/ Chercheur.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s

Thin, Daniel

 Professeur de sociologie à l’Université Lumière Lyon-2
Publications dans HAL

Recherches en cours

Recherche sur les processus de socialisation au sein d’un campement d’occupation de terres partiellement lié au Mouvement des Sans Terre, dans l’état du Ceará, Brésil. Une première phase exploratoire a eu lieu au cours d’un séjour de 4 mois comme chercheur invité d’avril à juillet 2016. Invitation par le parcours de sociologie de l’UECE (Universidade Estadual do Ceará) et financement par une bourse de la FUNCAP (Fundação Cearense de Apoio ao Desenvolvimento Científico e Tecnológico).

Domaines de recherches

Socialisation et modes de socialisation, forme scolaire et mode scolaire de socialisation, logiques socialisatrices dans les familles populaires, socialisation dans les quartiers populaires, désordre et ruptures scolaires dans les établissements scolaires des quartiers populaires, parcours scolaires et sociaux de jeunes de quartiers populaires, formes de mobilisation dans les quartiers populaires et relations avec les institutions, catégories et dispositifs de l’action sociale en direction des familles populaires.

Parcours

  • Depuis septembre 2012 : professeur de sociologie à l’Université Lyon 2
  • 1995 - 2012 : maître de conférences en sociologie, université Lyon 2
  • 1993 - 1995 : ATER, université Lyon 2
  • 1988 - 1993 : chargé de cours en sociologie, université Lyon 2 et université Lyon 1 (MASS)
  • janvier 2011 - août 2012 : membre et co-responsable de l’équipe Modes, Espaces et Processus de Socialisation du centre Max Weber de
  • 1992 - 2010 : membre du Groupe de Recherche sur la Socialisation

Publications récentes

2016

  • Millet Mathias et Thin Daniel, « 小学校離れを生みだすもの [Shōgakkōbanare o umidasu mono = La fabrique des ruptures scolaires] », in Daisuke Sonoyama (dir.), 教育の大衆化は何をもたらしたか. フランス社会の階層と格差 [Kyōiku no taishūka wa nani o motarashitaka : furansu shakai no kaisō to kakusa = Les effets de la démocratisation scolaire en France. Hiérarchies et inégalités dans la société française], Tōkyō, Keisōshobō, 2016, p. 80-98.
  • Thin Daniel, « La question centrale est celle des conditions scolaires de la conversion aux logiques de l’école : entretien sur le thème "Le temps des apprentissages. Quelle continuité éducative ?" », Diversité : ville-école-intégration, 2016, nᵒ 183, Les temps des apprentissages. Quelles continuités éducatives ?, p. 35-39.

2015

  • Kherroubi Martine, Millet Mathias et Thin Daniel, Désordre scolaire : l'école, les familles et les dispositifs relais, Paris, Petra, 2015, 334 p.

2014

  • Millet Mathias et Thin Daniel, « De la rupture à la remédiation scolaire, et après ? L'exemple des collégiens passés par un dispositif relais », in Thierry Berthet et Joël Zaffran (dir.), Le Décrochage scolaire : enjeux, acteurs et politiques de lutte contre la déscolarisation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, Le sens social, 2014, p. 127-153.

2013


  • Henri-Panabière Gaële, Renard Fanny et Thin Daniel, « Des détours pour un retour ? Pratiques pédagogiques et socialisatrices en atelier relais », Revue française de pédagogie, 2013, nᵒ 183, p. 71-82.

2012


  • Thin Daniel, « La rentrée des classes : du désordre dans l’école à la reproduction sociale [Recensé : Paul Willis, L’École des ouvriers. Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers. Traduction de l’anglais par Bernard Hœpffner, Agone, 2011, 456 p.] », La vie des idées, 01 mai 2012.


  • Thin Daniel et Mathias Millet, « L'ambivalence des parents de classes populaires à l'égard des institutions de remédiation scolaire : l'exemple des dispositifs relais », Sociétés contemporaines, 2012, nᵒ 86, p. 59-83.
  • (avec Mathias Millet), « La “déscolarisation” comme processus combinatoire », Ville-Ecole-Intégration Diversité, Hors-série n°14 septembre 2012, 138-150.

    Publications plus anciennes

    Ouvrages

  • Politiques scolaires urbaines, avec Guy Vincent et Agnès Henriot-Van Zanten, Edition du Programme Pluriannuel en Sciences Humaines Rhône-Alpes, Lyon, 1996, 211 p.
  • Quartiers populaires : l’école et les familles, Presses Universitaires de Lyon, avril 1998.
  • (avec Martine Kherroubi, Mathias Millet), Classes-relais et familles. Accompagnement ou normalisation ?, Paris, Études et recherches n°8, CNFE-PJJ Vaucresson, 2005.
  • (avec Mathias Millet), Ruptures scolaires. L’école à l’épreuve de la question sociale, Paris, Presses Universitaires de France, 2005 (réédition 2012).

Chapitres d’ouvrages collectifs

  • « Enseignants et travailleurs sociaux dans la “lutte contre l’échec scolaire”. Concurrences et convergences », in Yves Grafmeyer (ed.), Milieux et liens sociaux, Edition du Programme Pluriannuel en Sciences Humaines Rhône-Alpes, Lyon, 1993, p. 195-205.
  • « Sur l’histoire et la théorie de la forme scolaire » (avec Guy Vincent et Bernard Lahire), in Guy Vincent, L’éducation prisonnière de la forme scolaire ? Scolarisation et socialisation dans les sociétés industrielles, Presses Universitaires de Lyon, 1994, p. 11-48.
  • « Travail social et travail pédagogique : une mise en cause paradoxale de l’école », in Guy Vincent, L’éducation prisonnière de la forme scolaire ? Scolarisation et socialisation dans les sociétés industrielles, Presses Universitaires de Lyon, 1994, p. 51-71.
  • « Les rapports des “professionnels de l’éducatif” aux familles “populaires” », in Suzie Guth (dir.), L’insertion sociale, Paris, L’Harmattan, 1995, p 67-76.
  • « Les contradictions entre logiques populaires et logiques scolaires au cœur des spécificités du métier d’enseignant dans les quartiers populaires », Les professions de l’éducation et de la formation, Raymond Bourdoncle et Lise Demailly (coord.), Presses du Septentrion, 1998. p. 63-73.
  • « Les relations entre familles et enseignants en milieux populaires : rencontres improbables et contraintes réciproques », in Sébastien Ramé, Insertions et évolutions professionnelles dans le milieu enseignant, Paris, L’Harmattan, 2001, p. 209-231.
  • (avec Mathias Millet), «  La “déscolarisation” comme parcours de disqualification symbolique », dans Dominique Glasman, Françoise Oeuvrard (dir.), La déscolarisation, Paris, La Dispute, 2004 (réédition 2011), p. 265-278.
  • « Famílias de camadas populares e a escola : confrontação desigual e modos de socialização », in Maria Lúcia Rodrigues Müller e Lea Pinheiro Paixão (org.), Educação, Diferenças e Desigualdades, Cuiabá, Editora da Universidade Federal de Mato Grosso, 2006, p. 17-55.
  • (avec Mathias Millet), « L’école au cœur de la question sociale. Entre altération des solidarités sociales et affectations institutionnelles », in Serge Paugam (dir.), Repenser la solidarité. L’apport des sciences sociales, Puf, Le Lien social, 2007, p. 687-703.
  • (avec Mathias Millet), « École, jeunes de milieux populaires, et groupes de pairs », dans Laurent Mucchielli (dir.), Les bandes de jeunes, des Blousons noirs à nos jours, La Découverte, 2007, p. 145-164.
  • « FAMILLES (socialisation et pratiques éducatives des) », in Agnès Van Zanten (dir.), Dictionnaire de l’éducation, Paris, PUF, col. Quadrige, 2008, p. 329-331.
  • (avec Mathias Millet), « La “déscolarisation” comme parcours de disqualification symbolique », dans Dominique Glasman, Françoise Oeuvrard (dir.), La déscolarisation, Paris, La Dispute, Edition 2011, p. 281-294.

Articles dans des revues à comité de lecture

  • (avec Guy Vincent et Bernard Lahire) « Sobre a história e a teoria da forma escolar », Educacão em revista, 33, Junho 2001, p. 7-47.
  • « L’autorité pédagogique en question. Le cas des collèges de quartiers populaires », Revue française de pédagogie, n°139, avril-mai-juin 2002, p. 21-30.
  • (avec Mathias Millet), « Remarques provisoires sur les “ruptures scolaires” des collégiens de familles populaires », Les sciences de l’éducation - Pour l’ère nouvelle, revue internationale, vol. 36, n° 1, 2003, CERSE, Université de Caen, p. 109-128.
  • (avec Mathias Millet), « La “déscolarisation” comme processus combinatoire », Ville-École-Intégration, n°132, mars 2003, p. 46-58.
  • (avec Mathias Millet), « Une déscolarisation encadrée. Le traitement institutionnel du “désordre scolaire” dans les dispositifs-relais », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 149, septembre 2003, p. 32-41.
  • (avec Mathias Millet), « Le temps des familles populaires à l’épreuve de la précarité », Lien social et politiques – RIAC, n° 54, 2005, p. 153-162.
  • « Les familles populaires sous l’emprise des logiques éducatives dominantes à travers la scolarisation », Carnets de bord en sciences humaines, n°10, janvier 2006, p. 67-78.
  • « Para uma análise das relações entre famílias populares e escola : confrontação entre lógicas socializadoras », Revista Brasileira de Educação, v.11, n.32, Rio de Janeiro, maio/ago, 2006, 211—225.
  • (avec Mathias Millet), « Le classement par corps. Les écarts au corps scolaire comme indice de “déviance” scolaire », Sociétés et jeunesses en difficulté, 3, avril 2007, http://sejed.revues.org/
  • (avec Sylvia Faure), « Femmes des quartiers populaires, associations et politiques publiques », Politix, n° 78, juin 2007, p. 87-106.
  • (avec Mathias Millet), « Scolarités singulières et déterminants sociologiques », Revue française de pédagogie, n° 161, 2007, p. 41-51.
  • « Des dispositifs entre remédiation et externalisation des problèmes scolaires », Éducation permanente, n° 179, juin 2009, p. 79-90.
  • « Un travail parental sous tension : les pratiques des familles populaires à l’épreuve des logiques scolaires », Informations sociales, 2009/4 - n° 154, pages 70-76.
  • « Familias populares e institução escolar : entre autonomia e heteronomia », Educação e Pesquisa vol. 36, n° espcial, 2010, p. 65-76.
  • (avec Mathias Millet), « L’ambivalence des parents de classes populaires à l’égard des institutions de remédiation scolaire. » L’exemple des dispositifs relais, Sociétés contemporaines, 2012/2 n° 86, p. 59-83.

Autres articles

  • « Les relations entre enseignants, travailleurs sociaux et familles dans les quartiers populaires », La revue EN FAS, n°6, décembre 1995, p. 30 à 36.
  • « Les familles populaires dites “défavorisées” et l’école : une relation “logique” », Dossier ressources de la Mission Régionale d’Information sur l’Exclusion Rhône-Alpes, 1996.
  • « Quels regards sur les familles populaires ? », Dialogue, n°96-97, 2000.
  • « Comprendre les parcours de “ruptures scolaires” et de “déscolarisation” des collégiens de milieux populaires », Regroupements des acteurs des classes-relais, « Les actes de la DESCO », Ministère de l’Éducation nationale, CRDP de l’Académie de Versailles, 2002.
  • « Comprendre le “désordre” scolaire dans les collèges de quartiers populaires », XYZEP, n°15, septembre 2002, Centre Alain Savary, INRP.
  • (avec Mathias Millet), « “Ruptures scolaires” et “déscolarisation” des collégiens de milieux populaires », Cahiers de recherche du GRS, « Les problèmes de catégorisation dans l’enquête empirique », n°20, 2e trimestre 2005.
  • « Accompagnement à la scolarité, cours particuliers face aux attentes familiales », Les idées en mouvement, n° 132, octobre 2005.
  • Introduction aux Cahiers de recherche, n° 20 du GRS, « Problèmes de catégorisation dans l’enquête empirique », 2005.
  • « Agir contre les ruptures scolaires ou pénaliser les familles ? », Les cahiers pédagogiques, n°144, 2006.
  • (avec Mathias Millet), « École : les raisons des ruptures », Sciences humaines, Les grands dossiers, n°4, 2006, p. 52-55.
  • « Comprendre le “désordre” scolaire dans les collèges de quartiers populaires », in Centre Alain Savary, Apprendre et enseigner en « milieux difficiles », INRP, 2006.
  • « École et familles, l’exemple des dispositifs relais », XYZep, n°26, mars 2007, Centre Alain Savary, INRP.
  • « Les familles populaires face aux devoirs », Cahiers pédagogiques, n°468, 2008, p. 23-24.
  • (avec Mathias Millet), « Le paradis perdu du primaire ? », Cahiers pédagogiques, n°475, septembre-octobre 2009, dossier « l’entrée en 6è », p. 14-15.
  • « “Le but et le chemin” : point de vue sur des rencontres inhabituelles entre des professionnels et des parents », Les dossiers de la MRIE, « Réflexion croisée parents professionnels », Mission régionale Rhône-Alpes d’information sur l’Exclusion et Académie de Lyon, 2007, p. 25-29.
  • « Le cas de collèges des quartiers populaires », Problèmes politiques et sociaux, « Crise de l’autorité et socialisation des jeunes », n° 983, avril 2011.
  • « Comprendre les parcours de ruptures scolaires dans les milieux populaires », Les échos… des ateliers permanents du CR-DSU, n°8, décembre 2011, Centre de ressources et d’échanges pour le développement social urbain Rhône-Alpes, p. 8-9.

Thèse et HDR

  • Les relations entre enseignants, travailleurs sociaux et familles populaires urbaines : une confrontation inégale, doctorat de sociologie et sciences sociales, 1994, Université Lyon 2 sous la direction de G. Vincent.
  • Milieux populaires et logiques socialisatrices dominantes : une analyse de la confrontation, mémoire d’Habilitation à Diriger des Recherches, 2010, Université Lyon.

Direction de thèse(s) en cours

  • Alfandari, François : Rapport au politique dans un syndicat CGT d’un hôpital psychiatrique (1968-2010)
  • Dousson, Léa : « Les enfants « surdoués » : étude des conditions sociales de possibilité de la « précocité intellectuelle ».
  • Guillermin, Bastien : « Le couple face à la maladie professionnelle : enquête auprès de "victimes" de l’amiante »
  • Angrand, Brice : La socialisation politique des enfants. Étude des conseils municipaux d’enfants
  • Madrolle, Pierre : Étude localisée de mouvements d’Éducation populaire : Questionner l’articulation des principes généraux avec les pratiques quotidiennes ordinaires.
  • Vial, Jérôme : Un espace social de la production de l’ordre et ses agents : conditions de la pratique et dynamiques institutionnelles de la sécurité des transports en commun. Le cas de l’agglomération lyonnaise

Pôle(s)

Membre du/des pôle(s) : Politisation et Participation