/ Présentations

Hamza Kouanda soutient sa thèse de sciences économiques intitulée « La lutte contre la pauvreté par l’économie sociale et solidaire au Burkina Faso : une dynamique de transformation sociale ? »

Présentation

  • Hamza Kouanda est doctorant en sciences économiques à l’université Lumière Lyon-2.

Composition du jury :

  • Francesca PETRELLA, Professeure des universités, Aix-Marseille Université, (Présidente)
  • Robert SANGUE FOTSO, Professeur agrégé, Université Yaoundé 2, (Rapporteur)
  • Myriam DONSIMONI, Maître de conférences HDR, Université Savoie Mont-Blanc, (Rapporteur)
  • Pascal GLÉMAIN, Maître de conférences HDR, Université Rennes 2, (Examinateur)
  • Marie FARE, Maîtresse de conférences, Université Lumière Lyon 2, (Examinatrice)
  • Jérôme BLANC, Professeur des universités, Sciences Po Lyon, (Directeur de thèse)

/ Présentations

Jean Tassin soutient sa thèse en sociologie intitulée : « Revenir à la terre : une sociologie des espaces marchands de l’agroécologie en Chine »

Présentation

  • Résumé de la thèse :
    La recherche doctorale étudie les mouvements de promotion d’une agroécologie sociale en Chine contemporaine. Depuis le milieu des années 2000, le contexte agroalimentaire a été marqué en Chine par deux phénomènes qui se renforcent mutuellement. Les scandales alimentaires qui défrayent régulièrement la chronique ont pour pendant le développement de nouveaux dispositifs d’approvisionnement, notamment illustrés par les circuits courts et la mise en avant d’aliments de « terroir » et de « qualité ». Si les nouvelles formes de consommation qui y sont associées ont déjà été abordées par la littérature, notamment concernant les populations urbaines et aisées, notre recherche s’attache quant à elle à penser les articulations entre les différents réseaux, ruraux et urbains, et la circulation de savoirs entre échelles locales, nationales voire transnationales dans ces domaines. À l’intersection entre différentes sphères – universitaires, juridiques, politiques – des « espaces écologiques » se construisent comme des arènes publiques des mondes agroalimentaires.
    Le travail de thèse est fondé sur une enquête ethnographique multi-site, réalisée entre 2017 et 2020, à partir d’observations in situ dans des lieux de production, de transformation et de distribution de produits fermiers du Guangxi et du Yunnan, ainsi que sur l’observation participante dans un programme international de recherche et de définition des produits de terroir chinois, organisé par les acteur·rices de ces réseaux (2019 – 2021). L’enquête de terrain ethnographique comprend une cinquantaine d’entretiens individuels et collectifs avec les acteur·rices des réseaux de l’agriculture paysanne et une veille de quatre années sur les interactions numériques et les publications en ligne à travers différents réseaux sociaux.

La soutenance pourra être suivie en ligne en cliquant sur ce lien. L’interprétariat entre le français et le chinois sera assuré grâce à un financement de la région Rhône-Alpes.

Composition du jury

  • Yuna Chiffoleau, directrice de recherche à l’INRAE Montpellier (rapportrice)
  • Sophie Dubuisson-Quellier, directrice de recherche CNRS à SciencesPo / CSO (présidente du jury)
  • Laurence Roulleau-Berger, directrice de recherche CNRS à l’ENS Lyon / Triangle et directrice de l’IAL "Post-Western Sociology in Europe and in China" (directrice de thèse)
  • Isabelle Thireau, directrice d’étude EHESS et directrice de recherche CNRS (rapportrice)
  • Wang Chunguang, professeur à la Chinese Academy of Social Sciences (examinateur)
  • Wen Jun, professeur à l’ECNU (directeur de thèse)
  • Zhang Wenming, professeur à l’ECNU (examinateur)

/ Présentations

Nicolas Laurence soutient sa thèse de sciences économiques intitulée « La contestation portée par les innovations monétaires comme moteur de changement institutionnel : le cas des monnaies locales et des cryptomonnaies »

Présentation

Nicolas Laurence est doctorant en sciences économiques à l’Université Lumière Lyon 2.

La thèse vise à démontrer que ces deux innovations monétaires radicalement différentes véhiculent des projets politiques alternatifs qui participent à un même processus d’émergence de nouveaux espaces monétaires potentiellement porteurs de changement institutionnel. Le recours à une économie politique de la monnaie nous permet de questionner la place des rapports de force et des conflits dans ce processus.

Composition du jury :

  • M. Jérôme Blanc, Professeur des Universités à Science Po Lyon (directeur de thèse)
  • M. Jean-François Ponsot, Professeur des Universités à l’Université de Grenoble Alpes (rapporteur)
  • Mme Ariane Tichit, Maîtresse de conférences à l’Université Clermont Auvergne
  • M. Yamina Tadjeddine-Fourneyron, Professeure des Universités à Université de Lorraine (rapporteure)
  • M. Cédric Durand, Professeur associé à l’Université de Genève
  • M. Bruno Théret, Directeur de recherche émérite au C.N.R.S.

/ Présentations

Saphia Doumenc soutient sa thèse en science politique intitulée : « Sociogenèse de l’engagement syndical en milieu populaire. Une enquête auprès de travailleuses du nettoyage à Lyon et à Marseille »

Présentation

Saphia Doumenc est doctorante en science politique sous la co-direction de Sophie Béroud et Paul Bouffartigue

Résumé de la thèse :

Cette recherche doctorale propose une sociogenèse de l’engagement syndical de salariées du nettoyage pourtant a priori dépourvues des capitaux susceptibles d’encourager une adhésion syndicale. Ce travail adopte une approche intersectionnelle permettant aussi bien de comprendre les logiques d’emploi et les conditions de travail dans le secteur du nettoyage (divisions sexuées et racisées du travail alimentées par les stratégies patronales) et la manière dont différents rapports de domination s’articulent et s’imposent à ces salariées, mais également comment ces expériences constituent des socles éventuels d’une possible remise en cause de l’ordre professionnel. Pour cela, l’approche intersectionnelle et l’attention portée aussi bien au travail, au syndicalisme qu’au hors-travail regroupant l’ensemble des sphères sociales dans lesquelles évoluent ces salariées, permettent de rendre compte des logiques d’engagement et d’investissement dans l’action collective. Il apparaît ainsi que l’articulation entre différents types de ressources sociales s’avère jouer favorablement dans l’adhésion et le maintien dans le syndicalisme, ou au contraire, les inhiber. Par ailleurs, cette enquête se décentre du seul « moment » syndical en observant aussi bien ce qui se joue en amont qu’après l’adhésion. Ce faisant, ce travail propose des pistes de réflexions sur les stratégies de syndicalisation en faveur des salariées précaires mais également sur les modalités de leur non-engagement ou de leur désengagement. Enfin, attentive aux diverses formes de relégations socio-spatiales des salariées subalternes assignées aux marges de l’emploi et bien souvent des grandes métropoles, cette thèse révèle la manière dont l’inscription territoriale de ces travailleuses matérialise l’intersectionnalité des rapports sociaux de classe, de race et de genre.

Mots-clés :

syndicalisme, CNT-SO, travail, nettoyage, hors-travail, rapports sociaux, intersectionnalité, ressources sociales, ethnographie, socialisation, engagement, mobilisations.

Composition du jury :

  • Sophie Béroud, Professeur des Universités, Université Lyon 2, co- directrice de thèse
  • Anne Bory, Maîtresse de conférences, Université de Lille
  • Paul Bouffartigue, Directeur de recherche CNRS émérite, co-directeur de thèse
  • Sébastien Chauvin, Professeur associé, Université de Lausanne, rapporteur
  • Sylvie Monchatre, Professeure des Universités, Université Lyon 2
  • Yasmine Siblot, Professeur des Universités, Université Paris 8, rapportrice
  • Serge Weber, Professeur des Universités, Université Gustave Eiffel

/ Présentations

Rubis Le Coq soutient sa thèse en anthropologie intitulée « Un évènement sanitaire exceptionnel ? Conakry et la mémoire de l’épidémie de Maladie à Virus Ebola (2014-2016) »

Présentation

Résumé

Partant du constat d’un écart (Olivier de Sardan, 2016) dans les discours sur l’épidémie de Maladie à Virus Ebola (MVE) entre le milieu de la recherche, des projets de santé publique et des médias d’une part et les discours recueillis à Conakry à l’issue de l’épidémie d’autre part, cette thèse entend questionner l’évènementialité (Olazabal & Josy Lévy, 2006) et l’exceptionnalisme de l’épidémie d’Ebola qui a affecté la Guinée entre 2014 et 2016. Si on considère qu’un évènement est « un basculement social, dans les pratiques non moins que dans les représentations » (Bensa & Fassin, 2002), qu’en est-il de l’épidémie d’Ebola ? Où situer l’épidémie entre la « surabondance évènementielle » et le « non-lieu » décrits par Marc Augé (Augé, 1992) ?

Pour adresser cette interrogation, j’analyse l’expérience d’Ebola à Conakry à trois échelles. D’abord à travers les histoires de deux individus atteints d’Ebola j’analyse la manière dont s’organise le soin en Guinée pendant Ebola. Ce faisant, je propose de penser Ebola comme une maladie qui se transmet dans l’amour tout en fragilisant les relations sociales.

Je resitue ensuite ces histoires au ras du sol (Revel, 1996) dans l’histoire politique de la Guinée, caractérisée par sa violence, pour saisir les continuités qui existent entre ces faits marquants de l’histoire et le déroulement de l’épidémie de MVE.

Enfin, je m’intéresse à la manière dont la gestion de l’épidémie s’inscrit dans une continuité postcoloniale qui induit des formes de hiérarchisation des savoirs. Ainsi l’intervention en santé vient contribuer au redoublement de la violence inhérente à l’épidémie elle-même et au contexte sociopolitique de la Guinée. Porter le regard sur une autre épidémie (celle de la COVID-19 en l’occurrence) permet de discuter le caractère d’exception (Agamben, 2003) conféré à l’épidémie d’Ebola.

Mots clés

Ebola, Évènement, Guinée, Post-colonialisme, Régimes d’exception, Préparation aux épidémies


/ Présentations

Camille Hamidi soutient son HDR intitulée « La couleur du politique. Les usages de l’ethnicité dans les rapports ordinaires au politique : apports d’une réanalyse »

Présentation

L’HDR de Camille Hamidi, maîtresse de conférences de science politique à l’université Lumière Lyon-2, chercheuse à Triangle, est composée de deux tomes :

  • Tome 1. Mémoire sur travaux (399 pages)
  • Tome 2. Mémoire original (398 pages)

Résumé du mémoire original :

La question de l’ethnicité est longtemps restée relativement taboue dans les sciences sociales françaises. Depuis la fin des années 1990, on assiste toutefois à une évolution sensible sur ces questions, des travaux de plus en plus nombreux faisant l’hypothèse d’une ethnicisation croissante de la société française, sensible tant dans les relations sociales que dans les rapports au politique, et qui se manifesterait en particulier dans les quartiers populaires. Pourtant, la façon dont l’ethnicité structure le rapport au politique reste encore un point largement aveugle de la littérature française, notamment dans les enquêtes qualitatives sur le sujet (a contrario des enquêtes quantitatives). Le mémoire original d’HDR cherche à investiguer cette question, à partir de la réanalyse d’une enquête conduite par l’auteure à la fin des années 2000, auprès de jeunes électeurs de quartiers populaires de Vaulx-en-Velin, en banlieue lyonnaise.

Le corpus se compose de trente entretiens conduits en 2007 et 2009 auprès d’électeurs de deux quartiers classés ZUS de Vaulx-en-Velin, âgés de 18 à 35 ans, à la fois des primo-migrants, des deuxièmes générations et des personnes nées en France de parents eux-mêmes nés en France métropolitaine. Il est analysé à l’aide d’un CAQDAS (atlas-ti) de manière à systématiser le travail sur le matériau.

L’HDR combine deux fils analytiques : une réflexion sur les manières d’appréhender les rapports ordinaires au politique, et une analyse de la façon dont l’ethnicité est mobilisée (ou non), et comment, par les individus pour se repérer politiquement. Sur le premier plan, la recherche fait dialoguer une approche de la politisation par la compétence politique et une conception élargie de la politisation (entendue au sens de la capacité à voir des problèmes communs ou partagés qui appellent des solutions collectives), en examinant la manière dont les déterminants de ces deux rapports au politique diffèrent en partie, et ce que la combinaison des regards permet de mettre au jour. Sur le second plan, le mémoire articule les outils de la sociologie de la culture sur les frontières symboliques et les acquis de la littérature (notamment états-unienne) concernant les effets de l’ethnicité sur le vote. Il examine la manière dont les individus mobilisent des catégorisations ethniques et sociales pour se repérer dans le monde social, et quelles conséquences cela emporte sur leurs rapports au politique.

L’introduction présente le corpus, et la méthode et les outils utilisés : il s’agit de la réanalyse par une chercheuse de sa propre enquête, outillée à l’aide d’un CAQDAS, le logiciel atlas-ti. Dans une première partie, le mémoire expose alors l’état des connaissances sur les effets de l’ethnicité sur le vote et les rapports au politique. Il analyse ensuite, dans une seconde partie, les formes de politisation des interrogés, en montrant ce qu’une variation des définitions permet de donner à voir, puis la manière dont les individus mobilisent les catégories ethniques et sociales pour se repérer dans le monde social, et comment cela influence leur rapport au politique. Enfin, dans une dernière partie, il s’arrête sur une question plus spécifique, importante dans les réflexions sur les liens entre ethnicité et politique : celle de la représentation des minorités en politique. Les interrogés considèrent-ils que les minorités (ethniques) doivent être représentées par des minorités ? L’enquête met en lumière l’existence d’une color-line sur ce point, au-delà des discours universalistes très généralisés parmi l’ensemble des interrogés.

La recherche défend une position qui consiste à prendre l’ethnicité comme objet d’étude, sans pour autant privilégier la « lentille ethnique » a priori ; à travailler sur l’ethnicité sans considérer que ce soit une question réservée aux minoritaires ; à prendre en compte la pluralité interne à chacun des groupes ethniques, afin d’éviter toute forme de « groupisme ».

Garant :

  • Patrick Lehingue, Professeur de science politique, UPJV

Membres du jury :

  • Sophie Duchesne, Directrice de recherche, IEP de Bordeaux (Rapportrice)
  • Nina Eliasoph, Professeure de sociologie, University of Southern California
  • Olivier Fillieule, Professeur ordinaire, Université de Lausanne
  • Patrick Simon, Directeur de recherche à l’INED, Chercheur associé au CEE (rapporteur)

/ Présentations

Stéphane Cadiou soutient son HDR intitulée « Les commerçants dans le gouvernement des villes : élus, groupes socioprofessionnels et politiques du commerce »

Présentation

  • Stéphane Cadiou est maître de conférences en science politique à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne.
  • Jury : Jean Louis Briquet, Jacques de Maillard, Agnès Deboulet, Patrick Le Galès (Directeur de recherche), Hélène Michel, Andy Smith

/ Présentations

Christophe Parnet soutient sa thèse de science politique intitulée « Du modernisateur au notable : la métropole comme instrument de pouvoir Etude comparée des constructions métropolitaines de Lyon et d’Aix-Marseille-Provence »

Présentation

Composition du Jury :

  • M. POLLET Gilles, Professeur des Universités, Institut d’Études Politiques de Lyon
  • M. PAYRE Renaud, Professeur des Universités, Institut d’Études Politiques de Lyon
  • M. DESAGE Fabien, Maître de conférences, Université de Lille
  • Mme REIGNER Hélène, Professeure des Universités, Aix-Marseille Université
  • M. LE LIDEC Patrick, Chargé de Recherches, CNRS
  • Mme DOUILLET Anne-Cécile, Professeure des Universités, Université de Lille

/ Présentations

Alexandre Chirat soutient sa thèse de sciences économiques intitulée « ’L’Economie intégrale’ de John Kenneth Galbraith (1933-1983) : Une analyse institutionnaliste historique américaine des mutations de la société industrielle »

Présentation

Résumé :

Cette thèse étudie la genèse, les modalités de construction et la réception de l’Économie intégrale de Galbraith (1933-1983). Cette expression désigne son projet théorique consistant à proposer un ensemble intégré de schémas explicatifs afin de rendre compte du fonctionnement du système économique de la société industrielle. La première partie fournit une matrice d’interprétation de l’œuvre de Galbraith. Nous réinscrivons son projet dans l’héritage de l’institutionnalisme historique américain et le contexte de sa lutte séculaire avec le courant néoclassique (Chapitre 1). Nous insistons sur le fait que son analyse de la société anonyme est directement héritière des théories de l’entreprise développées par la tradition véblénienne du courant (Chapitre 2). La deuxième partie étudie en détails la période de formation intellectuelle de Galbraith (1933-1952). Au niveau académique, Galbraith s’efforce de combiner les apports respectifs des trois « révolutions » auxquelles il est confronté - Berle et Means, Chamberlin et Keynes (Chapitre 3). Mais son projet théorique est aussi directement nourri par les enseignements pratiques d’une décennie d’expériences extra-académiques, notamment au sein de l’Office for Price Administration et du magazine Fortune (Chapitre 4). La troisième partie se concentre sur les modalités de construction de sa trilogie, laquelle constitue le cœur de son Économie intégrale (1952-1967). Nous montrons que Le capitalisme américain (1952) contient un modèle bimodal de l’économie et que L’ère de l’opulence (1958) propose une théorie de la consommation fondée sur le rejet du principe de souveraineté du consommateur (Chapitre 5). Le Nouvel État industriel (1967) les complète en fournissant une théorie syncrétique de la grande entreprise en tant qu’organisation (Chapitre 6). La quatrième et dernier partie se concentre sur le devenir de l’Économie intégrale en tant que « paradigme ». Nous montrons comment Galbraith s’efforce de parfaire un projet théorique suscitant des controverses majeures au moment précis où l’Économie entre dans sa « seconde crise » (Chapitre 7). S’il parvient à unifier ses schémas explicatifs autour d’une « théorie générale du pouvoir », nous concluons que son Économie intégrale n’en demeure pas moins nulle et non avenue en tant que « révolution scientifique » (Chapitre 8). Au cours des étapes de construction de son projet, Galbraith s’est nourri de la pensée d’économistes divers – tels Baumol, Berle, Chamberlin, Clark, Hymer, Marris, Mason, Kaysen, Simon, Schultz, Schumpeter – et a entretenu des controverses avec des auteurs tout aussi divers – Demsetz, Friedman, Hayek, Heller, Kolko, Meade, Samuelson, Solow, Sweezy. Aussi, tout au long de ce travail, l’œuvre de Galbraith constitue un prisme singulier afin de poser un regard inédit sur l’histoire de la pensée économique américaine au XXe siècle et sur les mutations du capitalisme dont elle permet de rendre compte.

Membres du jury :

  • M. GALBRAITH James Kenneth, professeur de chaire supérieure, Université d’Austin
  • M. BAUDRY Bernard, professeur des Universités, Université Lumière Lyon 2
  • M. CHASSAGNON Virgile, professeur des Universités, Université Grenoble Alpes
  • M. CHERRIER Beatrice, chargée de recherche CNRS, Université de Cergy-Pontoise
  • Mme DAL-PONT LEGRAND Muriel, professeure des Universités, Université Nice Côte d’Azur
  • M. FROBERT Ludovic, directeur de recherches CNRS, École normale supérieure de Lyon
  • M. HEDOIN Cyril, professeur des Universités, Université de Reims Champagne-Ardenne

/ Présentations

Elise Roche soutient son HDR intitulée « Résorber les bidonvilles, un urbanisme à la marge / Arpenter (à) la marge, un projet de recherche en études urbaines critiques »

Présentation

Elise Roche, maîtresse de conférences en urbanisme à l’INSA, chercheuse à Triangle, présentera ses travaux notamment au travers de deux volumes :

  • volume I "inédit" : "Résorber les bidonvilles, un urbanisme à la marge"
  • volume II "parcours" : "Arpenter (à) la marge, un projet de recherche en études urbaines critiques"

Résumé

À l’occasion de cette soutenance en vue de l’obtention de l’habilitation à diriger des recherches, Elise Roche présentera un travail de recherche inédit intitulé « Résorber les bidonvilles : un urbanisme à la marge. Héberger les "oiseaux de passage" à Saint-Denis ». Ce travail propose une analyse géographique du traitement local des bidonvilles en France à partir des années 2000. Il s’appuie sur une enquête qualitative, menée de 2011 à 2018, sur deux dispositifs expérimentaux visant à résorber des bidonvilles à Saint-Denis (93), en banlieue parisienne. Ces dispositifs institutionnels de relogement, appelés parfois « villages d’insertion », font l’objet de nombreux questionnements de la part des acteurs locaux, notamment pour leur caractère temporaire, et leur faible qualité constructive. Il s’agit donc de comprendre ce paradoxe, d’un engagement institutionnel contre le mal-logement qui se solderait par la production d’un habitat précaire, un « quasi-bidonville ».

Pour ce faire, cette recherche vise d’abord à expliquer la persistance de la question du traitement des bidonvilles dans des territoires de marge de la métropole parisienne. Ainsi, comment comprendre que la municipalité de Saint-Denis soit de nouveau confrontée à l’épineux problème du relogement des habitants de bidonvilles, après avoir été l’un des territoires majeurs des mesures de résorption durant les années 1960 ? En effectuant un travail d’archive et une analyse comparative notamment avec la période des années 1960, cette recherche met ainsi en lumière des « routines » dans les modes d’intervention, qu’il s’agisse des façons de produire la ville dans ce contexte, du traitement réservé à une population urbaine minoritaire, ou des territoires d’inscription de ces dispositifs.

Cette recherche vise également à saisir comment le traitement local et en urgence des bidonvilles comporte des effets sur les modalités de relogement. Cette approche est en outre complétée par une analyse du processus de relogement pour identifier comment les modèles de justice mobilisés contribuent à façonner le dispositif d’hébergement sous la forme d’un « village transitoire ». En analysant ce processus local de relogement depuis son déclenchement et durant plusieurs années de fonctionnement, ce travail contribue à renseigner les enjeux d’ethnicisation sous-jacents à la production de dispositifs d’hébergement.

Si de nombreux travaux s’intéressent au traitement des bidonvilles, par des approches politiques (T. Aguilera, 2017), historiques (Blanc-Chaléard, 2016), ethnographiques (Olivera, 2011), cette recherche propose en l’occurrence de venir éclairer ce pan à la marge des politiques urbaines, en l’analysant sur la longue durée (7 ans), tout en proposant une monographie approfondie, auprès des acteurs institutionnels, permettant aussi de mettre au jour les dimensions informelles de la production de la ville. Ce, en l’abordant prioritairement sous un angle géographique, partant de la matérialité des dispositifs et de leurs territoires. Une analyse pluriscalaire permettra de mettre ce traitement local des bidonvilles en perspective des politiques migratoires et du logement, dans le contexte de la ville néo-libérale. Ce faisant, cette recherche vise aussi à proposer une lecture interdisciplinaire et critique de la fabrication urbaine en s’attachant à ses marges : comment fait-on la ville pour les habitants des bidonvilles, ces urbains qui sont vus comme d’étranges « oiseaux de passage » ?

Composition du jury :

  • JM Deleuil, garant, pr HDR, INSA-Lyon et laboratoire Triangle
  • C. Lelévrier, Pr HDR, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Lab’urba (présidente)
  • JC Driant, PR HDR, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Lab’urba (pré-rapporteur)
  • C. Lévy-Vroélant, Pr HDR Université Paris 8 - Emérite, laboratoire CRH-Lavue (3ème rapporteur)
  • V. Sala Pala, Pr HDR Université Jean Monnet Saint-Etienne, Laboratoire Triangle (pré-rapporteur)

/ Présentations

Lionel Cordier soutient sa thèse de science politique intitulée : « Crise démocratique et mutations contemporaines de la représentation politique : l’exemple islandais (2008-2017) »

Présentation

Lionel Cordier est doctorant en science politique à l’Université Lumière Lyon-2, sous la co-direction de Nathalie Dompnier, Université Lumière Lyon 2 et d’Irma Erlingsdóttir , Université d’Islande (thèse en cotutelle avec l’Université d’Islande)

Membres du jury

  • M. AUCANTE Yohann Maître de conférences École des Hautes Etudes en Sciences Sociales
  • M. SINTOMER Yves Professeur des Universités Université Paris 8
  • Mme BLANC-NOËL Nathalie Maîtresse de conférences HDR Université de Bordeaux
  • Mme DOMPNIER Nathalie Professeure des Universités Université Lumière Lyon 2
  • Mme ERLINGSDOTIR Irma Professeure des Universités Université d’Islande
  • M. GARIBAY David Professeur des Universités Université Lumière Lyon 2

/ Présentations

Gabriel Montrieux soutient sa thèse de science politique intitulée « La fabrique sociale de la consommation engagée. Sociologie politique des circuits-courts alimentaires alternatifs ».

Présentation

Composition du jury :

  • Mme DOMPNIER Nathalie, Professeure des Universités, Université Lumière Lyon 2
  • M. AGRIKOLIANSKY Eric, Professeur des Universités, Université Paris-Dauphine
  • Mme ROUCHIER Juliette, Directrice de Recherche, CNRS
  • M. ITÇAINA Xavier, Directeur de Recherche, CNRS
  • M. BRUNEAU Ivan, Maître de conférences, Université Lumière Lyon 2

/ Présentations

Victorien Pliez soutient sa thèse en histoire : « Déclin et résilience de l’industrie textile rhônalpine. Des années 1950 à nos jours »

Présentation

La soutenance sera publique.
Les personnes intéressées sont invitées à contacter cette adresse pour obtenir le lien de connexion et pour toutes informations complémentaires

Résumé de la thèse :

L’industrie textile rhônalpine est historiquement caractérisée par un réseau de petites et moyennes entreprises en zone périurbaine et rurale hautement spécialisées dans les différentes étapes de la production : moulinage, tissage et ennoblissement. Cette structure est héritée de l’ancienne Fabrique de soieries lyonnaise et demeure encore largement en place après la Seconde Guerre mondiale. Le développement considérable des textiles artificiels dans les années 1920-1930 amorce un début de modernisation structurelle et organisationnelle dans ces affaires. L’industrie locale est appuyée par le puissant complexe chimique régional (Comptoir des textiles artificiels, Rhodiaceta) qui constitue le principal fournisseur de fil. La généralisation des textiles synthétiques dans les années 1950 entraîne un mouvement de concentration. Les ateliers indépendants et très petites affaires sont poussés à la fermeture face à des gains importants de productivité et à une concurrence internationale intensifiée par l’ouverture des frontières commerciales de la communauté européenne. Des entreprises intermédiaires parviennent à émerger comme principaux acteurs régionaux de la filière, sans atteindre la taille observée dans les complexes cotonniers et lainiers du Nord et de l’Est. Au milieu, les entreprises moyennes parviennent à maintenir leur activité par la modernisation matérielle et la mise en place de structures communes avec d’autres partenaires commerciaux. Ce mouvement productiviste est cependant stoppé par la crise structurelle de 1973. La filière est menacée en amont avec le retrait du fournisseur historique Rhône-Poulenc de la filature et en aval avec l’essor des importations de produits finis à bas coût en provenance des pays en voie de développement. Cette crise provoque la fin d’un modèle industriel en poussant les grandes affaires régionales à la faillite ou à des compressions exceptionnelles. Une nouvelle génération d’entreprises parvient cependant à émerger de ce modèle en crise. Plus petites, plus flexibles, elles maintiennent leur activité en se distinguant par leur réactivité, l’occupation de marchés de niches ou la mise en place de productions à forte valeur ajoutée. De nouveaux petits groupes prospèrent ainsi durant les années 1980-1990 dans le textile d’habillement en flux tendu et dans les textiles techniques. Le textile rhônalpin évolue ainsi d’une industrie de main-d’œuvre à une industrie de capitaux, à très forte productivité au prix d’une réduction considérablement du nombre d’emplois. Cette transition s’accélère depuis les années 2000 avec l’émergence d’une seconde vague de concurrence internationale, principalement incarnée par la Chine.

Membres du jury

  • M. VERNUS Pierre
    Maître de conférence
    Université Lumière Lyon 2
  • M. JOLY Hervé
    Directeur de recherches
    CNRS
  • Mme HALITIM-DUBOIS Nadine
    Docteur en Histoire
    Région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA)
  • Mme DALMASSO Anne
    Professeure des Universités
    UNIVERSITE GRENOBLE ALPES
  • M. DAUMAS Jean Claude
    Professeur d’ Université émérite
    Université de Franche-Comté
  • M. RAGGI Pascal
    Maître de conférences HDR
    Université de Lorraine

/ Présentations

Jordan Biets soutient sa thèse de sciences économiques intitulée « L’élaboration du gold exchange standard pour l’Inde (1870-1913), d’une controverse à une innovation monétaire »

Présentation

Jordan Biets est doctorant en sciences économiques à l’Université Lumière Lyon-2.

Résumé de la thèse :
Cette thèse analyse le processus d’émergence du gold exchange standard (GES). Spécialement façonné pour l’Inde au fil des débats entre 1876 et 1892, son adoption est l’occasion de fortes tensions politiques et théoriques jusqu’en1913. Nous nous intéressons dans cette thèse à l’intensité des discussions monétaires derrière le manque d’adhésion pour ce régime pendant ces trois décennies. Nous mettons en lumière qu’en débattant de la roupie, ces acteurs repensaient le cadre logique d’usage des monnaies domestiques. Pour le comprendre, nous revenons aux origines de son élaboration en réhabilitant ses inventeurs pour l’Inde : John Thomas Smith (1805-1882) et Alexander Martin Lindsay (1844-1906). Leur contribution est étudiée dans le cadre des débats qu’ils ont suscités, et met en lumière les éléments innovants controversés du GES. Ce régime –qui repose sur une monnaie domestique strictement jeton, échangeable en or par l’intermédiaire d’une devise étrangère –est alors perçu comme « inconvertible », « artificiel » ou « géré ». En1876, Smith confronte ses arguments à Walter Bagehot (1826-1877), alors que Lindsay affronte dans un autre contexte la défiance des Comités Herschell(1893) et Fowler (1898). Il ressort que l’hostilité des intellectuels britanniques de cette fin de 19e siècle relève de représentations héritées du métallisme théorique. Désorientés par la rapide diffusion internationale du gold standard dans les années 1870, ils surestiment le rôle monétaire des métaux à la lumière de l’exemple du régime monétaire anglais. Avec le Smith-Lindsay scheme, adapté à l’Inde et au nouvel environnement international, ces deux auteurs rompent avec ces idées monétaires de leur époque. Le GES, mis en place en Inde sans conviction politique et sans adhésion théorique, marque pourtant l’énonciation et le débutd’un gold standard d’avant-garde.

Mots clefs :
Inde, gold exchange standard, silver standard, John Thomas Smith,Alexander Martin Lindsay, WalterBagehot, histoire monétaire

Composition du jury

  • Mme Maria Bach, Maître de conférences à l’American University of Paris (examinatrice)
  • M. Gopalan Balachandran, Professeur au Graduate Institute of International and Development Studies of Geneva (examinateur)
  • M. Jérôme Blanc, Professeur des universités à l’Institut d’Études Politiques de Lyon (président de jury)
  • M. Christophe Depoortère, Professeur des universités à l’Université de la Réunion (rapporteur)
  • Mme Rebeca Gomez Betancourt, Professeur des universités à l’Université Lumière Lyon 2 (directrice de thèse)
  • M. Anders Ögren, Professeur des universités à Uppsala University (rapporteur)
  • Mme Claire Silvant, Maître de conférences à l’Université Lumière Lyon 2 (examinatrice)

/ Présentations

Antoine Lévêque soutient sa thèse de science politique intitulée « DESSERVIR LA BANLIEUE. Métropolisation et relégation des quartiers d’habitat social dans l’agglomération lyonnaise (1959-2019) »

Présentation

  • Antoine Lévêque est doctorant en science politique à l’Université Lumière Lyon-2.

Composition du jury

  • M. PAYRE Renaud, Professeur des Universités, Institut d’Études Politiques de Lyon (directeur de thèse)
  • Mme TISSOT Sylvie, Professeure des Universités, Université Paris 8
  • Mme TAICLET Anne-France, Maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (co-directrice de thèse)
  • M. DOMARGEN Jean-Yves, Professeur des Universités, Université de Montpellier
  • Mme REIGNER Hélène, Professeure des Universités, Aix-Marseille Université
  • M. DESAGE Fabien, Maître de conférences, Université de Lille
  • Mme DOUILLET Anne-Cécile, Professeure des Universités, Université de Lille

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Stéphanie Lanfranchi soutient son HDR : « Ce que le fascisme fait dire à la littérature »

Présentation

Stéphanie Lanfranchi est maître de conférences en études italiennes à l’ENS de Lyon.

Le fil rouge qui relie les éléments des trois volumes qui composent ce dossier d’HDR (un mémoire de synthèse en français, un texte inédit en italien - Abbasso la critica ! - sur la critique littéraire dans l’Italie fasciste et une sélection d’une vingtaine de publications significatives rédigées dans les deux langues) se déploie avec une certaine évidence au cours des pages, malgré l’hétérogénéité des sources et des méthodes exploitées dans une approche pluridisciplinaire, à la croisée entre l’histoire, la pensée politique et la littérature.

Le titre du dossier suggère ce à quoi tient ce fil, c’est-à-dire à un questionnement sur ce que le fascisme italien veut - et parvient dans une certaine mesure - à faire dire à la littérature. Il s’agit, en l’occurrence, de s’interroger à la fois sur ce que l’expérience littéraire peut nous dire du totalitarisme italien, et sur ce que l’expérience totalitaire peut nous dire de l’interprétation littéraire. Cela permet d’aborder le problème d’une définition politique et historique du totalitarisme italien et de la spécificité de son rapport à la culture à travers l’analyse des discours sur la littérature qui ont été proposés en Italie durant le Ventennio fasciste, mais aussi d’aborder le problème plus général de la valeur et de la légitimité du discours sur la littérature à travers le cas-limite que constitue, à bien des égards, le totalitarisme italien.

Le dossier comporte également une description des méthodes et des premiers résultats obtenus dans l’étude textométrique et statistique des œuvres complètes de Mussolini, à travers des outils d’analyse textuelle qui sont en partie inédits et profondément novateurs.

Composition du jury :

  • Mme Perle Abbrugiati
  • Mme Maddalena Carli
  • M. Emanuele Cutinelli-Rendina
  • M. Romain Descendre (garant)
  • M. Emilio Gentile
  • M. Xavier Tabet
  • M. Jean-Claude Zancarini

>> Annonce de la soutenance sur le site de l’ENS de Lyon


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Jean-Régis Kunegel soutient sa thèse de sciences économiques intitulée « The support mechanisms for the creation of new spin-off companies in the entrepreneurial university model. A comparison between the University of Amsterdam and the Free University of Berlin. »

Présentation

Jean-Régis Kunegel est doctorant en sciences économiques à l’Université Lumière Lyon-2.

Composition du jury :

  • Mme Marie-Christine CHALUS SAUVANNET, Professeure, Université Jean Moulin Lyon 3
  • Mme Marina VAN GEENHUIZEN, Professeure Emérite, Université de technologie de Delft, rapporteur
  • M. Philippe LAREDO, Professeur, Université de Manchester ; Directeur de Recherche, Université Paris-Est, rapporteur
  • Mme Nathalie LAZARIC, Directrice de Recherche, CNRS, Université Côte d’Azur, Présidente du jury
  • M. Matthias MENTER, Professeur, Université Friedrich Schiller d’Iéna
  • Mme Valérie REVEST-ARLIAUD, Professeure, IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3 (directrice de thèse).

Abstract
The support mechanisms for the creation of new spin-off companies in the entrepreneurial university model. A comparison between the University of Amsterdam and the Free University of Berlin.
In a knowledge-based economy, there is increasing attention paid to innovation coming out of university-industry collaboration. This research focuses on the concept of the entrepreneurial university, which, in addition to education and research, pursues a third mission of social and economic development. This thesis specifically analyses the support from the parent organization to the spin-off creation. In this regard, we explore the internal organization of the university, its practices, and the role of interactions between various organizational members in order to spur academic entrepreneurship. This research refers to organizational theory, and especially to inhabited institutionalism. Through a qualitative, exploratory, and data driven methodology for which 68 interviews were conducted, we compare the support provided by the University of Amsterdam (in the Netherlands) with that offered by the Free University of Berlin (in Germany). One of the main discrepancies between the university proceedings and the spin-off operations is the different motivations and the timeframe required for action. Knowledge transfer from academia to private corporations requires certain organizational attributes from the university, including transparency, simplicity, and alacrity of its practices. Our results demonstrate that the university should favor organizational flexibility and independent organizational governance for its support for academic entrepreneurship. Our empirical contribution leads us to reconsider and propose a new definition for the concept of the entrepreneurial university.
Keywords : economics of innovation, entrepreneurial university, knowledge transfer, university spin-off, organization, inhabited institutionalism.

Résumé :
Les mécanismes de soutien à l’essaimage dans le modèle de l’université entrepreneuriale : comparaison entre l’université d’Amsterdam et l’université libre de Berlin
Dans une économie de la connaissance, une importance croissante est accordée à la production d’innovations issues de la collaboration entre industrie et monde académique. Notre recherche porte sur le concept de l’université entrepreneuriale. Cette dernière, en sus de l’enseignement et de la recherche, concourt à la réalisation d’une troisième mission d’engagement social et économique. Cette thèse analyse le soutien de l’université à l’essaimage. Plus particulièrement, nous cherchons à explorer l’organisation interne de l’université, les pratiques qui en découlent ainsi que le rôle des interactions entre les membres de l’organisation dans le soutien à l’entrepreneuriat académique. Cette recherche s’inscrit dans la théorie des organisations et emploie la théorie des institutions habitées. À travers une méthodologie qualitative et exploratoire, nous comparons l’université d’Amsterdam aux Pays-Bas et l’université libre de Berlin en Allemagne, où 68 entretiens ont été réalisés. Une des différences fondamentales entre le fonctionnement des universités et celui des spinoffs réside dans des représentations et une gestion du temps diamétralement opposées. Le transfert de connaissances du monde académique vers les acteurs privés nécessite que l’université possède certaines propriétés organisationnelles, telles que la transparence, la simplicité et la célérité de ses pratiques. Nos résultats tendent à démontrer que ces qualités pourraient être acquises grâce à une certaine flexibilité organisationnelle et une certaine indépendance dans la gouvernance des structures de soutien. Ces contributions nous amènent à proposer une nouvelle définition du concept d’université entrepreneuriale.
Mots clés : économie de l’innovation, université entrepreneuriale, transfert de connaissances, essaimage, organisation, théorie des institutions habitées.

La soutenance de thèse se fera en anglais.


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Jean-Baptiste Devaux soutient sa thèse de science politique intitulée : « L’État technologique. Rationalisations et institutionnalisation d’un territoire bureaucratique : l’innovation (1963-2003) »

Présentation

Résumé de la thèse :

Le Crédit d’impôt recherche, les pôles de compétitivité, les structures de valorisation de la recherche ou de transfert de technologie sont autant d’instruments au travers desquels les pouvoirs publics se proposent de « soutenir l’innovation ». Cette thèse cherche à comprendre comment et pourquoi « l’innovation » est devenue un problème d’État et un enjeu d’action des pouvoirs publics. À rebours des discours qui envisagent l’émergence de ces politiques publiques comme la conséquence mécanique des transformations des systèmes économiques ou scientifiques, celles-ci apparaissent plutôt comme le produit de luttes et concurrences au sommet de l’État entre le début des années 1960 et le début des années 2000. Cette thèse porte sur ces concurrences. Alliant sociologie des instruments de gouvernement, sociologie des institutions et sociologie des administrations, nous explorons les ressorts du changement dans l’action publique. Pour cela, nous nous intéressons aux activités de réformateurs, c’est-à-dire de hauts fonctionnaires, d’acteurs du monde patronal, de professionnels de la politique ou d’experts patentés qui, au sein ou auprès des administrations de la Recherche et de l’Industrie entre 1963 et 2003 ont transformé les règles, les normes et principes organisationnels qui structuraient la politique technologique en France depuis 1945. En éclairant ces transformations, nous contribuons empiriquement à une analyse des interdépendances entre l’État et le capitalisme en France. Il apparaît que l’innovation est un instrument de pouvoir à deux niveaux. D’abord, de l’appareil administratif sur l’espace économique. La politique d’innovation naturalise certaines pratiques scientifiques et industrielles au regard d’un ordre économique présenté comme allant de soi. Ensuite, elle est un instrument de pouvoir des hauts fonctionnaires généralistes à l’intérieur de l’État, contribuant pas à pas au dépérissement de l’État technique.

Composition du jury :

  • Jérôme AUST, Chargé de recherche FNSP, CSO-Sciences Po
  • Philippe BEZES, Directeur de recherche CNRS, CEE-Sciences Po (rapporteur)
  • Cécile CRESPY, Professeure des universités, Sciences Po Toulouse
  • Delphine DULONG, Professeure des universités, Université Paris I (rapportrice)
  • Martine KALUSZYNSKI, Directrice de recherche, PACTE-Sciences Po Grenoble (co-directrice)
  • Benjamin LEMOINE, Chargé de recherche CNRS, IRISSO-Université Paris Dauphine
  • Emmanuel TAIEB, Professeur des Universités, Sciences Po Lyon (co-directeur)

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Elar Bolanos Llanos soutient sa thèse de science politique intitulée : « Entre action collective et mouvement social : L’action de protestation Conga dans la Région de Cajamarca, au Pérou, de 1990 à 2015 »

Présentation

Elar Bolanos Llanos est doctorant en science politique à Sciences Po Lyon, sous la direction de Didier Chabanet.

Composition du jury :

  • M. CHABANET Didier, Chargé de recherches HDR, IDRAC
  • M. BARDET Fabrice, Directeur de recherches, École Nationale des Travaux Publics de l’État
  • M. PAREDES Maritza, Profesora Asociada, Pontificia Universidad lica del Perú
  • M. ROYALL Frédéric, Senior Lecturer, Université de Limerick Irlande
  • Mme CACHO Rocio, Professeure, Universidad Nacional de Ingenieria
  • M. CINALLI Manlio, Professeur, Universita degli Studi di Milano Statale

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Samuel Ripoll soutient sa thèse de doctorat en science politique intitulée : « Le rêve d’une Méditerranée des villes. Entre développement et démocratie (années 1960 - années 2010) »

Présentation

  • Samuel Ripoll est doctorant en science politique à l’Institut d’études politiques de Lyon sous la direction de Renaud Payre, professeur de science politique à Sciences Po Lyon
  • Soutenance publique
  • Ecole doctorale : Sciences sociales
  • Section CNU : 04 - Science politique
  • Equipe de recherche : Triangle

Membres du jury

  • M. VERDEIL Eric, Professeur des Universités, Sciences Po Paris
  • M. VION Antoine, Professeur des Universités, Université de Nantes
  • Mme SIGNOLES Aude, Maîtresse de conférence HDR, IEP Aix-Marseille
  • Mme ROBINSON Jennifer, Professor, University College London
  • M. PAYRE Renaud, Professeur des Universités, Institut d’Études Politiques de Lyon

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Vincent Carret soutient sa thèse de sciences économiques intitulée « Macroeconomics and the rise of mathematical thinking : solutions and conflicts in early economic models (1930s-1950s) »

Présentation

Vincent Carret est doctorant en sciences économiques à l’Université Lyon 2, sous la direction de Michaël Assous.

Abstract :

Cette thèse revient sur le développement de modèles macro-dynamiques par la première génération d’économètres, des années 1930 aux années 1950, et la manière dont ces modèles ont transformé l’étude des phénomènes macroéconomiques. À travers l’analyse des modèles développés en particulier par Ragnar Frisch et Jan Tinbergen, les cinq chapitres explorent le développement d’un langage commun cherchant à donner un nouveau contenu aux concepts de stabilité, de fluctuations et de dynamique. Le dernier chapitre aborde la manière dont Wassily Leontief a critiqué cette approche de la macroéconomie en construisant son approche d’input-output.

Composition du jury :

  • Michaël Assous (Directeur) - Université Lumière Lyon 2
  • Jean-Bernard Chatelain - Paris School of Economics
  • Pierrick Clerc - HEC Liège
  • Muriel Dal Pont Legrand - Université Côte d’Azur
  • Ariane Dupont-Kieffer (Rapporteur) - Université Paris I Panthéon Sorbonne
  • Kevin Hoover (Rapporteur) - Duke University

/ Présentations

Nathanaël Colin-Jaeger soutient sa thèse de philosophie politique intitulée « Gouverner par les règles : pensée politique et juridique néolibérale. Hayek, Lippmann, Buchanan, Posner »

Présentation

Nathanaël Colin-Jaeger est doctorant en philosophie politique à l’ENS de Lyon, sous la direction d’Arnaud Milanese (dir. principal) et Claude Gautier (co-encadrant).

Annonce de soutenance (site de l’ENS de Lyon)

Résumé de la thèse

Cette thèse examine la philosophie politique et juridique néolibérale, à travers le concept de règle, en s’appuyant particulièrement sur les contributions de quatre auteurs : Walter Lippmann, Friedrich Hayek, James Buchanan et Richard Posner. Ces travaux sont reliés par un même problème, développé au cours des années 1930-1940 – moment de reconstruction du libéralisme, pensé comme une troisième voie entre celle de la planification économique et celle du laisser-faire –, à savoir celui de la justification et de l’élaboration des conditions institutionnelles à même de permettre à une société de marché de s’épanouir.
Ce faisant, les néolibéraux doivent affronter trois difficultés relatives à cette problématisation séminale. Tout d’abord, il leur faut traiter de la question normative de la justification des règles du jeu. En refusant la perspective naturaliste sous-jacente au laisser-faire, et par ailleurs tout fondement transcendantal à l’ordre social, les néolibéraux sont amenés à proposer une série d’arguments relatifs à la défense d’une société de marché bien organisée. Ensuite, ces réponses impliquent une seconde question, relative à l’impossibilité d’énoncer les règles du jeu depuis un point de vue épistémiquement valorisé. Les néolibéraux ont, en effet et dès le départ, critiqué la planification socialiste en ce qu’elle se prévalait d’un privilège épistémique indu. Comment, dès lors, concilier la critique épistémique qui sous-tend la défense du marché comme agrégateur, transmetteur et découvreur d’information avec la nécessité d’une forme d’interventionnisme institutionnel ? Enfin, la thèse d’un gouvernement par les règles du jeu, leur énonciation et leur modification, suppose une théorie du droit, à même de penser la forme que doivent prendre les règles, ainsi que les processus de modification de celles-ci.
Je montre que les thèses des différents auteurs de mon corpus sont traversées par ces problèmes, qui constituent également une clef d’interprétation de leurs théories. Je distingue, ainsi, deux grands moments, à savoir un premier temps de formation de la problématique néolibérale, en puisant dans les travaux historiques récents portant sur la constitution du néolibéralisme – en m’appuyant particulièrement sur les travaux de Lippmann et du premier Hayek –, puis je montre, dans un second temps, comment ce problème traverse les positions plus récentes d’auteurs participant de la même réflexion sur la manière de justifier les règles du jeu d’une société libérale – le second Hayek, les travaux de l’économiste Buchanan et du juriste Posner. Je montre, pour chacun, que les problèmes structurants du néolibéralisme sont reconduits, et permettent une critique interne des positions de ces auteurs, tout en soulignant l’intérêt de penser à partir de leurs problèmes.
Cette thèse entend donc contribuer non seulement à clarifier la philosophie politique et juridique néolibérale comme une thèse portant sur le gouvernement par les règles en vue d’établir une planification libérale légitime, mais aussi à montrer l’importance de prendre en compte ces positions pour informer nos élaborations théoriques contemporaines, puisque les diagnostics néolibéraux constituent autant de manière d’interroger le bestiaire conceptuel de ces théories. Paradoxalement, les positions néolibérales peuvent donc constituer des ressources pour des positions alternatives, ne défendant pas les mêmes conclusions.

Abstract

This thesis examines neoliberal political and legal philosophy, focusing on the concept of rule, drawing particularly on the contributions of four major contributors : Walter Lippmann, Friedrich Hayek, James Buchanan, and Richard Posner. Their contributions encounter the same problem, which emerged in the 1930s and 1940s when liberalism was being reconstructed as a third way between economic planning and laissez-faire, justifying and developing the institutional conditions that would allow a market society to thrive.
In doing so, neoliberals face three challenges with this seminal problematization. First, they must deal with the normative question of how to justify the game’s rules. By rejecting the naturalistic perspective that underlies laissez-faire, and any transcendental basis for social order, neoliberals are compelled to offer a series of arguments supporting a well-organized market society. These answers imply a second question relating to the impossibility of stating the game’s rules from an epistemically valued point of view. Neoliberals have criticized socialist planning from the outset in that it took advantage of an undue epistemic privilege. How, then, to reconcile the epistemic critique that underlies the defense of the market as an aggregator, transmitter, and discoverer of information with the need for some form of institutional interventionism ? Finally, the thesis of a government by the rules of the game, their enunciation, and their modification presuppose a theory of law capable of thinking about the form that the rules should take and the processes of modification of these rules.
I show that the theses of the different authors of my corpus are crossed by these problems, which also constitute a key to the interpretation of their theories. I thus distinguish two central moments, namely a first period of formation of the neoliberal problematic, drawing on recent historical works on the constitution of neoliberalism – relying in particular on the works of Lippmann and the first Hayek –, then I show, in a second period, how this problem crosses the more recent positions of authors participating in the exact reflection on the way to justify the rules of the game of liberal society – the second Hayek, the works of the economist Buchanan and the jurist Posner. I show, for each of them, that the structuring problems of neoliberalism are renewed and allow an internal critique of these authors’ positions while underlining the interest in thinking from their problems.
This thesis intends to contribute not only to clarifying neoliberal political and legal philosophy as a thesis about government by rules in order to establish legitimate liberal planning but also to show the importance of taking these positions into account in order to inform our contemporary theoretical elaborations since neoliberal diagnoses constitute so many ways of interrogating the conceptual bestiary of these theories. Paradoxically, neoliberal positions can thus constitute resources for alternative positions, not defending the same conclusions.

Composition du jury

  • Picavet, Emmanuel, Professeur des Universités en Philosophie, Paris 1,
  • Marciano, Alain, Professeur des Universités en Économie, Université de Montpellier,
  • Le Jallé, Eléonore, Professeure des Universités en Philosophie, Université de Lille,
  • Stiegler, Barbara, Professeure des Universités en Philosophie, Université Bordeaux-Montaigne,
  • Solchany, Jean, Professeur des Universités en Histoire, IEP de Lyon,
  • Gautier, Claude, Professeur des Universités en Philosophie, ENS de Lyon, Co-encadrant de Thèse,
  • Milanèse, Arnaud, Maître de conférences HDR en Philosophie, ENS de Lyon, Directeur de Thèse,

/ Présentations

Léa Dousson soutient sa thèse de sociologie intitulée « Comment façonne-t-on un "surdoué" ? Analyse de la socialisation à l’oeuvre dans les familles d’enfants catégorisés à "haut potentiel intellectuel" »

Présentation

  • Résumé de la thèse :
    Cette thèse cherche à mettre en évidence les conditions sociales de possibilité de la catégorisation d’enfants comme « à haut potentiel » au travers d’un test psychotechnique d’« intelligence ». Plus précisément, s’appuyant sur les travaux de Pierre Bourdieu, Bernard Lahire, Muriel Darmon, etc., ayant montré que la constitution par des enfants de dispositions et structures mentales spécifiques nécessite qu’ils fassent l’objet de certaines pratiques socialisatrices, notamment au sein de leur famille, cette recherche tente identifier les processus de socialisation familiale ayant permis à des enfants d’obtenir un QI nettement supérieur à la moyenne. Et ce à l’encontre de la vision communément répandue de la « précocité intellectuelle » comme relevant du « don », comme étant un « avantage » sinon « hérité », en tout cas « inné » et indépendant de tout investissement éducatif. La recherche repose sur la réalisation d’entretiens approfondis auprès de 30 familles d’enfants déclarés à « haut potentiel », le plus souvent possible avec le père et mère en même temps, parfois avec des enfants « précoces » eux-mêmes. Ces entretiens ont duré entre 2 h 40 à 9 h 20 par famille et se sont souvent déroulés à leur domicile, ce qui a permis, en marge des entretiens, la réalisation d’observations des espaces familiaux éducatifs voire des relations entre parents et enfants. L’enquête montre que les parents de précoces se livrent à un travail éducatif pédagogique particulièrement intensif, qui ne prend toutefois pas exactement la même forme selon leur position dans l’espace social. Elle explore les facteurs explicatifs de ce bain culturel dans lequel les parents d’enfants « surdoués » plongent leurs enfants tout en interrogeant les conséquences de ce bain sur les enfants eux-mêmes, interrogeant la description faite dans les médias des enfants « précoces ».

Composition du jury

  • Stéphane BONNÉRY, Professeur des universités, Université Paris 8, Examinateur
  • Muriel DARMON, Directrice de Recherche, C.N.R.S., Rapportrice
  • Sandrine GARCIA, Professeure des universités, Université de Bourgogne, Examinatrice
  • Agnès VAN ZANTEN, Directrice de Recherche, C.N.R.S., Examin
  • Wilfried LIGNIER, Chargé de recherche HDR, C.N.R.S., Rapporteur
  • Daniel THIN, Professeur émérite des universités, Université Lumière Lyon 2, Directeur de thèse

/ Présentations

Grégoire Letellier soutient sa thèse en histoire intitulée : « L’ouverture internationale de la chambre de commerce et d’industrie de Lyon (1957-1992). Déclin et adaptation d’une institution consulaire. »

Présentation

Membres du jury

  • M. VERNUS Pierre, Université Lumière Lyon 2
  • M. BUSSIERE Eric, Sorbonne Université
  • Mme LOUIS Marieke, SC de l’Homme, Politique, Territoire, UGA
  • M. LIBERA Martial, Université de Strasbourg
  • Mme EFFOSSE Sabine, Université Paris Nanterre
  • M. JOLY Hervé, CNRS, Directeur de thèse

/ Présentations

Jérôme Vial soutient sa thèse de sociologie intitulée « L’homologie policière en commun. Une analyse structurale de l’activité sécuritaire dans les transports publics urbains »

Présentation

  • Jérôme Vial est doctorant en sociologie à l’Université Lumière Lyon 2 sous la direction de Daniel Thin et la co-direction de Anne-France Taiclet.

Composition du jury

  • M. THIN Daniel, Université Lumière Lyon 2, Directeur de thèse
  • Mme TAICLET Anne-France, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, co-directrice de thèse
  • M. SPIRE Alexis, CNRS
  • M. ROCHÉ Sébastien, CNRS
  • M. DE MAILLARD Jacques, Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines
  • Mme GAUTRON Virginie, Université de Nantes
  • Mme DOUILLET Anne-Cécile, Université de Lille

/ Présentations

Pierre Nevejans soutient sa thèse en Histoire et Études italiennes intitulée « Les diplomaties plurielles de Côme Ier de Médicis. Les agents florentins et la France à la fin des guerres d’Italie (1537-1559) »

Présentation

  • Pierre Nevejans est doctorant en histoire et études italiennes à l’ENS de Lyon, sous la direction de Romain Descendre et la co-direction de Nicolas Le Roux.

Composition du jury :

  • Florence ALAZARD, Maîtresse de conférences HDR, Université de Tours, Rapportrice
  • Paola VOLPINI, Professoressa ordinaria, Università di Roma Sapienza, Rapportrice
  • Isabella LAZZARINI, Professoressa ordinaria, Università del Molise, Examinatrice
  • Jean BOUTIER, Directeur d’études, EHESS, Examinateur (président)
  • Romain DESCENDRE, Professeur des universités, École normale supérieure de Lyon , Directeur de thèse
  • Nicolas LE ROUX, Professeur des universités, Sorbonne Université, Co-directeur de thèse

Résumés en français, anglais et italien

Cette thèse porte sur les agents diplomatiques de Côme Ier de Médicis envoyés en France entre 1537 et 1559, dans la seconde partie des guerres d’Italie. En 1530, les Médicis rejoignent l’empereur et deviennent, sous sa tutelle, ducs de Florence, rompant avec la tradition francophile de la cité. Les deux changements, de régime d’une part, d’alliance de l’autre, ont longtemps été considérés comme étant à l’origine d’une rupture absolue des relations en Florence et la France, alors même que la période correspond à celle de l’ascension française de Catherine de Médicis, cousine de Côme. À l’aune d’un large dépouillement des registres de la chancellerie médicéenne, cette thèse rend caduque la doxa historiographique postulant cette rupture. Elle montre comment se construit une projection extérieure dans un espace inamical et dans le contexte d’un renouvellement du personnel politique florentin. Ce travail met en avant la multiplicité des acteurs des relations internationales et des modalités d’envois qui président à leur action. Ces « diplomaties plurielles » permettent à Côme de Médicis d’employer des dizaines d’agents aux statuts variés (espions, ambassadeurs, secrétaires, banquiers ou encore consuls) et de disposer d’une présence quasi continue à la cour de France et auprès des représentants français en Italie. Ainsi, ce cas d’étude permet de rendre compte de toute la complexité d’un modèle social et politique qui pourrait être représentatif de la Renaissance européenne, bien au-delà des seules limites du duché de Florence.

Mots clés : Côme Ier de Médicis ; Florence et la Toscane à l’époque moderne ; royaume de France ; guerres d’Italie ; Histoire de la diplomatie et des relations internationales ; Renaissance ; Première modernité.


This PhD dissertation unveils the history of agents sent to France by Cosimo I de’ Medici between 1537 and 1559, during the second part of the Italian Wars. In 1530, the Medici joined the Emperor, became dukes of Florence and broke the city’s historical alliance with France. These changes have been seen as the cause of a severance of diplomatic ties between Florence and France, despite the ascension of Caterina de’ Medici, Cosimo’s cousin, at the French court. Thanks to an extensive reading of the medicean chancery registers, this dissertation refutes the idea that franco-florentine relations were, at that time, broken by these changes. It shows how a diplomatic projection on a hostile territory is built, considering the renewal of Florentine political staff. It sheds light upon the variety of diplomatic actors and the types of missions which framed their action. These « plural diplomacies » allowed Cosimo de’ Medici to deploy dozens of agents with different status (spies, ambassadors, secretaries, bankers or consuls). He then arranged those tools in order to dispose of an almost permanent diplomatic presence at the French court and towards French representatives in Italy. This case study embraces the vast complexity of a social and political model which could itself be seen around Early modern Europe, far from Florence own limits.

Key words : Cosimo I de’ Medici ; Early modern Florentine Tuscany ; Early modern France ; Italian Wars ; History of diplomacy and international relations ; Renaissance Europe ; Early modern History.


Questa tesi di dottorato si focalizza sugli agenti diplomatici di Cosimo I de’ Medici inviati in Francia tra il 1537 e il 1559, nella seconda parte delle guerre d’Italia. Nel 1530, i Medici si unirono all’imperatore e divennero, sotto la sua tutela, duchi di Firenze, rompendo con la tradizione francofila della città. I due cambiamenti di regime da un lato, e di alleanza dall’altro, sono stati a lungo considerati la causa di una cessazione dei rapporti tra Firenze e la Francia, anche se il periodo corrispondeva a quello dell’ascesa francese di Caterina de’ Medici, cugina di Cosimo. Sulla base di un’ampia disamina dei registri della cancelleria medicea, questa tesi rende antiquata la doxa storiografica che afferma questa rottura. Questa ricerca dimostra come sia stata costruita una proiezione esterna in uno spazio ostile e nel contesto di un rinnovamento del personale politico fiorentino. Questo lavoro mette in evidenza la varietà degli attori delle relazioni internazionali e le modalità di invio che presiedono alle loro azioni. Queste “diplomazie plurali” permisero a Cosimo de’ Medici di impiegare decine di agenti con statuti vari (spie, ambasciatori, segretari, banchieri o consoli) e di avere una presenza quasi continua alla corte francese e presso i rappresentanti francesi in Italia. Questo caso di studio ci permette quindi di apprezzare la complessità di un modello sociale e politico che potrebbe essere rappresentativo del Rinascimento europeo, ben oltre i limiti del Ducato di Firenze.

Key words : Cosimo I de’ Medici ; Firenze e la Toscana all’epoca moderna ; la Francia all’epoca moderna ; guerre d’Italia ; storia della diplomazia ; Rinascimento europeo ; storia moderna.


/ Présentations

Oriane Lafuente soutient sa thèse de sciences économiques intitulée : « Les effets des monnaies locales convertibles françaises sur la structuration des échanges et l’activité économique des entreprises adhérentes, une approche quantitative au prisme de l’économie régionale »

Présentation

Oriane Lafuente est doctorante en sciences économiques en cotutelle Université Lumière Lyon 2 et Université du Québec en Outaouais, sous la direction de Jérôme Blanc (Sciences Po Lyon) et Mathieu Perron-Dufour (Université du Québec en Outaouais).

La thèse porte sur les effets de la circulation des monnaies locales convertibles (MLC) sur les réseaux d’échanges de leurs utilisateurs, l’organisation de leurs transactions commerciales et le développement de leur activité économique. Par l’analyse de données quantitatives diverses, elle met en évidence le rôle d’intermédiation des MLC qui favorise la circulation des revenus au sein des communautés monétaires. De ce processus résultent des multiplicateurs internes aux MLC supérieurs aux multiplicateurs locaux habituellement mesurés et un effet positif sur les chiffres d’affaires des microentreprises et petites et moyennes entreprises utilisatrices.

Composition du jury :

  • M. Jérôme Blanc, Professeur à Science Po Lyon, directeur de thèse
  • M. Mathieu Perron-Dufour, Professeur à l’Université du Québec en Outaouais, directeur de thèse
  • M. Sébastien Bourdin, Professeur HDR à l’Ecole de Management de Normandie, rapporteur
  • Mme Carole Brunet, Maître de conférences HDR à l’Université Paris 8, rapportrice
  • M. Samir Amine, Professeur à l’Université du Québec en Outaouais
  • Mme Marie Fare, Maître de conférences à l’Université Lyon 2
  • M. Marek Hudon, Professeur à l’Université Libre de Bruxelles
  • Mme Magali Talandier, Professeure à l’Université Grenoble Alpes

/ Présentations

Hasnaa El Awad soutient sa thèse en études arabes intitulée « La paix dans les arts de gouverner en Islam à l’âge classique »

Présentation

Hasnaa El Awad est doctorante en études arabes sous la direction de Makram Abbès (ENS de Lyon) et la co-direction d’Elisabeth Vauthier (Université de Lyon 3).

Composition du jury :

  • VALLET, Éric, Professeur des Universités, Université de Strasbourg, Rapporteur
  • BURESI, Pascal, Directeur de recherche, CNRS / CIHAM, Rapporteur
  • GHERRAFI, MiloudProfesseur de, s Universités, Université Jean Moulin Lyon 3, Examinateur
  • ZOUACHE, Abbès, Chargé de recherche, CNRS, Examinateur
  • BERRIAH, Mehdi, Professeur, Université d’Amsterdam, Examinateur
  • ABBÈS, Makram, Professeur des Universités, ENS de Lyon, Directeur de thèse
  • VAUTHIER, Élisabeth, Professeur des Universités, Université Jean Moulin Lyon 3, Co-directrice de thèse

Résumé en français

La thèse se propose d’étudier la pensée des Musulmans dans les arts de gouverner en Islam à l’âge classique afin d’évaluer si le fondement des relations entre les Musulmans et les non-Musulmans est basé principalement sur la paix ou sur la guerre. Les relations entre Musulmans et non-Musulmans sont basées sur des contrats. Pour établir ces contrats, les juristes classiques ont inventé une division bipartite du monde : la demeure de l’Islam (dār al-islām) et la demeure de la guerre (dār al-ḥarb). Certains parmi ces juristes rajoutent une troisième demeure temporaire appelée demeure de la trêve (dār al-hudna) qu’établit le contrat de la trêve (‘aqd al-hudna). Le Musulman est l’habitant par excellence de cette première demeure, celle de l’Islam. Il reçoit de la part des autorités la protection de sa vie et de ses biens. De la même manière, par le contrat de protection (‘aqd al-amān), les ḏimmī, les résidents permanents, et les musta’man, les résidents temporaires, reçoivent, en théorie, les mêmes droits que les Musulmans. En contrepartie, ils ont des devoirs comme le paiement de l’impôt de capitation (ǧizya), dans le cas des résidents permanents. En pratique, certaines règles juridiques peuvent différer, en fonction du gouvernant au pouvoir, entre autres. Au-delà des contrats liés entre les deux parties, les juristes ont aussi pensé ces rapports en temps de guerre, en faisant une distinction entre les combattants et les non-combattants, et en réfléchissant au sort des prisonniers de guerre. D’autre part, la tradition des Miroirs des princes arabes traite des armes du prince, des stratégies diplomatiques et militaires pour assurer et maintenir la paix. Le concept de ruse (ḥīla) occupe une place importante dans cette littérature, le but étant d’utiliser des ruses et des stratagèmes pour essayer de ne recourir à la guerre qu’en dernier recours. De plus, l’envoi d’ambassadeurs jouait un rôle déterminant dans les rapports diplomatiques, puisqu’ils étaient ceux qui pouvaient faire pencher la balance en faveur de la guerre ou de la paix.

Mots clé : Paix / Protection / Guerre / Contrats / Islam / Moyen Orient / Monde arabe / Science politique / Science juridique / Miroirs des princes / Age classique / Médiéval / Gouvernement / Relations internationales / Combattants / Non-combattants / Dimma / Sauf-conduit Miroirs des princes arabes

Abstract

The thesis aims to study the thinking of Muslims in the arts of governing in Islam in the classical age in order to assess whether the foundation of relations between Muslims and non-Muslims is based mainly on peace or on war. Relations between Muslims and non-Muslims are based on contracts. To establish these contracts, the classical jurists invented a bipartisan division of the world : the House of Islam (dār al-islām) and the House of War (dār al-ḥarb). Some of these jurists add a third temporary house called the House of the Truce (dār al-hudna), which is established in the contract of the truce (‘aqd al-hudna). The Muslim is the inhabitant of this house, that of Islam. He receives from the authorities the protection of his life and property. Similarly, under the contract of protection (‘aqd al-amān’), the ḏimmī, i.e. the permanent residents, and the musta’man, i.e. the temporary residents, are, in theory, given the same rights as Muslims. In return, they have duties, such the capitation tax (ğizya) that is paid by permanent residents. In practice, some legal rules may differ, depending on the ruling government. Beyond the contracts between the two parties, jurists have also thought about these relationships in wartime, distinguishing between combatants and non-combatants, and reflecting on the fate of prisoners of war. Furthermore, the tradition of the Arabic Mirrors for princes deals with the prince’s weapons, diplomatic and military strategies for securing and maintaining peace. The concept of cunning (ḥīla) occupies an important place in this literature. The goal was to use tricks and stratagems to try to make war a last resort. In addition, the sending of ambassadors played a crucial role in diplomatic relations, since they were the ones who could tip the balance in favor of war or peace.

Key words : Peace / War / Contracts of protection / House of War / House of Islam / Classical jurists / Arabic Mirrors for princes


/ Présentations

Léa Védie soutient sa thèse en philosophie intitulée « Le sujet politique du féminisme, de l’ontologie à la pratique : Comment la philosophie doit-elle s’emparer des problèmes féministes ? »

Présentation

Léa Védie est doctorante en philosophie à l’ENS de Lyon sous la direction de Claude Gautier.

Composition du jury :

  • Bentouhami, Hourya, maîtresse de conférences HDR, Université de Toulouse 2, rapportrice
  • Lépinard, Éléonore, professeure, Université de Lausanne, rapportrice
  • Ambroise, Bruno, chargé de recherche au CNRS, examinateur
  • Guérard de Latour, Sophie, professeure des universités, ENS de Lyon, examinatrice
  • Lavergne, Cécile, maîtresse de conférences, université de Lille, examinatrice
  • Le Dœuff, Michèle, directrice de recherche émérite CNRS, examinatrice
  • Gautier, Claude, professeur des universités, ENS de Lyon, directeur de thèse

Résumé

Le sujet politique du féminisme, de l’ontologie à la pratique : comment la philosophie doit-elle s’emparer des problèmes féministes ?

Au cours des trente dernières années, le courant post-structuraliste a largement contribué à populariser la question du « sujet » féministe : ce « nous » qui fonde le caractère collectif et la prétention à la généralité des luttes et revendications féministes. Un consensus émerge des nombreuses voix qui le composent : la théorisation féministe doit être anti-essentialiste, elle doit éviter par tous les moyens de faire de son sujet une essence. Je soutiens pourtant que cette position pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, en raison du caractère particulièrement vague de cette préconisation. La deuxième partie de la thèse élabore donc des critères normatifs permettant de distinguer ce que serait une bonne théorisation féministe. J’esquisse les caractéristiques d’une méthode pragmatique, qui fait des pratiques politiques de transformation sociale une norme pour les théorisations féministes (une mesure permettant d’évaluer leur pertinence), mais aussi une source privilégiée pour les problèmes théoriques. Au croisement de l’archéologie foucaldienne et de la philosophie de terrain, les réflexions que je développe dans la troisième partie sont une application de cette méthode à mon problème initial. À partir d’archives, de sources imprimées, de mémoires et de témoignages, j’interroge le sens des pratiques de non-mixité dans les mouvements féministes français et étasunien des années 1960-1970. Ces pratiques, à travers lesquelles j’identifie autant de manières de bien ou de mal dire « nous », me permettent de mieux poser le problème du sujet féministe et de formuler une critique sociale immédiatement orientée vers la reconstruction de son objet.

Mots-clés : Féminisme, post-structuralisme, essentialisme, non-mixité, sujet politique, praxis

Summary

The feminist subject, from ontology to practices : how should philosophy address feminist issues ?

Over the last three decades, the issue of the feminist ‘subject’ has substantially been put forward by feminist theorists, in the wake of post-structuralism. Feminist political togetherness as well as the universality of feminist claims have been called into question. Among the profusion of voices which compose post-structuralist feminism one statement emerges as a rallying point : feminist theorizing has to be anti-essentialist and avoid at all costs to turn its own subject into an essence. However, I contend that the vagueness of this recommendation raises more problems than it solves. Thus in the second part of this essay I establish a set of prescriptive guidelines as to what would be good feminist theorizing. I then outline the main characteristics of a pragmatic approach : one that makes political praxis for social change a standard for feminist theorizing as well as a primary source for theoretical problems. Using a combination of Foucauldian archaeology and field philosophy, I put this approach into practice in the third part of my dissertation applying it to my initial problem. Using archives, printed historical sources, and memoirs of feminist activists, I examine the significance of separatism and ‘non-mixité’ (non-mixedness) in French and US radical feminist movements of the 1960s and 1970s. Through them I identify various ways of successfully or poorly express a feminist ‘us.’ Thereby I both clarify its issues and provide for a reconstructive framework of the feminist subject.

Keywords : Feminism, post-structuralism, essentialism, non-mixedness, political subject, praxis