/ PoliFormES (Politiques de la formation, de l’éducation et du savoir)

Un socle de problématisations communes

Les réflexions menées au sein de l’axe transversal reposent sur trois grandes perspectives de problématisation partagées. En premier lieu, l’axe vise à confronter des travaux sur des objets souvent cloisonnés, afin de susciter des effets de curiosité et de dénaturalisation des évidences. Nos recherches couvrent en effet le primaire, le secondaire, le supérieur, le secteur de la formation professionnelle, mais aussi des formes d’éducation aux marges des institutions « classiques », formelles ou informelles. Il s’agit de s’intéresser à des « zones grises » et des « cas limites » (que signifie par exemple éduquer à la prévention des risques en prison ? Que sont les « volets éducatifs des politiques de la ville », ou, de nos jours, les « éducations populaires » ? Comment la production de savoirs contribue aussi à produire de l’ignorance ?). Deuxièmement, l’éducation est envisagée comme un continuum qui s’étend de la question de la production des savoirs à leur « diffusion » dans la société, en s’intéressant à leurs modalités de construction, de recontextualisation pédagogique, de circulation, de traduction et d’appropriation sociales. Cela nous amène à varier et croiser les échelles d’analyse, depuis l’examen des configurations institutionnelles ou territoriales dans lesquelles s’élaborent des politiques publiques, jusqu’à l’étude fine de situations de transmission / médiation / production de savoirs. Enfin, l’axe se caractérise par la volonté commune d’interroger ces objets dans leurs dimensions politiques. Il s’agit d’intégrer non seulement des questionnements sur l’action publique et ses reconfigurations, mais aussi les enjeux relatifs aux usages et aux implications politiques de ces opérations de production/transmission et/ou de « raréfaction » de savoirs, dans la mesure où elles portent des injonctions normatives et des formes de subjectivation des acteurs sociaux.