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Colloque " Constantin Pecqueur (1801-1887) : Nationalisation et socialisation "

5 septembre 2013 - 6 septembre 2013, au petit théâtre du Musée Gadagne, 1 place du petit collège, 69005 Lyon

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« Pecqueur est, pour l’essentiel, saint-simonien, mais d’une façon beaucoup plus radicale » (Karl Marx, Le Capital).

« Le premier théoricien du collectivisme est sans contredit Constantin Pecqueur (…). Pecqueur proposait de socialiser (le néologisme est de lui) les institutions de crédit, les chemins de fer, les mines, et de se servir des ressources que procureraient ces mesures pour compléter graduellement la socialisation de toutes les forces productives » (Benoit Malon, Le socialisme intégral, 1890-1891)

« Je lis Pecqueur. As-tu lu Pecqueur ? Tout ce que Marx a écrit sur la concentration capitaliste est copié chez Pecqueur. Le succès est un mystère » (Lettre d’Elie Halévy à Célestin Bouglé, 1902)

« Tocqueville, relayé d’enthousiasme par Pecqueur (qui influença Marx) avait solennellement proclamé : « le développement graduel et progressif de l’égalité est à la fois le passé et l’avenir de l’histoire des hommes » », (Albert Camus, L’Homme révolté 1951).

Proche des saint-simoniens puis des fouriéristes au début des années 1830, influencé par le premier socialisme chrétien, Pecqueur fut surtout un républicain attentif au traitement simultané et complémentaire de la question politique et de la question sociale. Son républicanisme l’orienta donc vers la double formule de la « nationalisation » et de la « socialisation ».
Au tournant des années 1840 il fut de ceux qui imaginèrent et esquissèrent les contours d’un système communiste ou collectiviste ; et, chez Pecqueur, ces contours dessinaient les reliefs originaux d’une idéale « République de Dieu ». Proche du gouvernement provisoire au printemps 1848, il fut aux côtés de Louis Blanc et de François Vidal l’un des animateurs de la Commission du Luxembourg, fonda peu-après son propre journal Le Salut du peuple, fut à l’Assemblée Nationale le conseiller des députés « rouges » lyonnais, Louis Greppo, Joseph Benoit, Esprit Doutre, avant de subir un long « exil intérieur » après le coup d’Etat du 2 décembre 1851.

Contacts

Clément Coste
Ludovic Frobert
Marie Lauricella

Programme prévisionnel

Jeudi 5 septembre (petit théâtre, musée Gadagne)

10h-12h30 :

  • Jonathan Beecher (Université de Santa Cruz, Californie), « Pecqueur, Fourier, fouriérisme ».
  • Philippe Régnier (CNRS), "Inventaire et évaluation du saint-simonisme de Pecqueur à travers ses textes, sa correspondance et ses papiers."
  • Michel Bellet (Université de Saint-Étienne), « La réception de l’œuvre de Pecqueur par le milieu de la Revue socialiste ».

14h30-17h :

  • Alain Clément (Université de Tours), « Pecqueur et la question sociale ».
  • Andrea Lanza (Centre Fernand Braudel) : « « Sur caution morale ». Crédit et travail chez Pecqueur ».
  • Clément Coste (Université Lyon 3), « Pecqueur et la question fiscale ».

Vendredi 6 septembre

10h-12h30 :

  • Michèle Riot-Sarcey (Université de Paris 8), « L’actualité du messianisme de Constantin Pecqueur »
  • Gilbert Faccarello (Université de Paris 2), « Pecqueur, économie et théologie »
  • Edward Castleton (Université de Franche-Comté) : « Pecqueur, la paix et le droit international ».

14h30-17h :

  • Anne-Sophie Chambost (université de Paris Descartes) : « La contribution de Constantin Pecqueur aux projets de démocratie directe ».
  • Vincent Bourdeau (Université de Franche-Comté) : « La République économique de Constantin Pecqueur : De la Commission du Luxembourg aux manuscrits inédits conservés à l’Assemblée Nationale ».
  • Ludovic Frobert (CNRS) : « Pecqueur après Pecqueur. L’œuvre postérieure à 1851 ».

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