/ Séminaire Relire l’éthique en santé à l’aune d’une anthropologie spinoziste : philosophie de l’âge classique et médecine d’aujourd’hui

Marie Gaille : « "Invasivité organique", "invasivité éthique" : l’apport d’une approche conséquentialiste à l’analyse du diagnostic prénatal »

16 novembre 2018, de 17h à 20h, à l’ENS de Lyon, site Descartes (salle D4.024)

Intervenante

Marie Gaille est directrice de recherches en Philosophie au CNRS (laboratoire SPHère - Paris Diderot). Ses recherches portent sur l’histoire et le sens de la relation entre médecine, anthropologie et philosophie. Elles visent à expliciter, sur un plan à la fois épistémologique et éthique, les implications de l’expérience de la maladie, de la dimension corporelle de la vie humaine et du rapport des être vivants à leur milieu de vie. En particulier, son travail porte sur les décisions médicales qui engagent une conception des seuils de la vie valant d’être vécue aux différents âges de la vie.

Résumé de l’intervention

Le fœtus vivant est un « objet d’étude » relativement récent pour la médecine : depuis les années 1960. La mise en place de techniques de diagnostic prénatal proposé aux couples ou aux femmes enceintes, afin de détecter in utero des maladies particulièrement graves, incurables au moment du diagnostic, et d’origine génétique, a suscité une réflexion éthique toujours présente. Jonathan Glover apporte à cette réflexion une contribution de premier ordre. Elle donne notamment toute sa place à l’examen des conséquences directes et « latérales » dans l’évaluation éthique d’une pratique. Après avoir présenté dans un premier temps le questionnement de J. Glover sur la pratique du diagnostic prénatal, élaboré sur plusieurs décennies, cette présentation abordera le moment de l’histoire du diagnostic prénatal dans lequel nous sommes à présent, caractérisé par une pratique dite « non invasive » du diagnostic prénatal, l’avènement d’une médecine génomique et les questionnements sur l’extension du diagnostic pé-conceptionnel. Dans ce second moment, la démarche gloverienne attentive aux conséquences d’une pratique est reprise, afin de appréhender ses enjeux propres. On est conduit à souligner qu’un test, certes « non invasif » du point de vue organique, peut néanmoins être invasif d’un point de vue éthique.

Séminaire ouvert à toute personne intéressée. Pour des raisons d’organisation, l’inscription aux séances est souhaitée, auprès de Julie Henry.

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