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Vanina Mozziconacci soutient sa thèse en philosophie : « Le sujet du féminisme peut-il faire l’objet d’une éducation ? Essai sur les théorisations féministes de la relation et de l’institution »

22 septembre 2017, à 14h, à l’ENS de Lyon, site Descartes (15 parvis René Descartes, 69007 Lyon) en salle F008/D2.034

Présentation

Titre : « Le sujet du féminisme peut-il faire l’objet d’une éducation ? Essai sur les théorisations féministes de la relation et de l’institution »

Composition du jury

  • BESSONE, Magali, Professeure des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Rapporteure
  • DÉTREZ, Christine, Professeure des universités, ENS de Lyon, Examinatrice
  • GAUTIER, Claude, Professeur des universités, ENS de Lyon, Directeur de thèse
  • HOQUET, Thierry, Professeur des universités, Université Paris Nanterre, Examinateur
  • LAUGIER, Sandra, Professeure des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Examinatrice
  • MOSCONI, Nicole, Professeure des universités, Université Paris Nanterre, Rapporteure

Résumé de la thèse

Les principaux paradigmes qui se déploient dans l’histoire de la pensée féministe française portent une conceptualisation de l’éducation qui se fait aux dépens de l’un ou l’autre des deux termes que sont l’individuel et le social. Qu’il s’agisse du féminisme libéral « première vague » avec sa grille de lecture individualiste ou du féminisme matérialiste « deuxième vague » avec son constructivisme social radical, chaque modèle semble, à sa façon, succomber à une forme de substantialisme – de l’individuel ou du social, occultant la relation qui existe entre eux – ce qui fait obstacle à une pensée proprement politique de l’éducation. Les pédagogies féministes anglo-saxonnes contemporaines échappent à ces écueils symétriques car elles redéfinissent la forme même de l’éducation d’un point de vue relationnel. À partir d’une définition de la conscience comme relation, elles visent une dialectique entre conscience individuelle et conscience collective. Leur sujet n’est ni l’individu femme avec ses droits, ni le groupe social des femmes hérité de la domination, mais bien un certain rapport à la situation des femmes, rapport qui définit le sujet politique féministe. Or, ce que révèlent les tendances subjectivistes des pédagogies féministes, c’est que la constitution de ce rapport invite à une transformation de la forme éducative qui ne se limite pas à celle de la relation pédagogique, sous peine de se dévoyer dans des pratiques dépolitisantes. La transformation doit en effet viser l’éducation dans ses institutions elles-mêmes. En tant qu’elles participent du découpage de l’espace social qui distingue et hiérarchise travail productif et travail reproductif, ces dernières seraient à reconstruire. C’est ce que permet de penser un projet politique de care à l’échelle des institutions.

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