animation, la restauration et l’hébergement pour 2 nuits (chambres individuelles ou collectives).

Valorisation envisagée : ouvrage collectif (journées de Lyon et Ecole d’été) ; reportage vidéo ; séminaire sur la recherche-action (axe études urbaines de l’UMR Triangle, ENS).

Pré-inscriptions obligatoires avant le 20 juillet au soir auprès de :

Co-organisateurs

[1Quinze initiatives habitantes et alternatives socio-écologiques, 30 praticien-e-s d’échelle nationale, régionales et locale, 22 chercheur-e-s de neuf disciplines scientifiques et de quatre pays (France, Italie, Espagne et Portugal), 30 doctorant-e-s et étudiant-e-s de six universités françaises.

[2Liste des collectifs présents aux Premières Journées des territorialistes : Maison de l’Arche de Saint Antoine (Isère), Hameau du Buis (Ardèche), Ferme du Parc des meuniers (Val-de-Marne), Association Ecolocal - projet Futur Narbona (Aude), Collégiale participative de Saillans (Drôme) ; Alternatiba Lyon, Loire en Transition, Jardin Ilôt d’Amaranthes, La Gargousse, Caravansérail, Habicoop, Paillasse Saône, Boîte à partage, Mouvement
de Palier.

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