/ Chercheur.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s

Guilhaumou, Jacques

 Directeur de recherche émérite au CNRS, section 34 (langues, langage, discours) ; Chercheur associé à l'UMR TELEMME (MMSH Aix-en-Provence)
Références bibliographiques ou dépôts dans HAL

Cursus : titres universitaires

  • 1967-1970 : Licence d’histoire-géographie, certificats de philosophie et de statistique (Paris-X Nanterre).
  • 1971 : Maîtrise d’histoire sous la direction de Robert Mandrou sur le thème "L’idéologie du Père Duchesne en 1793"
  • 1972-1973 : auditeur libre à l’ENS Saint Cloud, Capes d’histoire-géographie, admissible à l’agrégation.
  • 1973-1982 : Professeur certifié d’histoire-géographie (Pont Sainte-Maxence, Paris 19ème)
  • 1978 : Thèse de 3ème cycle (Université d’Aix-Marseille I) sous la direction de Michel Vovelle.
  • 1982-1986 : attaché de recherche au CNRS (Laboratoire de lexicologie politique de l’ENS Saint-Cloud, dir. M.Tournier)
  • 1986 : admis au concours de chargé de recherche en sciences du langage (Laboratoire de lexicologie politique).
  • 1992 : Habilitation à diriger des recherches en Histoire (Université d’Aix-Marseille I) sous la Présidence de Michel Vovelle.
  • 1993 : Rattachement à l’Université de Provence (UMR "Telemme", dir. G.Chastagnaret) et délocalisation avec la création en 1994 de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH)
  • 1999 : Directeur de recherche seconde classe. Rattachement à l’UMR "Histoire des théories linguistiques", (Université de Paris VII, dir. S. Auroux )
  • 2001 : Délocalisation vers la nouvelle ENS-LSH à Lyon et rattachement à la FRE/ENS-LSH « Philosophie politique contemporaine » (dir. G. Raulet), puis « Les discours du politique en Europe » (dir. M. Senellart).
  • 2005 : Rattachement à la nouvelle UMR/ENS-LSH « Triangle. Action, discours, pensée politique et économique » (dir. J.-C. Zancarini).
  • Depuis 2006 : Directeur de recherche première classe.
  • Depuis 2013, Directeur de recherche émérite

Domaines de recherche

  • Analyse du discours (histoire linguistique)
  • Histoire langagière des concepts et histoire des événements linguistiques pendant les Temps modernes (16ème-18ème)
  • Langages et histoire de la Révolution française
  • Marseille en révolution
  • Histoire du genre (18ème et Révolution française)
  • Histoire des idées politiques et philosophiques (Sieyès, Marx, Foucault)

Participation à des projets

-* Membre du Labex COMOD (2012-), Institut d’Histoire de la Pensée Classique, UMR "Triangle", le Laboratoire de Recherche Historique Rhône Alpes, Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes, lCentre d’Etudes et de Recherches Critiques sur le Droit et l’Institut de Recherches Philosophiques de Lyon. Axe Constitution de la modernité : raison, politique, coord : Jean-Claude Zancarini.

Objet de la recherche :
Sieyès, de l’invention de la sociologie à l’ordre social
Michel Foucault, de l’ontologie historique à l’archéogénéalogie

-* Membre de l’ANR Histinéraires, La fabrique de l’histoire telle qu’elle se raconte,coord : Patrick Garcia, IHTP, UMR « Telemme », 2013-2016.
Etude des « Mémoires de synthèse des activités scientifiques » des habilitations à diriger des recherches soutenues en histoire depuis le début des années 1990 jusqu’à 2010.

Méthodes ; analyse de corpus, analyse de discours, épistémologie.

-* Membre du projet BQR Discours d’Europe et mondialisation, ADCOST d’ELLIADD, MSHE Ledoux, Université de Besançon (2013-), (coord : . Julien Auboussier).

Objet de la recherche : la phénoménologie de l’homme européen

Parcours

"Trouver, rencontrer, voler au lieu de régler, reconnaître et juger" (Gilles Deleuze, Dialogues)

Le parcours intellectuel de Jacques Guilhaumou procède d’abord d’une formation interdisciplinaire dans le climat novateur des années 1970, avec deux points d’appui jamais démentis, une relation forte à la tradition marxiste et un lien étroit aux effets des événements de mai 1968. Il en ressort une formation diversifiée qui a rendu possible un parcours transdisciplinaire au sein de plusieurs laboratoires de recherche et de nombreux comités de rédaction de revues. Elle lui a permis également de développer de fructueux contacts internationaux en Europe et en Amérique. Sa formation initiale relève aussi d’un parcours civique, certes moins présent en fin de carrière dans la mesure où une telle formation et un tel parcours très contrastés se concrétisent désormais par un travail d’expertise en de nombreuses disciplines.

Une formation interdisciplinaire

Né à Paris en 1948 d’un père ingénieur-directeur et d’une mère secrétaire générale, Jacques Guilhaumou a fait ses études secondaires au Lycée Carnot, puis il a obtenu en 1970 une licence d’histoire et de géographie, accompagnée d’unités de valeur en philosophie et en statistique à l’Université de Paris-X Nanterre, tout en étant élu étudiant au Conseil et au Bureau de l’UER d’histoire, ainsi qu’au Conseil scientifique de l’Université. Il soutient son mémoire de maîtrise sur le corpus "Père Duchesne" en histoire du discours (1971) sous la direction de l’historien Robert Mandrou. Il a ensuite exercé le métier de professeur certifié d’histoire-géographie au sein de l’enseignement secondaire dans L’Oise, puis à Paris (1972-1981). Dans le même temps, il a fait et soutenu sa thèse de IIIème cycle en 1978 à l’Université de Provence sous la direction de l’historien Michel Vovelle sur le thème des discours de la Révolution française.

Formé à l’analyse de discours, auprès de l’historienne Régine Robin et de la linguiste Denise Maldidier, à Paris X-Nanterre, où il a également suivi des unités de valeur en linguistique, il est entré au CNRS en sciences du langage au sein du Laboratoire de lexicologie politique de l’ENS de Saint-Cloud dirigé par le linguiste Maurice Tournier, en tant qu’attaché de recherche en 1982.

Un parcours transdisciplinaire

Il a d’abord été co-responsable de l’équipe « 18ème-Révolution française », avec la linguiste Annie Geffroy, dans le laboratoire de Saint-Cloud pendant de nombreuses années, où il a co-dirigé la publication du Dictionnaire des usages socio-politiques qu’il a poursuivi avec la linguiste Marie-France Piguet et l’historienne Raymonde Monnier (huit volumes publiés entre 1985 et 2006) Voir ici une présentation détaillée du dernier fascicule.

Il a participé également à la RCP "Analyse de discours et lecture d’archive" dirigée par Michel Pêcheux au début des années 1980. au titre de la co-animation, avec le sociologue Bernard Conein, du secteur "Archive socio-historique". Il a été impliqué par la suite dans le bicentenaire de la Révolution française en tant que co-animateur, au niveau national, des CLEF 89 sous la responsabilité de la Ligue de l’enseignement. et sous la direction de l’historienne Madeleine Rébérioux.

Directeur de recherche en histoire depuis 1993 à l’Université de Provence et directeur de recherche en sciences du langage à l’ENS-LSH de Lyon depuis 1999, il déploie actuellement ses recherches d’historien linguiste au sein de l’UMR « Triangle. Action, discours, pensée politique et économique » dirigé par Renaud Payre, en collaboration tout particulièrement avec la sociologue Christine Fauré, la politiste Anne Verjus et l’économiste Ludovic Frobert. Il participe au groupe "Langages et pensée politique" par ses recherches sur les langages de la Révolution française, et tout particulièrement sur Sieyès.

Il a également contribué aux activités de l’UMR « Histoire des théories linguistiques » en tant que chercheur au sein de ce laboratoire au début des années 1990, et en collaboration tout particulièrement avec les linguistes Sylvain Auroux, Sonia Branca-Rosoff , Francine Mazière.

Habilité à diriger des recherches en histoire en 1992 à Aix-en-Provence, il a été chercheur au sein de l’UMR « Telemme » séante à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme entre 1994 et 1998, et dirigée par Maryline Crivello. Il y est toujours chercheur associé. . A ce titre, il contribue aux travaux du groupe "Révolution Française et mouvements libéraux en Europe" auprès de l’historienne Christine Peyrard, au groupe "Femmes, pouvoirs créativités" auprès des historiennes Anne Montenach, Geneviève Dermenjian, Karine Lambert et Martine Lapied.et au groupe" Écritures de soi. Mots et configurations de l’expérience. Méditerranée–Afrique. XVe-XXIe siècle", dirigé par Isabelle Luciani et Valérie Pietri.

Par sa présence dans divers comités de rédaction (voir la liste ci-dessous) et ses liens avec d’autres revues, il a pu multiplier échanges et collaborations avec des chercheurs de divers horizons. En France, tout particulièrement avec des linguistes - au sein de Langage Société, Mots, Corpus et Semen-, avec des historiens - au sein des Annales Historiques de la Révolution Française et d’Histoire Mesure, et dans ses contacts avec Genèses et les Annales HSS-, avec des philosophes et des chercheurs en sciences sociales au sein de Actuel Marx etFaireSavoirs (Directeur de publication), et dans ses contacts avec Raisons pratiques.

Jacques Guilhaumou a permis aussi la mise en place, dans les années 1980, du séminaire "Philosophie de la Révolution française" au sein du Collège International de philosophie, puis de l’Université Européenne de la recherche, avec le soutien de Jean-Pierre Faye. Il a ainsi mené un dialogue conceptuel sur la Révolution française d’abord en co-animation avec l’écrivain Jean-Philippe Domecq, puis en co-animation avec les historiens Françoise Brunel, Florence Gauthier et Daniel Teysseire. Ce séminaire a été repris sous le titre "L’esprit des Lumières et de la Révolution" avec l’appui des Universités de Paris I (Françoise Brunel), Paris VII (Florence Gauthier) et Paris X (Marc Belissa), en association avec la revue électronique Révolution Française.net, et avec l’arrivée d’une nouvelle génération d’historiens de la Révolution française (Marc Belissa, Yannick Bosc, Marc Deleplace, Fabius Marius-Hatchi, Sophie Wahnich).

De fructueux contacts internationaux

Dès le début de son activité de chercheur, et du fait de son intérêt pour l’élaboration de "la tradition marxiste" au sein de la culture allemande ( De Kant à Marx), il a multiplié les relations avec les chercheurs allemands, en histoire des idées linguistiques (Brigitte Schlieben-Lange, Jürgen Trabant), en histoire des concepts (Reinhart Koselleck) et en pragmatique textuelle (Rolf Reichardt, Hans-Jürgen Lüsebrink), tout en bénéficiant de fructueux échanges avec des germanistes français, en particulier Lucien Calvié. La progression de ses travaux en analyse de discours lui ont également permis d’étendre ses échanges à d’autres chercheurs, souvent plus jeunes, en Allemagne bien sûr (Hans Erich Bödeker, Reiner Keller, Johannes Angermüller, Ilona Pabst), mais actuellement surtout en Argentine (Noemi Goldman), au Brésil (Roberto Leiser Baronas, Monica Zoppi, Eni Orlandi, Carlos Félix Filho Piovezani, Joao Feres Junior, Welisson Marques et bien d’autres) en Italie (Rachele Raus, Cesare Vetter), en Espagne (Javier Sebastian Fernandez), en Grèce (Alexandra Sfini) au Danemark (Jan Ifversen), en Finlande (Kari Palonen), en Russie (Andreï Tyrsenko) et en Suisse (Olivier Voirol). La plupart de ces chercheurs ont contribué amicalement à la publication et à la traduction d’une partie de ses travaux.

Du côté de l’histoire de la Révolution française, étendue à une réflexion sur "la révolution conceptuelle" des Temps modernes, les relations se sont plutôt centrées autour de fructueux contacts avec des chercheurs anglais et américains, en particulier David Andress, Patrice Higonnet, Lynn Hunt, Melvin Richter, Quentin Skinner et Donald Sutherland. Ces contacts se sont ensuite démultipliés par sa présence au sein du réseau « History of Political and Social Concepts Group », et s’étendent actuellement à une grande diversité de collègues étrangers.

Un parcours civique

il a été formé au civisme par sa présence au sein des événements de mai 1968, qu’il relate dans des Mémoires ( Presses Universitaires de Franche-Comté, 2013) , sa contribution à la cogestion démocratique de l’Université de Paris X-Nanterre en tant qu’élu UNEF et son engagement militant pendant les années 1970 au sein de l’UEC, puis du PCF. Puis il a participé, sur le plan national, à la formation des Comités Liberté. Egalité. Fraternité à la fin des années 1980, dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. Expérience très enrichissante dans la mesure où elle lui a permis de circuler dans diverses régions du centre et du sud de la France, en appréciant leur mode d’inscription dans la culture politique de gauche.

Présent à Marseille à partir de 1985, il est intervenu sur le terrain éducatif et associatif de diverses manières. Tout d’abord, il a participé à des lectures-conférences, essentiellement sur les Lumières et la Révolution française, dans des bibliothèques et autres lieux de la région aixoise et marseillaise, et a organisé des rencontres citoyennes en Maison de la culture, en co-animation avec le metteur en scène et lecteur Jean-Claude Nieto. Il a contribué aux activités de l’Université de tous les savoirs, en direction des lycées de Marseille en ZEP, à l’initiative du philosophe Augustin Giovannoni (voir la codirection en 2008 de l’ouvrage Histoire et subjectivation). Dans un même souci civique, sa présence à Marseille lui a permis de collaborer, dans les années 1990, à une enquête sur l’exclusion sociale (voir les publications) à l’initiative de la politiste Béatrice Mésini et de l’ethnolinguiste Jean-Noël Pelen, sous l’angle d’une approche co-constructive. Il publie enfin des études à la fois historiques et sociologiques sur la tradition civique marseillaise, notamment en collaboration avec le sociologue André Donzel.

Un travail d’expertise

"Prise en charge par des individus très divers, l’expertise mérite d’être abordée du point de vue de ceux qui l’élaborent" Devenir expert, Genèses N°70, 2008/1, présentation)

C’est au titre d’une formation et d’un parcours interdiscilpinaires que se précise récemment sa fonction d’expert intellectuel, donc relativement indépendant, dans la mesure où il ne possède pas de légitimité a priori dans chacune des disciplines concernées, hormis son appartenance au CNRS.
S’il a été mandaté en la matière par une institution particulière, en l’occurrence l’Aeres (2012-2014) tout autant soucieuse de gouvernance que de contenu scientfique, il a situé son intervention en son sein au titre d’un processus dynamique de lectures scientifiques, ponctué de rencontres intellectuelles. Plus précisément, c’est en appui sur une longue expérience d’échange avec ses collègues enseignants-chercheurs et chercheurs au sein de comités de rédaction et de comités de lecture de diverses revues en sciences du langage, en histoire et en sciences sociales (voir la liste ci-dessous), qu’il lui est le plus souvent dévolu ce rôle de lecteur expert.

Ce travail d’expertise concerne donc principalement l’évaluation d’articles, de numéros thématiques de revue, d’ouvrages et de projets de recherche sous des formes diverses, auprès d’institutions de recherche et d’éditeurs en sciences humaines tant à l’étranger qu’en France. Il s’appuie également en la matière sur la lecture de travaux inédits dans le cadre de fructueux échanges avec des chercheurs étrangers et français, donc au-delà de sa direction de recherche et de sa présence dans des jurys, ce qui lui ouvre un vaste horizon de réflexion sur la recherche la plus actuelle.

A ce titre, il ne s’agit pas principalement du travail d’un expert sollicité par les nouvelles agences d’évaluation . Il s’agit avant tout d’une activité d’évaluation liée à de nouvelles pratiques épistémiques, en particulier la manière dont se hiérarchise et s’évalue l’information scientifique sur le Web 2, non pas au profit de la valorisation de tel ou tel individu, mais par la valeur qu’elle prend dans l’échange humain. C’est pourquoi un tel travail d’expertise est également lié à son activité de co-animation du site Web Révolution-francaise.net, et à ce qu’elle lui permet de prendre en compte : une diversité d’opinion dans un champ conceptuel précis et l’agrégation de connaissances ouvertes à tous, si possible en toute indépendance.

Des espaces connectés

Marx, lecteur et traducteur de la Révolution française - Mai 1968, moment de la Révolution française. En fin de compte, le trajet de recherche de Jacques Guilhaumou s’est constamment relié à deux espaces connectés, l’un procédant d’une activité constante de lecture au sein de la tradition marxiste, l’autre relevant d’un travail de réflexion sur les événements émancipateurs en France depuis mai 1968, tout en les faisant confluer sur la question de l’immanence de la révolution permanente, et tout particulièrement de la Révolution française.

Deux domaines à la fois très spécifiés, et sans cesse revisités à travers leurs effets à long terme. Deux paradigmes temporels donc :

D’une part les quelques mois où Marx lit, dans la contexte de la production de nombreux ouvrages de jeunesse (1841-1845), des sources et des travaux historiographiques relatifs à la Révolution française et énonce alors les catégories majeures de conceptualisation de la Révolution française (enthousiasme/sympathie, mouvement populaire/mouvement révolutionnaire, révolution à l’état permanent/Terreur, porte-parole/langue de la masse). Démarche singulièrement novatrice par sa valeur expérimentale à l’horizon d’une révolution permanente façonnant la modernité politique depuis Machiavel et par son inscription dans l’espace de la traductibilité des langages et des cultures (Gramsci).

D’autre part les quelques semaines d’accélération de l’histoire en mai 1968, avec ses effets dans le trajet d’un spectateur/protagoniste de l’événement devenu par la suite acteur éphémère des luttes politiques et syndicales en milieu étudiant (voir mes Mémoires sur mai 68). C’est bien de mai 1968 comme nouveau moment politique de la Révolution française, avec sa démocratie directe, ses porte-parole et la mobilisation effective du mouvement social dans les décennies suivantes dont il s’agit ici. Qui plus est, une telle revivification du moment révolutionnaire s’inscrit dans le contexte d’une mutation profonde de l’espace intellectuel français, avec la génération des Foucault, Barthes, Althusser, Deleuze, Derrida, Rancière et autres qui creuse les interstices entre les disciplines constituées, déstabilise le savoir partagé pour mieux le redynamiser sur le long terme, et ouvre tout particulièrement le débat sur la (post)modernité du mouvement social, forme contemporaine de la révolution permanente porteuse d’émancipation humaine.

Membre de revues et de groupes de recherche

  • Il participe au groupe Genre et politique de l’UMR "Triangle" et au groupe Genre et transgressions en Méditerranée de l’UMR Telemme, MMSH-Aix-en-Provence. Voir le plus récent ouvrage aux PUP sur La place des femmes dans la Cité.
  • Membre fondateur du réseau History of Political and Social Concepts Group qui comprend une centaine de chercheurs - voir sa sa newsletter - et du comité éditorial de sa revue électronique [Contributions to the history of concepts. Il est également membre de l’Editorial (Advisory) Board de la New Book Series, Studies in the History of Political Thought chez Brill.
  • Président de la Société d’Histoire et d’Epistémologie des Sciences du Langage de 1999 à 2003, et membre du comité de lecture de sa revue Histoire Epistémologie Langage
  • Membre du Conseil d’administration de la Société française d’Etudes du 18ème siècle (1983-2006), de la Société des Etudes Robespierristes (1993-2004), d’Amares(SHS/PACA) depuis sa création (2000).
  • Membre fondateur de la revue électronique Révolution Française.net, constituée autour d’un séminaire intitulé L’esprit des Lumières et de la Révolution sous la direction de Marc Belissa, Marc Deleplace, Françoise Brunel, Yannick Bosc, Florence Gauthier, Jacques Guilhaumou, Fabius Marius-Hatchi et Sophie Wahnich.

Responsabilités administratives

- *1969 -1971 : Elu étudiant au conseil et bureau de l’UER d’Histoire (dir. P. Vigier), membre étudiant du Conseil scientifique (Pr. R. Rémond) de l’Université de Paris X Nanterre.
- *1986-1989 : Co-organisateur des Comités Liberté-Egalité- Fraternité pour le bicentenaire de la Révolution française (Ligue de l’enseignement/Ligue des droits de l’homme, sous la dir. de M. Réberioux).

  • 1983-2006 : Membre du Conseil d’administration de la Société d’études du 18ème siècle
  • 1993-2004/2012 : Membre du Conseil d’administration de la Société des études robespierristes. Depuis. 2012, membre du Comité scientifique.
  • 1999-2003 : Président de la Société d’histoire et d’épistémologie de la linguistique (SHESL).
  • 2005-2008 : Membre extérieur de la commission de spécialistes de l’Université d’Avignon, 21e et 22e sections
  • 2012-2014 : Membre de commissions AERES, Président de commissions.

Publications récentes

N.B La liste de l’ensemble des publications se trouve [dans le document Word joint ci-dessous

Publications choisies

  • 2013, Cartographier la nostalgie. L’utopie concrète de mai 68 [ Mémoires de ma présence à l’Université de Nanterre en mai 1968], avec les dessins de Thomas Stehlin, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2013.

Voir l’avant-propos et les prologues de Thomas Sthelin et Jacques Guilhaumou dans les fichiers PDF ci-dessous.

  • 2012 La place des femmes dans la cité, en collaboration avec Geneviève Dermenjian, Karine Lambert et Martine Lapied, PUP, 2012
  • 2012 Libertés et libéralismes. Formation et circulation des concepts, sous la dir. de Jean-Louis Fournel, Jacques Guilhaumou et Jean-Pierre Potier, Lyon, ENS éditions, 2012, 451 pages.
  • 2008 La puissance maternelle, co-dir. avec G. Dermenjian et M.Lapied, Arles, Actes Sud.
  • 2008 Sieyès, Dossier, Révolution Française.net, textes réunis par Y. Bosc et J. Guilhaumou mis en ligne le 12 novembre 2008
  • 2008 Histoire et subjectivation, co-dir. avec A. Giovannoni, Paris, Kimé.
  • 2008 Philosophie allemande et Révolution Française, Dossier, Révolution Française.net, textes réunis par Y. Bosc et J. Guilhaumou mis en ligne le 6 mars 2008
  • 2007 Marseille révolutionnaire (1787 - an II), Dossier, Révolution Française.net, textes de J. Guilhaumou mis en ligne le 14 septembre 2007
  • 2007 Marat, Dossier, Révolution Française.net, textes réunis par Y. Bosc et J. Guilhaumou mis en ligne le 13 juillet 2007
  • 2007 Des Manuscrits de Sieyès (1770-1815), volume 2, présentation, transcription et annotation des Forces simples (Vues analytiques), coll. sous la dir. de C. Fauré, Paris, Champion.
  • 2007 La Terreur, Dossier, Révolution Française.net, textes de David Andress, Marc Belissa, Yannick Bosc, Françoise Brunel, Florence Gauthier, Jacques Guilhaumou et Jean-Pierre Gross réunis par Y. Bosc et J. Guilhaumou, mis en ligne le 11 janvier 2007
  • 2006 Discours et événement. L’histoire langagière des concepts, Presses Universitaires de Franche Comté. Edition en portugais, LINGUÍSTICA E HISTÓRIA – Percurso analíticos de acontecimentos discursivos. Voir la présentation, et en italien, Discorso ed evento. Per une storia delle idee, traduzione e introduzione di Rachele Raus, Aracne editrice, 2010
  • 2006, Ecritures de l’exil, coll. sous la dir. de A. Giovannoni, Paris L’Harmattan, 2006 (sur Sieyès).
  • 1985-2006 Dictionnaire des Usages Socio-Politiques 1770-1815, huit fascicules parus, co-dir. équipe « 18ème et Révolution », Publications de l’ILF, Collection " Linguistique française ", Paris, Champion. Présentation complète du huitième fascicule ici.
  • 2005, (en co-dir. avec Olivier Bertrand) Le politique en usages (XIVe-XIXe siècles), Langage et société, No.113, sept. 2005. Présentation
  • 2004, La résistance à l’exclusion. Récits de Vie et du Monde, co-dir. avec Béatrice Mesini et Jean-Noël Pelen, collection « Monde contemporain », Publications de l’Université de Provence.
  • 2004, Le Panthéon des femmes. Figures et représentations des héroïnes, co-dir. avec Geneviève Dermenjian et Martine Lapied, Paris, Publisud.
  • 2004, Révoltes et révolutions en Europe et aux Amériques de 1773 à 1802, coll. sous la dir. de Raymonde Monnier, Paris, Ellipses.
  • 2004, « Comités de surveillance et pouvoir révolutionnaire », introduction,avec M.Lapied en ligne, Rives nord-méditerranéennes, N°18.
  • 2003 Des notions-concepts en révolution, co-dir. avec Raymonde Monnier, Paris, Société des études robespierristes.
  • 2003 Handbuch Sozialwissenschaftliche Diskursanalyse, coll. sous la dir. de Reiner Keller, Band 2, Opladen, Leske+Budrich.
  • 2003, L’invention de la société. Nominalisme politique et science sociale au XVIIIème siècle, co-dir. avec Laurence Kaufmann, collection « Raisons pratiques », Paris, Editions de l’EHESS.
  • 2002 Sieyès et l’ordre de la langue. L’invention de la politique moderne, Paris, Kimé.
  • 2002 “Révolutions”, co dir. avec Marie-France Piguet, Mots. Les langages du politique, N°69.
  • 2002 “Les libéralismes au regard de l’histoire”, co-dir. avec Florence Gauthier, Actuel Marx, N°32.
  • 2002 Begriffgeschichte, Diskursgeschichte, Metapherngeschichte, coll. sous la dir. d’Hans Erich Bödeker, Göttingen, Wallstein Verlag.
  • 2001, Figures de la duperie de soi, coll. sous la dir. d’Augustin Gionvannoni, Paris, Kimé (sur Sieyès).
  • 2001, Exclusion au cœur de la Cité, coll. Avec A. Donzel sous la dir. de D. Schnapper, Paris, Anthropos.
  • 2000 Handbuch politisch-sozialer Grundbegriffe in Frankreich), Subsistances : pain,bled, grains, Hetf 19/20, coll. sous la dir. de R. Reichardt et H.-J. Lüsebrink, Munich, Oldenbourg.
  • 2000 Femmes entre ombre et lumière. Recherches sur la visibilité sociale, co-dir. avec G. Dermenjian et M.Lapied, Paris, Publisud.
  • 2000 Exclusions au coeur de la Cité, sous la dir. de D. Schnapper et en coll. avec A. Donzel, Paris, Anthropos.
  • 1999 Des Manuscrits de Sieyès,volume 1, présentation, transcription et annotation du Grand Cahier métaphysique, coll. sous la dir. de C. Fauré, Paris, Champion.
  • 1999 "France-Allemagne. Interactions, références", co-dir. avec Françoise Brunel et Florence Gauthier, Annales Historiques de la Révolution française, N°317 -* 1998 Le mot. Analyse du discours et sciences sociales, co-dir. avec Sonia Branca, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence.
  • 1998 L’avènement des porte-parole de la République). Essai de synthèse sur les langages de la Révolution française, Lille, Presses Universitaires du Septentrion.
  • 1998 La parole des Sans. Les mouvements actuels à l’épreuve de la Révolution française, Paris, ENS Éditions, (édition électronique) -* 1994 The Terror. The French Revolution and the Creation of modern political culture, coll. sous la dir. de K. M.Baker, New York-Oxford, Pergamon.
  • 1994 Gestos de leitura. Da Historia no Discurso, coll. avec Denise Maldidier sous la dir. de E. Orlandi Unicamp, Campinas.
  • 1994 Discours et archive. Expérimentations en analyse du discours, en collaboration avec D. Maldidier et R. Robin, Liège, Mardaga..
  • 1992 Marseille républicaine (1791-1793), Presses de Sciences Po.
  • 1992 Gestes d’une commémoration, co-dir. avec S. Bonnafous et P. Garcia, Mots, N°31.
  • 1989 Marseille en révolution, co-participation au commissariat de l’exposition avec C. Badet, Catalogue, Editions Rivages/Musées de Marseille.
  • 1989 El discurso como objeto de la historia, coll. sous la dir. de N. Goldman, Buenos-Aires, Hachette. -* 1988 Langages, Langue de la Révolution française, dir. de J. Guilhaumou, Mots, N°16.
  • 1989 1793. La mort de Marat, Bruxelles, Editions Complexe.
  • 1989 La langue politique et la Révolution française. De l’événement à la raison linguistique, Paris, Méridiens/Klincksieck, 1989, voir l’édition électronique sur le site des Classiques des sciences sociales (traduction allemande, Sprache und Politik in der Französischen Revolution , Suhrkamp).-
  • 1987 Langue et Révolution française, co-dir. avec B. Schlieben-Lange, Linx N°15, Université de Paris-X Nanterre.
  • 1983 Der Diskurs des Literatur- und Sprachhistorie, coll. sous la dir. de B. Cerquiglini und H.-U. Gumbrecht, Frankfut am Main, Suhrkamp.
  • 1981 “La rhétorique du discours, objet d’histoire (XVIIIe-XXe siècles)”, dir. de J. Guilhaumou, Bulletin du Centre d’analyse du discours de l’Université de Lille III, N°5.
  • 1981 Peuple et pouvoir. Etudes de lexicologie politique, co-dir. avec M.Glatigny, Presses Universitaires de Lille.
  • 1975 “Sur la Révolution française”, co-dir. avec R. Robin, Bulletin du Centre d’Analyse du Discours de l’Université de Lille III, N°2.
  • 1974 Langages et idéologies. Le discours comme objet de l’histoire, coll. sous la dir. de R. Robin, Paris, Les Editions ouvrières. -

Interventions depuis 2007 à des séminaires et journées d’étude dans le cadre de l’Université d’AIx-Marseille, MMSH

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Présidence : Peuples en Révolution | mar. 12 juin 12

Discutant : "Agency" : un concept opératoire dans les études de genre ? | mer. 30 mars 11

Président : De la Révolution, de l’opéra et des femmes : pratiques et représentations (XVIIe-XIXe s.) | mer. 31 mars 10

Introduction : Récits de femmes, troubles de soi | mer. 25 nov. 09

ANR CoRPS Session de travail | ven. 13 nov. 09

R. Koselleck et la temporalisation de l’histoire, Récits, figurations et projections de l’avenir du Moyen Âge à nos jours | dim. 18 janv. 09

Discutant : : Les femmes dans les chantiers historiques actuels : état de recherches de doctorants | mer. 23 avr. 08

Présidence : Opinions publiques et prises de position | mer. 23 mai 07

La propagande sectionnaire par l’imprimé : l’exemple de Marseille (printemps-été 1793) , Opinions publiques et prises de position | mer. 23 mai 07

Communications en vidéo à des séminaires, colloques et écoles thématiques

  • 2008 Intervention en vidéo au Séminaire d’Histoire et d’Epistémologie des sciences du langage (2007-2008) sur Norme, variation, changement dans les outils linguistiques sur le thème « Hyperlangue et événement linguistique » le 5 mai 2008 Retrouvez la référence vidéo
  • 2004 Les conférences en vidéos. Constitution, transmission, circulation des savoirs relatifs au langage [en ligne]. Lyon : ENS-LSH. Intervention à l’école thématique européenne en Histoire des théories linguistiques sur « La langue et la politique en France », du 30 août au 3 septembre 2004, vidéo http://www.ens-lsh.fr/ecolethema/livetest.htm
  • 2001 Colloques et Conférences. Portail école ouverte [en ligne]. Lyon : ENS-LSH. Intervention au colloque « Les discours du politique » dans le cadre de l’école thématique « Violence, consensus, sécurité », du 12 au 16 novembre 2001, vidéo http://ecole-ouverte.ens-lsh.fr/rubrique.php3?id_rubrique=153-

Collaboration à des Dictionnaires et Encyclopédies

Jacques Guilhaumou est aussi l’un des rédacteurs du Dictionnaire critique du marxisme (dirigé par G. Labica et G. Bensussan), du Dictionnaire historique de la Révolution française (dirigé par A. Soboul), de l’Encyclopédie philosophique universelle (dirigée par S. Auroux et J. F. Mattei), de l’Encyclopédie historique et politique des femmes (dirigée par C. Fauré), du Dictionnaire des sciences humaines (dirigé par Sylvie Mesure et Patrick Savidan), ouvrages publiés aux Presses Universitaires de France, du Dictionnaire de l’analyse de discours (dirigé par P. Chareaudeau et D. Maingueneau), paru au Seuil, de l’Encyclopédie de la Nouvelle histoire au CEPL et de l’Encyclopaedia Universalis (volume "Idées").

Pôle(s)

Membre du/des pôle(s) : Langages & Pensée Politiques - Genre et Politique

Documents joints


    Bibiliographie des travaux publiés

    Avant-propos de Cartographier la nostalgie (Mémoires de 1968)

    Prologues (Stehlin/Guilhaumou) de Cartographier la nostalgie (Mémoires de mai 1968)

    Bibliographie des travaux 2014