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Séminaire Pensée Politique Italienne : Lire les Cahiers de prison d’Antonio Gramsci

Responsable(s) scientifique(s) : Romain Descendre -  Jean-Claude Zancarini - 

Archives des séances de 2012

Organisation

UMR Triangle et LabEx CoMod

Deux vendredi par mois, de 9h30 à 12h30, à compter du 10 octobre, en salle R253 (ENS, site Descartes, bâtiment Recherche).

Séminaire ouvert à tous et validable aux niveaux M1-M2.

Dates : 10 et 24 octobre, 14 et 28 novembre, 12 et 19 décembre, auxquelles s’ajoutera une séance complémentaire en janvier.

Les deux séances du mois de novembre seront animées par Gianni FRANCIONI, invité à l’ENS de Lyon dans le cadre du LabEx CoMod. Professeur d’Histoire de la philosophie à l’Université de Pavie, Gianni Francioni dirige notamment la nouvelle édition critique des Quaderni del carcere, en cours de publication dans le cadre de l’édition nationale des œuvres d’Antonio Gramsci.

Présentation

Lire les Cahiers de prison tels que Gramsci les a écrits ne va pas de soi. Ce recueil monumental de notes éparses d’une portée historique, politique, littéraire et philosophique parmi les plus importantes du XXe siècle a été composé dans des conditions et sous une forme telles que son interprétation représente aujourd’hui encore un défi, alors qu’une nouvelle édition critique est en cours.

De façon compréhensible, mais peut-être en partie trompeuse, c’est essentiellement le marxisme du Gramsci penseur de la « philosophie de la praxis » qui a longtemps orienté les lectures de ses interprètes. Or s’il est, à l’intérieur de la tradition marxiste, l’un de ceux qui a le moins pâti du double écroulement du « bloc de l’Est » et des idéologies communistes, si son œuvre a nourri, à une échelle mondiale, la nouvelle historiographie qui s’est développée autour des cultural, subaltern et post-colonial studies, bref, si elle demeure aujourd’hui encore particulièrement stimulante, c’est notamment parce qu’avec une liberté intellectuelle et une érudition hors du commun, Gramsci a su nourrir sa pensée politique d’une réflexion historique exigeante inspirée par des traditions d’études particulièrement fortes en Italie. La vigueur singulière de la pensée gramscienne semble tenir notamment à son refus de séparer la théorie politique d’une réflexion sur les conditions historiques de possibilité et les limites propres de la perspective révolutionnaire dans une conjoncture spécifique. Lire Gramsci, c’est ainsi interroger avant tout sa méthode de travail et ses objets d’enquête.

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