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Séminaire de traductologie féministe | 9h30 – Yannick Chevalier : "Genre" et langue française

23 novembre 2018, de 9h30 à 10h30, à l’ENS de Lyon, en salle D4.260 (site Descartes, bâtiment 4, 2ème étage)

Présentation

Yannick Chevalier est maître de conférence à l’université Lumière Lyon2, rattaché à l’IHRIM. 

Dès 2014, il rédige avec Christine Planté le premier chapitre de Qu’est-ce que le genre ? Laurie Laufer, Florence Rochefort : "Ce que le genre doit à la grammaire".

En 2016, il a publié, avec Maria Candea, Sylvia Duverger et Anne-Marie Houdebine-Gravaud, L’Académie contre la langue française, un ouvrage dirigé par Éliane Viennot.

Il a dirigé, en 2017, le n° Écrire le genre de la revue Mots. Les langages du politique.

Yannick Chevalier est également vice-président en charge de l’égalité et de la vie citoyenne de l’université Lumière Lyon 2. Membre de l’Association Ami.es de Wittig, il est également l’auteur de plusieurs articles consacrés au Corps lesbien, et a dirigé, avec Benoît Auclerc, Lire Monique Wittig aujourd’hui.

La séance sera consacrée à la question du genre dans la langue française : de l’étymologie du mot genre (français, latin, anglais), jusqu’à la construction académique d’une hiérarchie des genres dans la langue française.

img L’Académie contre la langue française : « Porte-bannière des partisans du « genre le plus noble », l’Académie mène depuis le milieu des années 1980 une croisade contre la « féminisation », en dépit des besoins langagiers d’une société où l’égalité des sexes progresse en dépit, surtout, des logiques de la langue française et des évolutions à l’œuvre dans les autres pays francophones. Cet ouvrage retrace cette guerre de trente ans, menée à coup de déclarations aussi péremptoires qu’infondées, réactionnaires et sexistes. Il permet également de faire le point sur les objets de ces controverses, et de comprendre pourquoi la France a fini par entamer sa « révolution langagière » envers et contre les avis des Messieurs-Dames du Quai Conti. »

Ecrire le Genre : « Depuis plusieurs années, en France notamment, l’égalité des droits entre femmes et hommes est régulièrement réaffirmée par les textes réglementaires et les revendications féministes. Or ce discours politique ne se traduit pas que dans les lois et les pratiques économiques : il passe aussi par une politique du discours, en particulier via le recours à des protocoles rédactionnels rendant visible la présence des femmes dans l’écriture (Circulaires du Premier Ministre, 11 mars 1986, 6 mars 1998, articles L-1132-1 et 5321-2 du Code du travail, article 25-1 du Code pénal). La volonté d’égalité implique alors une représentation équilibrée du masculin et du féminin dans les discours, soit par des essais de neutralisation (dont le fameux et désormais contesté « masculin générique »), soit par des graphies innovantes qui assurent la coprésence des formes (é.e, éE, é(e), etc.). Mais comment mettre concrètement en pratique cette plus grande égalité des genres, en France, en l’absence de recommandations institutionnelles fortes ? Et refuser les nouvelles formes graphiques signifie-t-il une hostilité à l’agenda égalitariste ? C’est à ces procédés et à leurs implications linguistiques et politiques que ce numéro de Mots sera consacré. »

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