/ Soutenances (thèses et HDR)

Lucas Winiarski soutient sa thèse de sociologie politique intitulée « À contresens dans la CGT ? Le déploiement entravé des comités CGT de privés d’emploi et précaires à l’échelle locale et confédérale »

23 janvier : 14h00 - 18h00, à l’Université Lumière Lyon 2, Palais Hirsch, 18 quai Claude Bernard (rdc), salle des colloques

Présentation

Lucas Winiarski est doctorant en sociologie politique à l’Université Lumière Lyon 2, sous la direction de Sophie Béroud.

Composition du jury :

  • Sophie Béroud, politiste, Professeure des Universités, Université Lumière – Lyon 2, directrice de thèse
  • Paul Bouffartigue, sociologue, Directeur de recherche CNRS, rapporteur
  • Valérie Cohen, sociologue, Maître de Conférences, Université de Tours
  • Işil Erdinç, politiste, Professeure associée, titulaire de la Chaire en politique sociale, Université Libre de Bruxelles, rapportrice
  • Jean Faniel, politiste, Directeur du CRISP
  • Guillaume Gourgues, politiste, Maître de Conférences, Université Lumière – Lyon 2

Résumé :

Cette thèse porte sur l’adaptation et les stratégies d’action d’une confédération syndicale française, la Confédération générale du travail (CGT) afin de rassembler et d’organiser les chômeurs et les salariés en situation de précarité. Depuis la création de la CGT, et lors de différences séquences historiques, la question de l’organisation des chômeurs s’est posée. La précarisation salariale (la transformation d’une économie basée sur le salariat) interroge les organisations syndicales sur leur fonctionnement. L’évolution du monde du travail vers un ordonnancement plus mobile et flexible pose de nombreuses questions aux structures syndicales (souvent centrées sur les travailleurs à statut et les syndicats d’entreprise dans des établissements de grande taille) quant à leur organisation et les ajustements qu’elles apportent pour répondre à ces changements. L’ambition de cette thèse est de mesurer les enjeux de structuration mais aussi d’élargissement des perspectives syndicales à travers l’organisation des chômeurs et des travailleurs précaires au niveau local et national dans la CGT. Le caractère transversal de la structure étudiée, le Comité National des Travailleurs Privés d’Emploi et Précaires (CNTPEP-CGT) reflète la dimension plurielle de la CGT. L’examen de la place des comités et des chômeurs dans les différentes instances permet de questionner les dynamiques d’intégration des privés d’emploi et précaires dans la CGT, la façon dont les comités locaux de chômeurs et leur comité national se sont structurés dans le temps, comment ils perdurent et quelle place ils trouvent dans la CGT. Leur existence et leurs interactions questionnent la construction du mouvement des précaires, leur insertion dans des organisations principalement animées par des salariés non précaires et la capacité d’adaptation des syndicats, en l’occurrence ici la CGT.

Mots-clés :

syndicalisme, CGT, travail, chômage, chômeurs, précaires, précariat, socialisations, engagements, mobilisations, mouvements sociaux, organisations.