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The 8th Youth and Societies (in Europe and the Medirerranean) Meeting. Lyon, October 12-14th 2016


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Programme

Mardi 11 octobre

  • 20h30 - Projection de Bande de filles, long métrage de Céline SCIAMMA, au théâtre Kantor de l’ENS-Lyon / Débat avec Carine GUERANDEL (Sociologue, U. de Lille) autour de son ouvrage Le sport fait mâle. La fabrique des filles et des garçons dans les cités (PUG 2016).

Mercredi 12 octobre

  • 9h30-10h - Accueil des participants
  • 10h-10h45 – Ouverture des RJS 8
  • 11h-12h30 – Séance plénière n°1 / Conférences de Michel BOZON (Sociologue, INED) et de Régis REVENIN (Historien, U . Paris-Descartes) sur les « paniques morales » autour des sexualités juvéniles.
  • 12h30-14h – Déjeuner - buffet

14h-16h30 – 4 ateliers en parallèle

  • Atelier 1 – L’orientation scolaire et l’enseignement supérieur face au genre
    K. Pietropaoli, E. Verley et E. Bonnet, Trouver sa voie. Genre et devenir des diplômé.e.s de l’enseignement secondaire professionnel.
    A. Bozzetti, Gender gap among second-generation students in higher education : the Italian case.
    S. Denave, L’orientation précoce dans les formations du secteur automobile : les conditions sociales d’une reproduction de l’ordre genré.
    M. Garcia Gracia, Trajectoires scolaires des jeunes filles après l’école obligatoire. Les intersections du genre et de l’origine sociale sur leurs choix et leurs projections.
    L. Oulaye, La réussite scolaire des étudiantes, mères et épouses de l’Université A. Ouattara : des aspirations partagées et des expériences différenciées.
  • Atelier 2 – Les rapports de genre à l’école
    C. Charbonnier, A. Kerivel, Le stage de troisième : l’impact du genre sur l’une des premières expériences du monde du travail.
    A. Kerivel, Climat scolaire : l’expérience des « grands et des grandes » de l’école élémentaire. Filles et garçons donnent leur point de vue sur la violence et son contraire.
    C. Perronnet, « Les sciences c’est (pas) mon truc » : la construction de rapports différenciés aux sciences chez les enfants de milieux populaires.
    J. Roy, La construction identitaire des filles et des garçons dans le réseau collégial au Québec : un point de vue sociologique.
    S. Masséi, Altérisation du sexisme et stratégies de distinction : genre, race et classe dans les actions de sensibilisation à l’égalité entre les sexes en milieu scolaire.
    • Atelier 3 – Construire son identité de genre
      A. Alessandrin et C. Reversé, Les mineurs trans en France : de l’inconvénient de na pas être un problème social.
      S. Bouchet, Emancipation et schéma corporel. Réformer les représentations corporelles des aptitudes physiques chez les adolescentes.
      E. Lemercier et D. Duprez, Etre une fille dans la bande de garçons : de l’art d’esquiver les assignations genrées.
      L. Puche, La catégorie émergente des « mineurs transsexuels » en Espagne. Contributions et limites de l’approche identitaire.
    • Atelier 4 – Engagement face au genre et genre militant
      F.Z. Akkif, Communication et discours : lecture en termes de rapports sociaux de sexe dans les partis politiques marocains.
      C. André et E. Hoffman, Où est le genre dans les dispositifs d’accompagnement à l’engagement des jeunes dans les projets de solidarité internationale ? GRDR, « T’entends quoi par politique ? » L’engagement des jeunes à l’épreuve des territoires : le cas des jeunes femmes habitantes des quartiers populaires.
      A. Kréfa, Transformations des « masculinités », cultures juvéniles et genèse d’un mouvement homosexuel dans la Tunisie (post)révolutionnaire.
      M. Outahar, L’engagement religieux chez les jeunes salafistes sous le prisme du genre.
      O. Soybakis, Genre engagé ou engagement genré ? Une réflexion sociologique sur les masculinités des jeunes militants de gauche à Istambul.
  • 16h30-17h – Pause café
  • 17h-18h30 – Séance plénière n°2 / Conférence d’Isabelle CLAIR (Sociologue, Paris-Est Nanterre), Nicolas RENAHY (Sociologue, INRA) et Vulca FIDOLINI (Sociologue, U. de Strasbourg) sur les rapports sociaux de sexe dans les jeunesses de milieux populaires.
  • 20h-22h – Réception à la mairie centrale de Lyon (en attente de confirmation)

Jeudi 13 octobre

9h-12h – 6 ateliers en parallèle

  • Atelier 5 – L’injonction au genre
    J. Thomas, Genre, masculinités et contrôle par les pair.e.s : les adolescent.e.s engagé.e.s dans une filière industrielle.
    I.M. Bartholini, Gender and cultural violence among teenagers of multi-ethnic Italian schools.
    L. Fenner, Contemporary sexuality education in France : what role does consent play in the prevention of sexual violence ?
    K. Mokeddem, L’adolescence délinquante face au regard de la société : une approche des injonctions de genre.
    K. Tamdy, Les représentations des masculinités dans les manuels scolaires.
  • Atelier 6 – Le genre des débuts de carrière
    A.M.Brandao, A.P.Marques et R. Lamelas, Young graduates, gender and entrepreneurship.
    J. Calmand, Inégalités selon le genre dans les débuts de carrière académiques : que nous apprend le dispositif Génération ?
    T. Couppié et D. Epiphane, Diplômé.e.s en informatique et sexe des informaticien.ne.s : une inadéquation à plusieurs inconnues.
    D. Epiphane, V. Di Paola, A. Dupray et S. Moulet, Devenir cadre en début de carrière : une féminisation en marche ? Evolution de l’accès des jeunes à la catégorie Cadre dans les années 2000.
    J. Gleyse et A. De Ceglie, Enseignement et formation : un déteminant de la mixité dans la carrière des femmes leaders ?
    Y. Brinbaum et S. Issehnane, Quelle qualité de l’emploi pour les descendants d’immigrés selon le genre et l’origine migratoire ?
  • Atelier 7 – Quand les professionnel.le.s de l’éducation construisent le genre
    J. Devif, Evaluation d’élèves stéréotypiques versus contre-stéréotypiques ; le discours des futur.e.s enseignant.e.s. GEM, Jeunesse, genre et scolarisation au prisme de la formation des enseignants.
    M. Pachoud, Les enseignants face au genre : diversité des postures professionnelles et perspectives de changement.
    S. Marin, Le genre à l’épreuve de l’accueil des jeunes enfants.
    J. Thomas, Les vieilles habitudes ont la vie dure ». Les enseignant.e.s face à la présence des filles dans un lycée « masculin ».
  • Atelier 8 – La part du genre dans les loisirs et pratiques culturelles juvéniles
    L. Jesu, Comment expliquer le gender gap chez les jeunes pratiquants du hip-hop ? _ M. Lachheb, Le rap underground à l’épreuve du genre : l’expérience des jeunes Tunisiens.
    J. Lopez, P. Lopez et L.F. Roméro, The social structure of Internet uses among the Spanish youth : evidence from the second technological divide.
    N. Palierne, Jeunesses sportives et sorties festives. Faire son genre au croisement des socialisations primaires.
    I. Pitti et N. De Luigi, By popular demand : persistence and transformation of gender roles in the ultra subcultures.
    G. Richard, Pour une lecture genrée de l’appropriation par le enfants des terrains de jeux publics : étude de deux squares parisiens.
  • Atelier 9 – L’Etat du genre : institutions et action publique
    L. Anthouard et J. Thomas, L’intimité négociée de jeunes filles en institution médico-éducative.
    T. Danteur, L’ITEP ou le traitement de la violence des garçons. _ A. Nuq, Péchés de jeunesse : déviance juvénile, marginalité et rééducation dans l’Espagne de Franco (1939-1975).
    A. Vuattoux, avec Y. Amsellem-Mainguy et B. Coquart, Jeunes détenu.e.s, genre et santé sexuelle : premiers résultats d’une enquête sur la santé sexuelle des jeunes confronté.e.s à la justice pénale.
    C. Rostaing, Le rapport genré à la religion des jeunes détenu.e.s se déclarant de confession musulmane : entre religion des pères, des mères ou des pairs ?
    S. Tiano, La socialisation des élèves boursières au Lycée militaire d’Aix-en-Provence : le cas des bénéficiaires de l’action « Ouverture sociale des Lycées de la Défense ».
  • Atelier 10 – Relations amoureuses, sexualités, conjugalités
    Z. Benabdallah, Ce que « femme » veut dire et ce qu’homme veut d’abord ? Etude socio-anthropologique des rapports sexués chez les jeunes universitaires algériens. _ M. Durand, Socialisation dissonante et paradoxe de la normalisation. Enquête sur la socialisation sexuelle de jeunes gays et lesbiennes en France.
    V. Germain, Quand les parcours scolaires viennent impacter les rapports sociaux de couple.
    F. Poglia, L. Mellini et M. Villani, La socialisation à la sexualité des jeunes migrant.e.s d’Afrique subsaharienne : une affaire de genre, race, classe ?
    E. Santelli, La formation des jeunes couples. Une réalité genrée ? _ M. Younès-Linhart, Le rôle de l’épilation dans la construction des rapports de genre au lycée, et dans le contrôle de la sexualité des lycéennes.
  • 12h – 14h – Déjeuner - buffet

14h-16h30 – 4 ateliers en parallèle

  • Atelier 11 – Les précarités juvéniles au prisme du genre
    A. Adebayo, Implications of street-hawking on girl-children education in Ilesa West local government area, Osun State, Nigeria.
    R. Ben Amor, La construction des rapports sociaux de sexe chez les jeunes en Tunisie à l’épreuve du travail et du territoire.
    E. Nada, Résister ou s’approprier l’encadrement de l’institution ? Des jeunes femmes peu qualifiées au chômage en quête de formation professionnelle.
    H. Rakoto-Raharimanana, Les petits boulots des lycéens au prisme du genre.
  • Atelier 12 – Le genre dans les groupes professionnels
    S. Monay, La « fabrique du genre » en contexte monosexué : les femmes militaires dans l’armée suisse.
    A. Olivier, Devenir un autre homme ? Sociabilités étudiantes et recompositions des masculinités en formation de sage-femme et d’assistant de service social.
    I. Pitti, N. De Luigi, A. Martelli et S.Volturo, Family work and work life balance among young self-employed women in Italy.
    R. Rettaroli, F. Tosi, N . De Luigi, Self-employment, gender inequalities and the youth : evidence from the North-East of Italy.
    E. Sulzer et A. d’Agostino, « Génération technicienne » : féminiser et rajeunir pour accompagner les réorganisations d’entreprise.
  • Atelier 13 – Devenir autonome, une histoire d’âge et de genre
    S. Condon, Migrations antillaises dans les années 1990-2000 : dynamiques de genre et d’âge.
    L. Faure et E. Le Dantec, Recomposition des rapports sociaux de sexe chez les jeunes de milieux populaires : effets croisés de l’allongement des études, de la précarisation de l’emploi, de la difficulté d’entrée dans la conjugalité et d’accès à l’indépendance résidentielle.
    J. Lemoux, Jeunesse et migrations algériennes : jouer et/ou déjouer l’ordre des âges ?
    E. Mattioli, Young people and housing. Does gender affect intergenerational support’s negociations ? Reflections from a study on families from working classes in Bologna.
    U. Peters et A. Kerivel, Transitions from out-of-home care into adulthood : a lonesome rite de passage ? The case of Luxembourg.
  • Atelier 14 – Les constructions familiales du genre
    G. Gasperoni et D. Mantovani, Parents’engagement in schooling and inequality in Southern Europe.
    A. Perret, La place de l’instruction au sein des familles pauvres lyonnaises du XVIIème-XVIIIè siècles.
    P. Torrioni et L. Bainotti, Becoming women and men in Italian families : gender socialization between innovation and traditionalism.
    T. Desrues et J. Moreno Nieto, Jeunes femmes au Maroc : représentations, attentes et stratégies vitales dans un village périurbain.
  • 16h30 – 17h – Pause café
  • 17h-18h30 – Séance plénière n°3 / Conférence de Jean-Sébastien EIDELIMAN (Sociologue, U. Lille 3), V. LE GOAZIOU (Sociologue, U. Aix-Marseille) et David NIGET ( Historien, U. d’Angers) sur les délinquances juvéniles.
  • 20h-22h – Visite guidée nocturne du Musée des Confluences

Vendredi 14 octobre

  • 9h-11h30 – Table-ronde « Révolutions et renouveaux féministes dans le monde arabe » avec Charlotte BIENAIME (documentariste, France Culture) / Perrine LACHENAL (Sociologue, CEDEJ, Le Caire) / Ibtissame LACHGAR (psychologue, Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles au Maroc, Rabat) / Abir KREFA (Sociologue, CMH-EHESS).
  • 11h30-11H45 – Clôture des RJS 8
  • 12h – Réunion-déjeuner du Conseil scientifique des RJS au RU du Campus Descartes

English Version

The eighth Youth & Societies (in Europe and the Mediterranean) Meeting (Les huitièmes rencontres Jeunes & Sociétés en Europe et autour de la Méditerranée – RJS 8) will take place in Lyon on October 12, 13 and 14 2016. The focus will be on youths’ gender.

In France, public launching of the “ABC de l’Égalité” (which promoted gender concerned education), images of street harassment on mass media broadcast and heated public debate about LGBT parenting caused the break out of a sharp controversy. It revealed how crucial it is to renew empirical and theoretical approaches on the role of the “sex” variable in the social construction of the youth. It is the aim of the Meeting to address such questions.

Unlike the common sense which oppose male and female by nature, social sciences conceive gender both as a process based on power relations between the sexes, and as a moving identity defining sexes relatively to each other. But the sex does not only explain social behaviours nor it is a mere criterion for self identification ; it also works as a scheme of classification and perception for actors to understand their environment and their interactions.

The prism of youth - both as a social category and as a stage of life - opens new avenues for analysing the construction of gender identities and social relations between the sexes. First because gendered categories of thought and classification are internalized during the early stages of socialization : at school, within their family or among their groups of peers, boys and girls are taught ways of being, acting and thinking differently. Second because initiatory rites marking the end of childhood, such as first sexual experiences, reveal the variety of norms which regulate sexual behaviour of youth. Moreover, gender differentiations in school trajectories question the social representation of a gendered distribution of academic skills as well as gender stereotypes’ weight on school-based strategies. Unemployment, which is particularly high among the youth, is also affected by gender inequalities. Then it is crucial to study in depth the causes and the consequences of gender discriminations, such as female censorship. Despite direct social inequalities, gender differentiation also affects youth’s cultural consumption and their taste but also their sociabilities or their militant commitments. In the end, the very fact that public policies for youth show concern for the « gender gap » (see for example public discourses promoting an equal access to public space and to social and cultural services) reveal the need for social sciences to tackle the question of gender in more diverse areas.

Sociology - with it’s early commitment to denaturalize the male/female opposition and to think in terms of unsteady relations of domination between the sexes - remains the first field where gender relations are studied. Nonetheless, we believe that the question of youth and gender shall be understood at the light of all social sciences approaches. Papers in economy, social psychology, history, geography and philosophy from all over the world will be equally considered.

Recent works on gender have put forward new questionings such as the intersectionnality of identification, the growth of masculinist claim, the transformation of sex, race and class labelling, vicissitudes of gender mainstreaming and sexual violences. All can be very fruitful to highlight youth’s specific experiences. Three main dimensions of youth’s gender relations can be emphasized : early socialization, gender inequalities, and public policies :

  • … early socialization : focus will be on how education (at school, with peers or in the family) contributes to assign gendered social roles. Specific attention should be paid to practical details in order to reveal historical continuities or changes.
  • … gender inequalities : contributions should care about measuring objective inequalities but also subjective perceptions of injustices and discriminations. The question of Internationality between class, race and gender inequalities should be especially addressed.
  • … public policies : if the question of laws and rights remain central to the study of the relations between the sexes, this specific thread mainly focuses on the positive or negative impact of gender concerned public policies on gender inequalities.

The « Rencontres » are divided in plenary session with invited speakers, and various workshops in smaller groups. If gender issues constitute the main concern, a greater variety of topics, recurrent since the creation of the « Rencontres », will be addressed in specific workshops :

  • Social and occupational integration of the youth
  • Academic trajectories
  • Empowerment and dependency
  • Mobilizations and commitments
  • Inequalities among the youth
  • Longitudinal approaches (life stories and trajectories)

As we said above, different disciplines are invited to contribute. But the aim is also to open the debate to foreign contributions : we want to promote both international and transdisciplinary analyses of gender representations and relations.

This 8th Youth & Societies Meeting is introduced by the laboratory Triangle (CNRS-ENS Lyon) and the Max Weber Center (CNRS-Lyon 2 University). It is co-organized with the National Institute of Youth and Popular Education (INJEP).

Proposals should be submitted at the following address : rjs8.2016@gmail.com between March 15 and May 15. They should offer a summary of the presentation being proposed, including a short rational for the focus, indicting any conceptual framing and empirical material to be covered or activities to be undertaken, specifying the main references of a targetting literature. Proposals for single papers or roundtables should be no more than two sides of A4 (approx. 600 words – 5000 signs). Please include : title ; author’s first and last name(s) ; e-mail adress ; academic field ; institutional affiliation/country ; 5 key-words. The scientific board will review the propositions in June. Authors will be notified of the acceptance of their participation no later than June 25. Communications then must be sent no later than September 15. They could be in French or in English.

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