/ Chercheur.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s

Caille, Frédéric

 Maître de conférences de science politique à l'Université de Savoie
Publications dans HAL

Domaines de recherche

  • Histoire et anthropologie environnementale de l’énergie solaire et des alternatives énergétiques 19e-21e siècles (principal domaine actuel de travail, avec une enquête en cours sur les précurseurs français et sur l’Afrique de l’Ouest).
  • Sociohistoire du civisme et de la citoyenneté (abordée au croisement des représentations, de la pensée politique et des pratiques sociales, et en s’intéressant d’abord à la délimitation, à la récompense et à la publicisation de comportements méritoires et d’individus exemplaires dans les Etats modernes, notamment par les décorations).
  • Sociologie des risques (principalement sous l’angle d’une sociologie des formes d’action publique, et dans une perspective privilégiant le comparatisme sectoriel et temporel, notamment avec des travaux sur les associations de sauveteurs et le risque en montagne).

Parcours

Après avoir soutenu une thèse à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble en 1997 (ayant bénéficiée d’une allocation de recherche MRT), j’ai été recruté en 1999 comme maître de conférences en science politique à l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse, avant d’effectuer en 2008 une mutation à l’Université de Savoie à Chambéry. Le doctorat et les études-recherches sur l’action publique contemporaine ont été réalisés dans le cadre des activités du CERAT (Centre de recherche sur le politique, la ville et le territoire, laboratoire du CNRS accueillant également des chercheurs de la Fondation Nationale de Science Politique, rattaché à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble), aujourd’hui composante de l’UMR Pacte, auquel je suis resté chercheur-associé jusqu’en 2005. J’ai participé par ailleurs dès mon affectation en Alsace aux activités de l’équipe de recherche GSPE (Groupe de Sociologie Politique Européenne) rattachée à l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg, qui a contribué depuis à la naissance du laboratoire SAGE (Société, Acteurs, Gouvernement en Europe), puis j’ai rejoint en 2008 le CDPPOC (Centre de Droit Privé Public des Obligations et de la Consommation), laboratoire juridique de l’Université de Savoie auquel je demeure chercheur-associé depuis mon intégration à Triangle en 2015. J’ai soutenu en janvier 2014 une Habilitation à Diriger les Recherches en science politique à l’Université de Lyon II avec Gilles Pollet comme garant.

Publications récentes

2016


  • Caille Frédéric, « Amitié et dévouement : une histoire des Sauveteurs Volontaires du Salève », Revue municipale de Collonges-sous-Salève (Hte-Savoie), février 2016, nᵒ Hiver 2016, p. 3-6.
  • Caille Frédéric, « L’héroïsme-écran de la mort technologique : la célébration du courage civil dans l’accident industriel ou productif au xixe siècle », in Thomas Le Roux (dir.), Risques industriels : savoirs, régulations, politiques d’assistance, fin XVIIe-début XXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016, p. 227-254.

2015


  • Caille Frédéric, « 'Si le soleil ne revenait pas'. Droit et perception de l’accidentologie des milieux de montagne », in Jean-François Joye, Grégoire Calley et Jean-François Dreuille (dir.), L’accident en montagne : étude juridique, Chambéry, Université de Savoie (Lextenso diff.), 2015, p. 15-23.

2014


  • Caille Frédéric et Deloche Esther, « Introduction et cartes Annuaire des Conseillers Généraux de Savoie et de Haute-Savoie de 1860 à 2014 ».

Carnet de recherche sur Hypothèses

  • L’Afrique solaire : plateforme collaborative consacrée au thème de l’énergie solaire en Afrique.

Activités et travaux

  • Le domaine empirique générique de mes travaux de recherche est celui de la sociologie historique et contemporaine de l’action publique, le terme étant entendu au sens large des perspectives s’intéressant aux interactions entre l’Etat et la société dans les Etats-Nations modernes, qu’il s’agisse de l’analyse de politiques publiques spécifiques, de pratiques institutionnelles, de projets et de débats d’idées sociaux et politiques.
  • Mes premiers travaux se rattachent ainsi à des études-recherches de politiques publiques contemporaines, réalisées dans le cadre de contrats institutionnels et selon une méthodologie associant une enquête par entretiens et une investigation juridique, généalogique et documentaire.
  • Les autres travaux sont de nature socio-historique, avec une méthodologie à la fois archivistique et attachée aux outils et problématiques tant de la sociologie politique que de la théorie politique ou de l’histoire culturelle.
  • Cette double orientation se retrouve dans le domaine de recherche actuel principal qui associe à la fois une histoire sociale et culturelle de l’énergie solaire et une anthropologie contemporaine des alternatives énergétiques.
  • Chronologiquement, mes deux premiers grands axes de travail sont issus de mon travail de doctorat, lequel visait à l’origine à travailler sur l’action publique et les risques collectifs (en fait à réaliser une histoire des institutions et politiques françaises de « protection civile »). Il a consisté au final à lier une histoire sociale de certaines formes d’engagements civiques (associations de sauveteurs/secouristes, associations d’émulation morale), et une histoire sociale, mais aussi pour une part très institutionnelle, des procédures de valorisation et de récompense du civisme (décorations, pratiques littéraires et « médiatiques », ce second axe devenant ensuite un axe de recherche à part entière).
  • En termes de résultats, le travail de doctorat et ses prolongements (articles puis ouvrage intégralement réécrit paru en 2006) ont mis à jour ce que j’ai appelé la « figure (sociale) du sauveteur » au départ, et maintenant plutôt le « citoyen secoureur », c’est-à-dire un type social et civique générique et exemplaire (le « sauveteur médaillé du gouvernement » dans les termes de l’époque) qui oriente de la fin du 19e siècle au milieu du 20e siècle (au moins) la perception et l’institutionnalisation, c’est-à-dire en somme « la prise en compte collective » des questions de risques et d’accident en France (que ce soit par l’Etat, les municipalités, les associations ou même les individus). Il apparaît ainsi que, sur une longue période, c’est prioritairement autour des « belles actions », du « sauvetage », des citoyens secoureurs, que s’ordonnent tant l’action publique et collective, que les représentations et l’imaginaire social concernant les risques de nature accidentelle ou catastrophique.
  • A ce premier constat, qui rejoint les nombreuses contributions ayant validé depuis quelques années les apports d’une perspective diachronique dans la compréhension de l’action collective organisée en matière de risques collectifs ou d’évènements catastrophiques et accidentels, s’est ajouté celui d’une extension et d’une banalisation considérables au XIXe siècle des pratiques de récompenses d’honneur et d’exemplification (ou « d’exemplarisation ») morale comme instruments de gouvernement et d’action publique, notamment en France à compter du Second Empire et de la IIIe République. Cette question de la multiplication des honneurs et des décorations, de leurs finalités, de leur utilité et de leur légitimité dans un Etat républicain, peu étudiée encore au moment de mon doctorat, n’a cessé depuis d’être documentée par de nombreux travaux en France et à l’étranger, bien au-delà des seuls « citoyens secoureurs » qui m’avaient intéressés. Elle a été placée au centre de mon mémoire d’HDR et devrait déboucher à moyen terme sur un ouvrage de synthèse.
  • De manière plus incidente et complémentaire par rapport à ces grands axes de travail, j’ai été amené à m’intéresser depuis mon arrivée à Chambéry en 2008 à l’histoire de la socialisation et des élites politiques dans les départements savoyards (suite notamment à la commémoration du rattachement définitif de ces départements à la France).
  • En ce qui concerne mon domaine de recherche actuel principal consacré à la socio-histoire de l’énergie solaire, il convient d’ajouter aux orientations qui viennent d’être évoquées un intérêt croissant à partir de 2004 pour la théorie et l’histoire des idées sociales dites « utopiques », et plus largement pour l’histoire de « l’économie sociale », suite à la participation à la mise en place du Master « Ingénierie de Projet en Economie Sociale et Solidaire » à l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse, master dans lequel je continue d’assurer un module annuel d’une dizaine d’heures sur ce thème. En d’autres termes c’est dans l’esprit d’un questionnement attentif aux projets sociaux et politiques, aux imaginaires collectifs et aux formes de militantismes énergétiques associés à l’énergie solaire depuis un peu d’un siècle que je tente de travailler.

Site

On trouvera certains textes en ligne et téléchargeables ici :

https://univ-savoie.academia.edu/FrédéricCaille

Publications et travaux (ordre chronologique, par thèmes, non exhaustif)

-* Histoire et anthropologie environnementale de l’énergie solaire et des alternatives énergétiques 19e-21e siècles

  • “ The West Africa solar pioneers (1963-mid 80’s) : an anthropological inquiry about the memory and narratives of thermic Solar energy in Africa ”, communication in conference ASA2016 : Footprints and Futures : The Time of Anthropology, in panel P06 : Energy citizenships and prospects for a low carbon democracy, 07/07/2016, Durham University.
  • “ L’héroïsme-écran de la mort technologique : la célébration du courage civil dans l’accident industriel ou productif au XIXe siècle ”, dans T. Le Roux (dir.), Risques industriels. Savoirs, régulations, politiques d’assistance fin XVIIe –début XXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2016, pp. 227-254.
  • “ Du projet d’une ‘Afrique solaire’ à la Cop 21 : réflexions à partir de l’histoire des énergies vertes ”, conférence publique dans le cadre du « Train du climat », Annecy, 8 octobre 2015.
  • “ L’Afrique solaire ou le récit oublié. Représentations sociales et expérimentations en matière d’énergie solaire en Afrique 19ème-20ème siècles ”, Communication 6e Séminaire International Réseau Développement Durable et Lien Social (2DLIS), “ Développement durable, représentations sociales et innovations sociales ”, Université Gaston Berger Saint Louis du Sénégal, 14-15 mai 2015.
  • “ La cité du soleil : les promesses contemporaines de l’énergie solaire au prisme du roman utopique Travail (1901) d’Emile Zola ”, dans D. Bailleul (dir.), L’énergie solaire. Aspects juridiques, Université de Savoie/Lextenso éditions, 2010, pp. 11-28.
  • “ Mise en réseau des acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire et développement du territoire : l’expérience du portail régional APRES à Genève ”, communication colloque international Gestion durable des territoires/Développement local et solidaire, Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou (Algérie), 28-29 octobre 2007.

-* Sociohistoire du civisme et de la citoyenneté

  • Thèse et ouvrage associé, HDR :
  • Les instruments de la vertu. L’Etat, le citoyen et la figure du sauveteur en France : construction sociale et usages politiques de l’exemplarité morale de la fin de l’Ancien Régime à 1914, thèse nouveau régime en Science Politique soutenue à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble le 17 janvier 1997, 763 pages dont 60 de bibliographie ordonnée, mention Très Honorable avec Félicitations devant le jury composé de François d’Arcy, Professeur de Science Politique à l’Université Pierre-Mendès France de Grenoble (président) ; Jean-Pierre A. Bernard, Professeur de Science Politique à l’Université Pierre-Mendès France de Grenoble (directeur de thèse), Jacques Defrance, Maître de conférences de Sociologie à l’Université Paris XI (rapporteur), Renaud Dorandeu, Professeur de Science Politique à l’IEP de Strasbourg, Bernard Lacroix, Professeur de Science Politique à l’Université Paris X (rapporteur).
  • La Figure du Sauveteur. Naissance du citoyen secoureur en France 1780-1914, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2006, 315 pages.
  • Institutions, pratiques sociales et représentations. Travaux de sociologie de l’action publique contemporaine et de socio-histoire de la citoyenneté dans le domaine des risques collectifs et des récompenses d’honneur, Mémoire d’Habilitation à Diriger les Recherches soutenu le 24 janvier 2014 à l’Université Lumière Lyon II, préparé sous la coordination de Gilles Pollet, Professeur de Science Politique à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon, 180 pages. Soutenu devant le jury composé d’Anne Simonin, directrice de recherche au CNRS, Michel Hastings, Professeur de Science Politique à l’IEP de Lille, Renaud Payre, Professeur de Science Politique à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon, Jean-Charles Froment, Professeur de Science Politique à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble.
  • Publications sur l’organisation des secours publics en cas d’accident et les représentations du sauvetage et des sauveteurs au XIXème siècle (revues à comité de lecture et ouvrages collectifs) :
  • “ Le citoyen secoureur. Secours publics, sauveteurs et secouristes en France au XIXe siècle ”, Politix (Revue des sciences sociales du politique), n°44, 1998, pp. 39-50.
  • “ Des médailles contre la violence ? Le sauveteur maritime, les Hospitaliers-Sauveteurs Bretons et l’imaginaire civique du dévouement courageux au XIXe siècle ”, dans M. Augeron et M. Tranchant (dir.), La violence et la mer dans l’espace atlantique (XIIe-XIXe siècle), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2004, pp. 373-387.
  • “ Les héros du devoir. Presse populaire et traitement médiatique des catastrophes au XIXe siècle ”, dans R. Favier et A-M. Granet-Abisset (dir.), Récits et représentations des catastrophes depuis l’Antiquité, Grenoble, Publications de la MSH-Alpes, 2005, pp. 307-326.
  • “ A l’école des sauveteurs. Secours courageux et pédagogie de l’exemplarité civique et morale XIXe-XXe siècles ”, dans A. Bandry-Scubbi (dir.), Education – Culture – Littérature, Paris, Orizons chez L’Harmattan, 2008, pp. 401-412.
  • “ Eléments sur la place du sauvetage en mer dans l’histoire morale de la France moderne (XIXe-XXe siècles) ”, Histoire du sauvetage en mer. Du phare d’Alexandrie au satellite, actes du colloque Royan juin 2011, (sous presse).
  • “ Amitié et Dévouement : une histoire des Sauveteurs Volontaires du Salève (1897 à nos jours) ”, conférence Société d’Histoire La Salévienne / Maison du Salève / Mairie de Collonges-sous-Salève, Collonges-sous-Salève, 4 février 2016.
  • Publications sur les décorations et distinctions honorifiques (revues à comité de lecture et ouvrages collectifs) :
  • “ Une citoyenneté supérieure : l’improbable ‘fonction’ des membres de la Légion d’honneur dans la République ”, Revue Française de Science Politique, n°1 vol. 47, 1997, pp. 70-88.
  • “ La vertu en administration. La médaille de sauvetage, une signalétique officielle du mérite moral au XIXe siècle ”, Genèses (Sciences sociales et histoire), n°28, 1997, pp. 29-51.
  • “ Les distinctions honorifiques comme modalité de l’action publique : esquisse d’une sociographie des médaillés du dévouement courageux (1851-1896) ”, dans Kaluszynski M., Wahnich S. (dir.), L’Etat contre la politique ? Les expressions historiques de l’étatisation, Paris, l’Harmattan (Logiques Politiques), 1998, pp. 243-264.
  • “ Les décorations ”, dans V. Duclert et C. Prochasson (dir.), Dictionnaire critique de la République, Paris, Flammarion, 2002 (réédition 2007), pp. 823-828.
  • “ L’honneur en crise : scandales politiques et usages sociaux de la dégradation de la Légion d’honneur à la fin du XIXe siècle ”, dans X. Boniface (dir.), Du sentiment de l’honneur à la Légion d’honneur, numéro spécial de La Phalère (Revue européenne d’histoire des ordres et décorations), 5, 2004, pp. 295-309.
  • “ Des bijoux d’hommes ? Usages et port des décorations dans la sexualisation des rôles sociaux et politiques au XIXe siècle ”, dans Corps et Objet. Actes du colloque 19 et 20 septembre 2003 Nîmes, Paris, Editions Le Manuscrit, 2004, pp. 91-106.
  • “ Une mémoire fragmentée : gouvernement collectif et gouvernement de soi par les décorations XIXe-XXe siècles ”, dans B. Dumons et G. Pollet (dir.), La fabrique de l’honneur : les médailles et les décorations en France XIXe-XXe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 2009, pp. 221-233.
  • “ L’annexion par les médailles ? Décorations et pratiques honorifiques de la France en Savoie après 1860 ”, dans S. Milbach (dir.), 1860. La Savoie, la France, l’Europe, Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, 2012, pp. 161-182.
  • “ Une société de la distinction : politiques de l’honneur ”, dans M. Fontaine, F. Monier et C. Prochasson (dir.), Une contre-histoire de la IIIe République, Paris, La Découverte, 2013, pp. 326-338.
  • Communication non-publiée et vulgarisation scientifique sur le thème des usages sociaux des décorations :
  • “ Les décorations : mémoire collective/mémoire de groupe ”, intervention radiophonique sur France-Culture, émission La Fabrique de l’Histoire, 20 mars 2007.
  • “ Insignes et bijoux masculins : réflexions sur le développement et l’usage des décorations XIXe-XXe siècles ”, conférence Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Strasbourg, 19 mars 2008.
  • “ Des rangs et des mœurs : décorations, honneurs d’État et citoyenneté dans les sociétés post-révolutionnaires ”, communication Séminaire Action Publique (LARHA/TRIANGLE), 14 avril 2014.
  • “ Les honneurs remis aux Savoisiens pour faciliter l’intégration de la Savoie à la France”, conférence Société d’Histoire La Salévienne, Beaumont, 6 juin 2015.
  • Activité de recherche sur l’histoire politique de la Savoie (notamment suite au 150ème anniversaire de l’Annexion et à l’affectation à l’Université de Savoie) :
  • “ Consentir plutôt que choisir ? Politisation et mise en œuvre du suffrage universel en Savoie du Nord en 1860 ”, dans M. Ortolani (dir.), Consentement des populations, plébiscites et changements de souveraineté en Europe occidentale de la Révolution au lendemain de la Première Guerre mondiale, (actes du colloque Nice/Chambéry 2010), Serre Editeur, Nice, 2013, pp. 385-400.
  • Réalisation en collaboration avec E. Deloche d’une commande publique pour le compte de l’Assemblée des Pays de Savoie, sous responsabilité de J. Luquet, directeur du Patrimoine du département de la Savoie : Annuaire / Base de données des Conseillers Généraux de Savoie et Haute-Savoie 1860-2012, janvier 2012. Commande souhaitée dans la perspective du passage prévu aux Conseillers Territoriaux ; élaboration d’une base de données socio-biographique exhaustive sous Excel, choix de plus d’une vingtaine d’items et codage, supervision des recherches, rédaction de la présentation et des principaux résultats ; collaboration à la mise en ligne par les Archives de la Savoie ; supervision de l’édition d’un annuaire papier à paraître (?) à l’occasion de la disparition en 2015 des anciens cantons et des conseillers généraux. Ci-dessous on trouvera notamment l’introduction avec des cartes réalisées à partir de croisements issus de la base de données. On trouvera également les fiches biographiques classées par cantons, avec un index nominatif général. (mis en ligne le 16/03/2015)

    Il s’agit d’une version encore provisoire et toutes remarques (inexactitudes, précisions, compléments), notamment en vue d’une possible édition papier, sont à adresser à l’adresse suivante : frederic.caille@univ-savoie.fr

  • Introduction (à télécharger depuis Dropbox)
  • Annuaire (à télécharger depuis Dropbox, 739,89 Mo)

Version en 4 fichiers (moins lourds) et index

  • Index (à télécharger depuis Dropbox)

Rapports et études-recherches de politiques publiques (avec communications et publications associées) :

Sur la prévention de la délinquance :

  • Rapport concernant “ La gendarmerie ”, dans Les représentations des administrations et les définitions de politiques en matière de prévention de la délinquance au plan départemental, étude-recherche effectuée à la demande du Préfet de l’Isère pour l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure (IHESI) sous la direction de J-J. Gleizal, avril 1991, pp. 84-100. (Une vingtaine de Commandants de Compagnie et Chefs de Brigade rencontrés, essentiellement en Isère ; participation et interventions aux séminaires de restitution).
  • Diagnostic local de sécurité de la ville de Grenoble (évaluation de l’activité du Centre Communal de Prévention de la Délinquance), en collaboration avec J-J. Gleizal et D. Deschamps, étude effectuée pour la ville de Grenoble dans le cadre de l’opération lancée par la Délégation interministérielle à la ville (DIV) et l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure (IHESI), janvier 1992, 45 pages.

Sur la prévention et le traitement des risques collectifs et situations de crises :

  • Institutions au péril de l’eau : approche du système d’acteurs de la politique de prévention du risque inondation, Instance d’Evaluation de la Politique Publique de Prévention des Risques Naturels mise en place par le Premier ministre sous l’égide du Commissariat Général du Plan, (travail repris dans le volume 1 du rapport d’étape de l’Instance d’Evaluation du 24 mars 1995), rapport réalisé sous la direction de C. Gilbert, septembre 1994, 48 pages. (Rencontre d’une trentaine d’acteurs institutionnels nationaux ; l’étude se complétait du secrétariat d’un sous-groupe intitulé “ sociologie ” au sein de l’Instance d’Evaluation de la Politique Publique de Prévention des Risques Naturels, mars-septembre 1994).
  • Attributions de responsabilités et judiciarisation de la gestion sociale des risques collectifs : l’exemple des professionnels de la montagne. Etude réalisée en collaboration avec D. Deschamps et J-P. Zuanon, financement Programme Risques Collectifs et Situations de Crise du CNRS, octobre 1998 - juin 1999. (Lancement personnel du projet suite à l’accident des Orres et au mouvement Non à la montagne interdite ; une cinquantaine d’acteurs institutionnels, des métiers sportifs de la montagne et du monde judiciaire rencontrés ; travail exhaustif sur les archives des procédures judiciaires du Syndicat National des Guides de Montagne). Plusieurs communications et publications personnelles de diffusion et prolongement des résultats :

• Le droit comme mode de régulation des risques collectifs ?, 21 pages. Texte présenté dans l’atelier “ Les logiques d’action des magistrats, entre la norme et l’interprétation de la norme ”, Congrès de l’Association Française de Science Politique, Rennes, 28 septembre-1er octobre 1999.
• “ L’action des magistrats dans la régulation des risques collectifs : l’exemple des sports de montagne ”, Droit et Société, n° 44/45, 2000, pp. 179-197.
• Intervention conférence Pratique des sports de montagne, quelles responsabilités pour les différents acteurs ?, organisée par l’IER (Ecole Supérieure Européenne en Ingénierie de l’Espace Rural), Poisy, 19 mai 2000.
• “ Le territoire au risque du droit ? La recomposition juridique et sociale du cadre d’action en matière de sécurité des activités sportives de pleine nature en montagne ”, Actes du séminaire Territorialisation des politiques publiques. Acteurs et procédures, Séminaire Plan Urbain-Communauté Urbaine de Strasbourg-GSPE-Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg-ENSAIS, Strasbourg, 2000, pp. 52-87.
• “ Du partenariat à la controverse. Intervention des autorités judiciaires et remise en cause d’une ‘auto-gestion’ des risques : le cas des activités sportives de montagne ”, en collaboration avec D. Deschamps, dans C. Gilbert (dir.), Risques collectifs et situations de crise. Apports de la recherche en sciences humaines et sociales, Paris, L’Harmattan, 2002, pp. 161-172.
• “ Le guide comme professionnel de l’alpinisme : perceptions et enjeux du traitement judiciaire de la responsabilité dans le domaine des sports de montagne ”, dans O. Hoibian et J. Defrance (dir.), Deux siècles d’alpinismes européens. Origine et mutations des activités de grimpe, Paris, L’Harmattan, 2002, pp. 369-384.
• “ Fondements sociaux et collectifs d’évolution d’une expertise judicaire spécifique : les sports de montagne en procès ”, dans K. Favro (dir.), L’expertise : enjeux et pratiques, Paris, Lavoisier, 2009, pp. 97-106.
• “ Si le soleil ne revenait pas. Droit et perception de l’accidentologie des milieux de montagne ”, dans J-F. Joye, G. Calley et J-F. Dreuille (dir.), L’accident en montagne. Etude juridique, Paris, Université Savoie Mont Blanc / Lextenso éditions, 2015, pp. 15-23.

  • Autres participations à des activités collectives de recherche concernant les risques collectifs et situations de crise :

• “ Des objets à géométrie très variable : entretien avec Claude Gilbert ”, en collaboration avec C. Lemieux, Politix (Revue des sciences sociales du politique), n°44, 1998, pp. 29-38. Participation à l’élaboration du dossier “ Politiques du risque ” du même numéro.
• Risques naturels et responsabilité des décideurs publics, interventions dans le séminaire du DEA MMGE (Géologie) dirigé par F. Gillet à l’Université Joseph Fourier de Grenoble, années 2000-2003.
• Participation à l’école thématique du CNRS L’expertise dans le domaine de l’environnement : le cas du risque sismique, du risque inondation et du risque mouvements de terrain, Les Houches, 16-21 sept. 2001.
• Participation au programme de recherche SYNTHAVAL : Synthèse Sciences Humaines et Sociales sur la perception et la gestion des Avalanches, dirigé par S. Cartier, financé par le Pôle Grenoblois Risques Naturels, 2002-2004. Intervention à la journée d’étude juillet 2003.
• “ Le dévouement contre la catastrophe. Imagerie médiatique des catastrophes et citoyens secoureurs au XIXe siècle ”, dans T. Coanus (dir.), Actes du Séminaire du Groupe de Recherche sur les Risques Urbains, Laboratoire RIVES, ENTPE, séance du 14 janvier 2004, pp. 47-64.
• Participation au séminaire Evaluation des Politiques publiques, Institut de Géographie Alpine de Grenoble, juillet 2005.
• Participation au comité de suivi de thèse de V. Boudière, Analyse des politiques locales de gestion des risques sur les territoires touristiques de montagne, CEMAGREF/Institut de Géographie Alpine de Grenoble, 2004-2007 (thèse soutenue en 2008).
• “ De la sociologie des risques collectifs au citoyen secoureur : un parcours de recherche ”, interventions séminaire Ville et risques (dir. T. Coanus), séminaire commun Masters Institut d’Etudes Politiques et Ecole Nationale des Travaux Publics et de l’Environnement de Lyon, 16 mars 2007, 7 mars 2008, 15 janvier 2009.

Autres travaux :

  • Les cicatrices du renoncement. Judaïsme, communisme, tragédie et morale, dans la vie et l’œuvre de Manès Sperber, mémoire de troisième année sous la direction de J-P. A. Bernard et R. Lewin, Institut d’Etudes Politiques de Grenoble (consultable sur demande), 1988, 209 pages.
  • “ Note de lecture sur J-P. A. Bernard, Les deux Paris. Les représentations de Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle (Champ Vallon, 2001) ”, Politix (Revue des sciences sociales du politique), n°63, 2004, pp. 183-187.
  • Participation en tant qu’auteur au documentaire Ils s’appellent Jean-Jacques Rousseau… Une identité en partage, TV.TV production (Albertville), réalisateur O. Pasquet (diffusion France 3 Rhône-Alpes 26 janvier 2013). Poursuite en parallèle d’un projet de recherche multimédia personnel, La route des Rousseau. Nom(s) : Rousseau. Prénom(s) : Jean-Jacques. Une identité en partage.

Pôle(s)

Membre du/des pôle(s) : Action Publique