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Sylla, Gassim |
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Doctorant en anthropologie à l’ENS de Lyon en cotutelle avec l’université de Sonfonia à Conakry (Guinée)
Sujet : Covid-19 et diabète en Guinée : de l’analyse anthropologique de la gestion sanitaire à celle de l’hégémonie de la santé mondiale
Sous la direction de : Frédéric Le Marcis (ENS de Lyon, Triangle UMR 5206 & IRD, TransVIHMI UMI 233)
Sous la codirection de : Moustapha Keita-Diop (UGLC de Sonfonia Conakry, Cerfig)
Ma thèse consiste en une analyse par le bas de la mise à l’agenda des politiques de santé globale à partir d’une analyse comparée du Covid-19 et du diabète en Guinée. Je collabore avec les virologistes et les épidémiologistes du CERFIG. Je développe une analyse critique de l’agenda de la santé mondiale à partir de l’analyse comparée des expériences, de la prise en charge, et des politiques de lutte, concernant la Covid-19 et le diabète en Guinée.
La Guinée a enregistré son premier cas de Covid-19, le 12 mars 2020. La maladie a connu une hypermédiatisation et fait l’objet d’un investissement scientifique (diagnostic, vaccin) et politique dont l’ampleur et la rapidité est sans précédent (Hirsch, 2020). L’on a assisté à une mobilisation massive des ressources matérielles, financières et humaines, accompagnée d’un déploiement important des mesures de réponse préventives qui ont cependant fait l’objet d’une faible appropriation au niveau local (faible taux de vaccination, difficile mise en œuvre des « mesures barrières » et refus de la quarantaine imposée aux cas asymptomatiques). La Covid-19 est, par contre, à peine visible dans sa dimension biologique au sein de la population. Cette expérience est à l’opposé de celle du diabète. Le diabète ou « maladie du sucre » est bien connu par la population guinéenne. C’est une condition biologique répandue au sein de la population générale (6,6% de la pop ; Baldé et al., 2007). Pourtant elle est faiblement médiatisée et fait l’objet d’un faible engagement politique et d’une absence d’accompagnement économique. Ce contraste illustre l’inégalité entre maladies non transmissibles et pathologies transmissibles.
Partant de ce paradoxe, je compare ces deux pathologies autour de trois axes principaux.
Thèse débutée en septembre 2021.
Je suis actuellement chercheur assistant au Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (Cerfig)-Université Gamal Abdel Nasser (http://cerfig.org)
2021 : Doctorant en anthropologie sociale à l’École Normale Supérieure de Lyon, Laboratoire Triangl
2015-2017 : Master acteurs sociaux et développement local (anthropologie) à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry (UGLC-SC).
2013-2014 : 4ème année de Licence en sociologie à l’Université Kofi Annan de Guinée.
2010-2013 : Licence en sociologie à l’Université Kofi Annan de Guinée.
2009-2010 : Bac unique, option sciences sociales au lycée Stéphane Plus.
Chapitre
Article de revue scientifique
Article dans la presse
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