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Triangle en lutte contre le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) et le projet de réforme des retraites : Motion de l’AG extraordinaire du laboratoire Triangle, réunie à l’ENS de Lyon, le 14 janvier 2020

jeudi, 16 janvier 2020 [ / UMR 5206]

Pour information la motion votée en AG extraordinaire du laboratoire Triangle :

TRIANGLE EN LUTTE !

Motion de l’Assemblée générale du laboratoire Triangle, réunie à l’ENS de Lyon, Lyon, le 14 janvier 2020.

Nous, membres du laboratoire Triangle, réunis en Assemblée générale extraordinaire le 14 janvier 2020 à l’ENS de Lyon, affirmons notre opposition au programme concerté de destruction de nos conditions d’emploi, de travail et de vie par les contre-réformes voulues par le gouvernement Philippe, en particulier le projet de réforme des retraites et la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR).

La précarité structurelle et la dégradation des conditions de travail affectent d’ores et déjà l’ensemble du monde universitaire. Titulaires en surcharge de travail permanente, précaires assurant une part croissante de l’enseignement et du travail administratif, jeunes chercheur.se.s alternant entre contrats ponctuels et périodes de chômage pour produire des recherches, étudiant.e.s en voie de paupérisation. Le recours aux vacations se fait parfois hors de tout cadre légal. Les éléments de démocratie universitaire comme le Conseil National des Universités et le Comité national du CNRS sont progressivement dépouillés de leurs prérogatives.

Loin de proposer un plan massif de recrutement et la pérennisation des crédits de recherche, les premières annonces d’Emmanuel Macron à l’occasion des 80 ans du CNRS et les propositions contenues dans les rapports préparatoires à la LPPR de 2020 annoncent au contraire plus de mandarinat, plus de précarité, plus d’inégalités entre les établissements et les personnels ainsi que des conditions moins favorables à la réalisation de nos recherches.

Les rapports préparatoires à la LPPR prévoient ainsi pour les enseignant-e-s et chercheu.se.s :

Ce projet de réforme s’inscrit dans la lignée directe des transformations néolibérales de l’ESR amorcées par la Loi de responsabilité des Universités (LRU) de 2007, poursuivie par la loi Fioraso de l’enseignement supérieur et de la recherche de 2013, la loi ORE (2018) et, plus récemment, par la Loi de transformation de la fonction publique (2019). Il ne s’agit rien de moins que du plus grand plan social déguisé de l’histoire de l’ESR !

Au-delà de la LPPR, la logique néolibérale qui préside à ces politiques est non seulement la même que celle de la contre-réforme des retraites ou encore celle de l’assurance chômage, mais leurs effets délétères se conjuguent.

À titre d’exemples :

Dans un secteur où l’entrée en poste se fait entre 30 et 35 ans au minimum, avec des carrières en pointillés avant cette tranche d’âge, la réforme des retraites va directement nous impacter en nous faisant perdre a minima plusieurs centaines d’euros par mois environ à l’âge de la retraite.

Dans un secteur où de nombreux précaires pâtissent de carrières hachées, la réforme de l’assurance-chômage va rendre encore plus difficiles les conditions de vie de nombreux.ses travailleurs et travailleuses de l’ESR.

Ces transformations de l’ESR, conjuguées à la sélection des étudiant.e.s que permet Parcoursup, à la réforme des lycées et du baccalauréat, au nouveau dispositif indemnitaire de référence RIFSEEP qui a déclassé une grande part des personnels d’accompagnement de la recherche, aux réformes de la formation des enseignant.e.s et à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s, vont avoir des conséquences dramatiques pour les enseignant.e.s et chercheur.se.s mais aussi pour les étudiant.e.s. Elles remettraient gravement en cause l’accès de tou.te.s à des études gratuites de qualité. Aussi, nous affirmons notre soutien plein et entier aux mouvements étudiants qui s’organisent contre les conditions de vie précaires qu’elles et ils subissent et appelons à ne pas sanctionner celles et ceux qui se mobilisent. L’immolation d’un de nos étudiants de Lyon 2 a rendu visible dans les médias au prix d’une vie que la précarité et la pauvreté tuent.

Revendications

L’Assemblée générale de Triangle a adopté les revendications suivantes :

Actions

L’Assemblée Générale appelle dès à présent les collègues à :