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Les mutations de la participation politique

Les dispositifs participatifs locaux. Transformation des acteurs et des formes de participation

Divers projets de recherches antérieurs sont ici appelés à être prolongés, en particulier le programme ANR« Processus et acteurs latino-américains de la participation politique » (PALAPA) co-dirigé par David Garibay. Il s’agit notamment d’interroger la manière dont la mise en place de nouveaux dispositifs de participation au niveau local favorise l’émergence de nouveaux acteurs ou d’acteurs jusqu’alors peu légitimes au sein du champ politique– telles les formations issues de mouvements contestataires– et la façon dont ces derniers s’approprient des instruments et des espaces de pouvoir. Partant de la mise en perspective comparée de travaux sur ces problématiques, l’objectif est de développer un questionnement sur les contextes du renouvellement des acteurs et des formes de participation.

L’action publique et la participation. Mise en œuvre de nouveaux dispositifs

Le questionnement sur la diversité des pratiques de participation et sur les effets que celles-ci produisent à la fois sur les acteurs engagés dans des dispositifs institutionnels et sur les organisations est l’occasion d’une coopération avec le pôle Action publique. En effet, le projet de recherche sur les risques, piloté par Gwenola Le Naour, comporte un volet spécifique sur la formation des acteurs participants aux dispositifs publics de gestion des risques. Il s’agira de s’intéresser spécifiquement aux formations mises en place pour les représentants syndicaux investis dans ce type de structures, à la conception de celles-ci, comme aux formes d’appropriation dont elles font l’objet. On cherchera également à cerner la façon dont l’activité développée par les représentants syndicaux dans les dispositifs de concertation modifie la conception qu’ils ont de leur rôle de militants.

Les pratiques et l’administration électorales. Renouvellement des formes et des conceptions de la participation « conventionnelle »

Parallèlement, il s’agit aussi de comprendre les transformations que subissent les formes de participation dites « conventionnelles »– tel que le vote–, sous l’effet notamment du développement d’autres conceptions de la participation. La rencontre de spécialistes de différents pays et aires culturelles au laboratoire Triangle permet d’envisager des regards croisés sur les pratiques et l’administration électorale. La comparaison permet alors de se détacher d’une vision homogénéisante du vote comme acte standardisé et de donner à voir, à travers ses diverses modalités, différentes manières de faire et de penser les élections et la politique. L’étude des pratiques électorales et de leurs évolutions apparaît comme un chantier privilégié pour rendre compte des transformations du rapport au politique. De la même façon, l’administration, la législation et les dispositifs électoraux, comme la manière dont les acteurs se les approprient, permettent d’interroger les conceptions de la participation électorale. Ce questionnement s’inscrit en partie en lien avec des travaux du pôle « Action publique », et en particulier dans l’une des opérations de l’ANR Mosare (La mobilisation des savoirs pour la réforme), dirigée par Renaud Payre, qui interroge les modalités et les enjeux de l’informatisation de l’administration électorale. L’un des objectifs poursuivi est de rassembler et de mener des travaux comparés, sur différentes aires culturelles.

Certains chercheurs du laboratoire continueront par ailleurs à remplir des fonctions d’expertise auprès de médias pour le suivi de l’actualité électorale, et d’apporter leur concours à des travaux d’analyse électoraliste.


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